Josef SUDEK …

SUDEK Josef photographe
Josef SUDEK ( 1896-1976)

  » J’accorde beaucoup d’importance à l’instinct. L’homme ne devrait jamais sous-estimer cette importance et ne devrait jamais vouloir tout savoir en même temps. Si jamais il y parvenait, il perdrait son instinct et il saurait toutJe n’aime pas beaucoup de qui est géométrique et anguleux, trop défini, je préfère la vie des objets et la vie des jours est bien différente de cette géométrie, elle n’a pas de certitude simplificatriceJe crois que la photographie aime les objets ordinaire et moi j’aime la vie de ces objets. Je suppose que vous connaissez le conte d’Andersen où les jouets des enfants qui s’endorment, s’animent tout à coup. Je voudrais raconter la vie des objets, représenter du mystérieux, faire voir la septième face du dé. »  (Josef Sudek )

Je ne sais si certains d’entre vous connaissent ce photographe ou si vous avez eu l’occasion de voir la magnifique exposition qui lui fut consacrée en 2016 au Jeu de Paume, ce centre d’art situé dans le jardin des Tuileries à Paris.

Sudek fut  un photographe à part. Photographe du silence , magicien de l’ordinaire, ou homme de la lumière disponible comme on a pu le qualifier souvent , photographe manchot depuis qu’une blessure à la guerre lui a coûté son bras, il fut un homme du peuple, très discret, passionné de musique classique,  humble, vivant dans une pauvreté extrême, reclus dans son appartement, refusant les honneurs et préférant nettement capter des instants de lumière souvent depuis la fenêtre de son atelier, ou lors de ses promenades solitaires.

Il aimait  les endroits souvent oubliés, les paysages de sa ville natale, les atmosphères voilées de brume , la pluie, les ciels gris, un clair-obscur qui laissait  transparaître ses ressentis, ses joies intérieures, ses douleurs  . Un peu comme le faisait Monet dans la peinture, il choisissait  un sujet, puis se levait  chaque matin très tôt, quelle que soit la météo,  pour étudier les effets de la lumière sur ce sujet et le faire , ensuite, à différentes heures de la journée afin de le voir évoluer.

On peut trouver ces clichés banals et simples, mais ils sont bien plus que cela : magiques, émotionnels , tourmentés , méditatifs, et tellement poétiques. Son talent a été reconnu sur le tard, mais lorsque ce fut le cas, et que l’on a véritablement compris le sens de son travail, il a été encensé dans le domaine de la photographie. De nos jours, il est considéré comme un maître de la photo en natures-mortes et paysages. Lors de ventes aux enchères, ses photos sont très recherchées et  atteignent des prix très élevés.

Il est né à  Kolin (Tchékoslovaquie), au bord de l’Elbe,  en 1896. Son père était un peintre en bâtiment. Josef est le deuxième enfant d’une fratrie qui en compte trois. Ses parents meurent à quelques années d’intervalle et il se retrouve soutien de famille à 8/10 ans. Il apprendra, au départ, le métier de relieur , partira pour Prague pour se perfectionner dans ce domaine. Il fréquentera l’École royale des métiers et obtiendra un diplôme.

La photo arrive pour la première fois  dans sa vie en 1913, en tant que plaisir personnel,  avec  surtout des vues de Prague ou des paysages . Deux ans plus tard, il part faire son service militaire et rejoint le front en Italie. L’explosion d’un obus lui fait perdre son bras. Il est amputé. On le renvoie dans son pays mais il ne peut plus, malheureusement, continuer son métier de relieur. Il reçoit une pension d’invalidité qui lui permet de vivre.

C’est sa rencontre avec un photographe tchèque très connu,  qui deviendra son ami, qui fait véritablement basculer sa vie dans le monde de la photographie. Il se lance alors dans le portrait , rejoint des clubs et des associations de photographes pour mieux apprendre et se perfectionner . Son travail plait et il décroche un  premier prix-paysages.

Petit à petit il expose lors de manifestations pour photographes-amateurs, se fait de nombreux amis : écrivains, musiciens, sculpteurs, peintres etc… En 1926, il signe sa première collaboration avec un magazine connu de Prague et devient professionnel.Il expose et reçoit de nombreux prix . Ce n’est pas pour autant qu’il gagne beaucoup d’argent, tout au contraire il vit très modestement, pour ne pas dire misérablement . Ce qui ne le dérange nullement, l’essentiel restant sa passion pour la photographie.

Il meurt d’un cancer en 1976.

«  Dès que j’avais assez d’argent pour payer mon loyer et manger, je fermais mon atelier et je photographiais pour moi-même. Le contact avec son propre travail ne doit jamais se perdre : on ne peut l’interrompre impunément plus longtemps que six mois, car ensuite on ne peut renouer avec soi-même » . J.S.

SUDEK Josef 1956 la dernière rose
 » La dernière rose  » – Josef SUDEK
SUDEK Joseph un dimanche après midi 1924
 » Un dimanche après-midi  » Josef SUDEK
SUDEK Josef clair obscur 1968
 » Clair-Obscur  » – Josef SUDEK
SUDEK Josef 1948 la fenêtre de mon atelier
 » La fenêtre de mon atelier  » – Josef SUDEK
SUDEK Josef 1959 Prague la nuit
 » Prague la nuit  » – Josef SUDEK
SUDEK Josef Cour du château à Prague
 » Cour du château à Prague  » – Josef SUDEK
SUDEK Josef 1
 » Dans la maison de Janacek  » (Janacek : compositeur) – Josef SUDEK

 

 

 

 

 

Gianni BERENGO-GARDIN

 » Pour moi la photographie c’est raconter et documenter ce que je vois. Je n’ai aucun désir d’être considéré comme un artiste. Les photographies qui m’intéressent sont celles qui racontent une histoire. Quand je photographie j’aime bouger. Je ne dis pas danser comme Cartier-Besson, mais j’essaie aussi de ne pas être visible. Si je dois raconter une histoire, j’essaie toujours de partir de l’extérieur, montrer où est et comment est fait un pays, entrer dans les rues, dans les magasins, dans les rues, les maisons et photographier les objets, les personnes. Le fil conducteur est celui-là. Il s’agit d’un chemin logique, normal et bon pour découvrir un village ou une ville. … Je ne suis pas contre le numérique, mais je ne pense pas que ce support présente de gros avantages. Ce n’est que mon avis personnel. Le numérique a certainement été une révolution, mais comme toutes les révolutions, il y a du bon et du mauvais. Lorsque j’ai travaillé à Venise, j’ai remarqué que tout le monde photographiait et je dirai que tout le monde photographiait mal, par hasard, juste pour faire une photo, y compris les choses les plus stupides ! Il est clair que chacun a pleinement le droit de le faire, car chacun fait ce qu’il veut. La photographie a, à ce moment là, une grande diffusion, mais elle ne conduit pas à grand chose …. Je ne crois pas aux belles photos. Une fois j’ai dit  « quelle belle photographie« .Je commençais tout juste dans ce métier, j’étais très jeune. Je n’arrêtais pas de dire à Ugo Mulas  » comme cette photo est belle  » lorsqu’il me montrait ses clichés. A un certain moment, il m’a dit  » si vous dites encore et répétez toujours que ma photo est belle, je vous chasse.  » J’étais très gêné et je lui ai répondu  » excusez-moi Maestro, mais que dois-je dire pour affirmer que vos photos sont belles ?  » –  » vous devez dire qu’elles sont bonnes  » Moi je pensais que belles ou bonnes c’était plus ou moins la m même chose. « Non m’expliqua t-il, belles sont les photos esthétiquement parfaites, bien composées. Pourtant elles ne disent rien. Une bonne photographie raconte et dit des choses, communiquent quelque chose. La belle photographie communique elle aussi, mais dit des choses inutiles« . Depuis je n’ai plus jamais dit « c’est une belle photo » , mais « c’est une bonne photographie » Gianno BERENGO-GARDIN ( Photographe et photojournaliste italien)

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Gianni BERENGO-GARDIN

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PORTFOLIO MONDO - WORLD PORTFOLIO

Gianni BERENGO GARDIN 5

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BERENGO GARDIN Venise
Cette photo fait partie de son album Monstres à Venise. Tous les clichés devaient être présentés lors d’une exposition dans la Sérénissime, mais elles ne le seront pas car le maire de la ville a annulé  la manifestation et censuré les clichés . Beaucoup de voix se sont élevées pour prendre parti pour le photographe qui souhaitait montrer le danger que représentent ces paquebots pour la cité. »Voilà quelque chose qu’un maire ne doit pas faire, cacher la vérité même si elle n’est pas appréciée » a notamment dit le chanteur Adriano CELENTANO

Gianni Berengo-Gardin est né en 1930. C’est une éminente et importante figure de la photographie non seulement en Italie, mais dans le monde entier. Son travail a fait l’objet d’un grand nombre d’expositions internationales. Il a écrit divers ouvrages sur son art et reçu de nombreux prix pour l’ensemble de sa carrière.Après avoir séjourné dans différentes villes en Italie, il s’est fixé à Milan. C’est là que sa carrière a véritablement commencé.

Ses photos sont empreintes d’un grand humanisme, d’originalité, de subtilité, de sincérité et d’une certaine poésie. Ce sont pour la plupart des témoignages, des petites études sociologiques. Elles font aussi parfois office de reportage et attirent l’attention sur certains sujets comme par exemple celles  prises dans un asile psychiatrique qui ont amené à la discussion et entraîné une série de réformes dans le système de santé en Italie.

BERENGO GARDIN Hopital psychiatrique
Hôpital psychiatrique / Florence 1968

Que ce soit l’Italie ou dans les autres pays dans lesquels il s’est rendu, il a eu à cœur de les montrer sous toutes les facettes, faisant partager la vie quotidienne des habitants, les fêtes, les coutumes, les traditions.

Tim WALKER …

 » Chaque image est un fantasme. Pas tellement le portrait, mais les décors sont certainement des fantasmes, et je pense que le modèle, ou la personne sur une photo, est la fenêtre pour que le spectateur ( pour toute personne ) puisse faire partie de ce fantasme. C’est moi qui leur demande, en les invitant, d’y entrer, que ce soit une humeur sombre, sinistre, ou bien un beau conte de fées. C’est l’évasion … Oui c’est ça ! L’idée de l’authentique et de la beauté authentique m’a toujours intéressé. J’ai essayé de perpétuer l’idée de quelque chose de plus beau que jamais.La photographie de monde me semblait le meilleur moyen de raconter une histoire. Toute l’idée d’une histoire fantastique avait sa place dans la photographie de mode. C’était le seul endroit où on pouvait le faire. Elle le permettait. J’ai regardé des photos de mode et j’ai pensé : ce monde me plaît vraiment. » Tim WALKER (Photographe de mode anglais)

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Tim WALKER
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 » Fantasia  » ( Avec Kate MOSS et John GALLIANO) – TIM WALKER
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Série Les poupées mécaniques – Tim WALKER
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Série Snails – Tim WALKER
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Série Story Teller – Tim WALKER
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Série Atlas the lion – Tim WALKER
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 » Ballerina  » – Tim WALKER
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 » The Window of culloden autumn  » – Robe Alexander MCQUEEN – Tim WALKER
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 » Dream Weaver  » – Tim WALKER

 

Eugène ATGET et le vieux Paris …

ATGET Eugène
Eugène ATGET ( 1857 / 1927

 » La photographie est une construction de son auteur. Elle est par essence une fiction, mais une fiction ancrée dans le réel, le temps et l’histoire – de façon complexe et souvent problématique. » Eugène ATGET

Eugène Atget s’est lancé dans la photographie en 1888 après avoir été comédien et s’être essayé à la peinture . Entre 1897 et 1898,  Paris subissait pas mal de démolitions.  Il décida de fixer non seulement les images de ce qui était autrefois le vieux Paris, mais également de tous les petits métiers qui, malheureusement, étaient appelés eux aussi à disparaître avec l’arrivée des grands magasins, ainsi que les parcs et les jardins .

Un grand nombre de ses clichés sera vendu  à des institutions publiques comme la Bibliothèque Nationale, le musée Carnavalet , le musée des Arts Décoratifs, l’Institut national d’Histoire de l’art ( fonds Doucet ) , à l’École supérieure des Beaux-Arts, et au musée de l’Île de France qui se trouve à Sceaux. Non pas comme des œuvres d’art, mais comme des documents historiques.

Lorsqu’il décède en 1927, un grand nombre de ses albums photos et négatifs seront acquis par la photographe américaine  Bérénice Abbott, laquelle revendra tout en 1968 au Museum of Modern Art de New York. Elle avait découvert son travail par l’intermédiaire notamment de Man Ray et cela l’avait fortement intéressé et séduit.

«  On se souviendra de lui comme d’un historien de l’urbanisme, d’un véritable romantique, d’un amoureux de Paris, d’un Balzac de la caméra, dont l’œuvre nous permet de tisser une vaste tapisserie de la civilisation française.  » Berenice ABBOTT

Eugène Atget a mis plus de trente ans pour réaliser ce merveilleux travail de mémoire. Des images simples au demeurant, mais éloquentes, intenses, profondes, émouvantes, pleines de sensibilité, poétiques aussi. Il va en inspirer plus d’un dans le milieu de la photographie, notamment Walker Evans ou Bill Brandt.

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L’ancienne école de médecine
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La cour du Dragon Rue de Rennes
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La colonne Morris en 1910
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Rue de la Boutebrie
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Un magasin de corset Rue de Strasbourg
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Le joueur d’orgue en 1898

 

 

 

 

 

Gyula HALASZ dit BRASSAÏ …

 » Ce que j’aime, c’est les photos où il y a un sujet très simple qui, par une saisie particulière, devient un objet de luxe. Moi je ne suis pas reporter. L’actualité ne m’intéresse pas. La vie quotidienne est plus bouleversante. Que Mr Truman arrive à Paris, ce n’est pas la réalité. La concierge, la boulangère, des femmes qui font la queue à la boucherie : voilà la grande vie ! – Le photographe a le respect de son sujet, un respect qui touche presque à la vénération, un pouvoir d’observation aigu, la patience et la rapidité de l’aigle pour fondre sur sa proie, l’impulsivité, une prédilection pour l’humain par rapport à sa simple nature, l’amour de l’éphémère, le sens du surréel caché derrière le réel, le mépris de la couleur et la joie de la retenue et de la sobriété du noir et du blanc, ainsi que, finalement, le désir de dépasser l’anecdotique pour élever son sujet au rang de l’universel. Mais ne pas oublier que la photographie est aussi une tâche, une surface à remplir, et que dans cette qualité elle est aussi tributaire de certaines exigences de l’esthétique. Ceci, non pour faire de l’art, mais dans le but tout pragmatique de débarrasser l’image de toute graisse superflue, dire avec toute la clarté ce que l’on a à dire, et conduire l’œil avec autorité. Exception faite des cas où toute l’émotion vient du sujet. Aucune photographie ne peut produire son plein effet, devenir image définitive et immuable sans avoir respecté quelques règles élémentaires de l’art.  » Gyula HALASZ dit BRASSAÏ ( Photographe hongrois naturalisé français, peintre, écrivain, sculpteur.)

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 » Auto-portrait rue St Jacques  » 1932 – BRASSAÏ
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 » Premier bateau / Jardin du Luxembourg  » – BRASSAÏ
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 » Montmartre  » BRASSAÏ
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 » Chez Suzy  » – BRASSAÏ
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 » Les amoureux rue Coulebarde  » – BRASSAÏ
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 » La concierge  » BRASSAÏ

 

Audun RIKARDSEN … scientifique et photographe animalier

  » Dans de nombreuses situations, j’utilise également mon appareil photo comme outil scientifique. J’ai réalisé que si je montrais mes résultats scientifiques à travers une image, cela aurait un impact beaucoup plus grand. Par exemple, je photographie des baleines pour capturer la douve( le dos de la queue de la baleine )qui fonctionne comme une empreinte digitale. Ensuite, nous pouvons comparer cette photo avec des bases de données dans d’autres parties du monde et ainsi identifier la migration des baleines entre ces zones . En tant que scientifique, vous vous concentrez sur votre objectif. Vous planifiez et vous essayez d’obtenir les résultats finaux. Je fais de même avec mes photographies. En tant que scientifique, vous devez avoir une bonne idée pour obtenir un financement. Mais en tant que en tant que photographe, vous devez également avoir une bonne idée de montrer quelque chose de différent et, si vous avez une idée de projet, planifiez-la comme un scientifique.  » Audun RIKARDSEN (Biologiste norvégien et  photographe animalier – Professeur universitaire en biologie marine et arctique. Il a reçu de très nombreux prix  pour ses photos.)

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Audun RIKARDSEN

RIKARDSEN Deep sleeper 2019

RIKARDSEN Black Grouse Showing Off

RIKARDSEN Stars from the world

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Ferdinando SCIANNA …

 » Ce qui m’intéresse c’est parler de ce qui m’entoure, ce qui me passionne, ce qui me dégoûte, ce que j’aime. Pour moi, la photographie et le récit ne sont pas séparés. Tout comme l’écriture et la photographie ne sont pas incompatibles. Je suis né photographe et je me sens comme un photographe, mais j’ai aussi été un journaliste durant vingt-cinq ans, et j’ai écrit. Je me considère comme un photographe qui écrit. Je ne m’intéresse pas aux belles photographies, mais aux photos qui racontent quelque chose. Que l’on dise photographie ou reportage pour moi c’est la même chose, tout comme dire voyage et photo, c’est la même chose. Un photographe cherche. Un peintre peut très bien vivre dans une maison sur une falaise et reproduire des images de son expérience. Un photographe trouve ses images, c’est ce qui fait LE photographe. Il regarde le monde, voit un moment particulier, significatif du point de vue de l’histoire et bien sur plus la forme l’accompagne, plus elle est racontée. Pour moi photos et histoires sont véritablement synonymes. Je n’ai jamais pensé à la photographie autrement que comme ça. » Ferdinando SCIANNA ( Photographe et journaliste italien)

SCIANNA Ferdinando
Ferdinando SCIANNA 
SCIANNA New York City 1985
Métro New York 1985 – Ferdinando SCIANNA
SCIANNA Andalousie 1991
Andalousie 1991 – Ferdinando SCIANNA
SCIANNA Mali 1993
Mali 1993 – Ferdinando SCIANNA
SCIANNA Inde Bénarès 1997
Inde 1997 – Ferdinando SCIANNA
SCIANNA le vendeur de chaises à Naples
Vendeur de chaises à Naples – Ferdinando SCIANNA

 

 

 

Gérard UFÉRAS … la photo au bout des pointes

«  Dans un reportage, une grande photo c’est celle où la réalité devient un espace de fiction et porte vers l’imaginaire. La photo devient un voyage, une immersion profonde dans ce qu’est la chose photographiée dans la réalité. Cette approche ouvre des dimensions très vastes, humaines, morales, symboliques, et touche aux émotions profondes. Dans cette perspective, une belle photo est le reflet d’une rencontre entre le monde et la sensibilité du photographe. Une image c’est l’anagramme du mot magie ! Prendre une bonne photo, c’est capturer quelque chose de magique. C’est un peu comme la lampe d’Aladin : on frotte sa rétine sur l’image, apparaît alors un génie qui vous raconte une histoire …  »

Gérard UFÉRAS ( Photographe-portraitiste français – Membre de l’Agence Rapho, co-fondateur de l’Agence Vu – Son travail est fait de précision, exigence, finesse, grâce, justesse et subtilité. Ce passionné de théâtre,  grand admirateur de Cartier-Bresson, ami de Willy Ronis, a travaillé à l’Opéra de Paris de 2003 à 2005 pour un reportage-photos dont il affirmera que ce fut une des plus belles rencontres dans sa vie de photographe. Il a observé avec minutie durant les répétitions, les spectacles, les déplacements. Il a assisté à l’endurance, la discipline, les joies et les douleurs des danseurs et danseuses. Un livre est sorti après :  » Un pas vers les étoiles  » préfacé par celle qui était la directrice de la danse à l’époque : Brigitte Lefèvre. Il l’a fait à l’Opéra de Paris, puis au Bolchoi de Moscou. Indépendamment des photos sur le ballet et la danse, il réalise des reportages sur la mode, l’amour et les mariages pour lesquels on lui a décerné de nombreux de prix.

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Gérard UFÉRAS
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Opéra de Paris – Gérard UFÉRAS
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Opéra de Paris – Gérard UFÉRAS
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Théâtre du Bolchoi – Gérard UFÉRAS
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Avant l’entrée en scène – Théâtre du Bolchoi – Gérard UFÉRAS
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 » Corps et graphie 2012 – au Salon du Panthéon – Gérard UFÉRAS

Annie LEIBOVITZ …

« Contrairement à ce que l’on peut croire, je suis très timide, pas du tout autoritaire. La photographie a été pour moi un outil de socialisation qui m’a permis de découvrir l’autre et de garder une part d’imprévu ..Mon père était officier dans l’armée de l’air. J’ai passé mon enfance à voyager. Notre famille de six enfants s’entassait à l’arrière d’un break, nos bagages étaient empilés sur le toit. Mes parents se relayaient au volant. Un jour ma sœur m’a dit que, finalement, mon tout premier cadrage c’était la vitre de la voiture à travers laquelle j’ai vu défiler tellement de choses. Je n’ai jamais cessé de photographier en parallèle des célébrités et des déshérités, des migrants, des laissés-pour-compte du grand rêve américain … Mon travail sur l’image devient de plus en plus intéressant et complexe avec le temps, et c’est à moi de le nourrir. Je suis en perpétuelle recherche d’inspiration et totalement incapable de dire non. Je n’ai jamais su comment mettre quelqu’un en valeur, ni la différence entre le bon et le mauvais profil. J’ai fini par m’y entendre un peu en éclairage, bien que je ne sois pas une bonne technicienne. J’ai des assistants pour ça. Moi, je me contente de regarder et composer l’image, mais je n’aime pas diriger les gens. C’est à eux de se projeter » Annie LEIBOVITZ ( Photographe américaine, spécialiste du portrait )

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Annie LEIBOVITZ
LEIBOVITZ Demi MOORE
Demi MOORE – Annie LEIBOVITZ
LEIBOVITZ John Lennon et Yoko Ono 1980
John LENNON & Yoko ONO  – Annie LEIBOVITZ
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Michael JACKSON – Annie LEIBOVITZ
LEIBOVITZ 2012 Meryl STREEP
Meryl STREEP – Annie LEIBOVITZ
LEIBOVITZ Prince Philip et reine Elisabeth II
La reine Elisabeth II et  le prince Philip – Annie LEIBOVITZ
LEIBOVITZ Jennifer Lopez et Marc Antony Aladin
Série Disney : Jennifer LOPEZ et Marc ANTONY dans Aladin – Annie LEIBOVITZ
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Série Disney : Pénélope CRUZ et Jeff BRIDGE dans La Belle et la Bête – Annie LEIBOVITZ
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Star Wars : Mark HAMILL & Carrie FISCHER  / Annie LEIBOVITZ

 

 

Portraits d’oiseaux … Leila JEFFREYS

 » Mon travail est une combinaison de souvenirs d’enfance et d’amour progressif, mais persistant, pour les oiseaux, qui s’est intensifié vers l’âge de 30 ans, notamment lors de mes voyages à l’île de Christmas (Australie )  où la vie des oiseaux est vraiment extraordinaire là-bas. Les Fous (type d’oiseaux de mer) par exemple, affichent un comportement nerveux mais adorable envers les gens alors qu’ils ont vécu isolés pendant de nombreuses années. Si vous les approchez, ils se sentent anxieux et ne savent pas trop quoi faire. Alors ils prennent un bâton, puis ils le posent, le reprennent, le reposent, en espérant que vous finirez par partir. C’est un comportement très émouvant qui fait partie de mon histoire d’amour avec les oiseaux. » Leila JEFFREYS (Photographe-portraitiste australienne , spécialisée dans les oiseaux)

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Leila JEFFREYS
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 » Goglu  » – Leila JEFFREYS
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 » Faucon gris  » – Leila JEFFREYS
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 » Urubu à tête rouge  » Leila JEFFREYS
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 » Cacatoès rose  » – Leila JEFFREYS
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 » Merle bleu azzuré  » – Leila JEFFREYS
JEFFREYS Kakapo
 » Kakapo  » – Leila JEFFREYS