Pas de Deux : Andante Spianato Op.22 …

(Vidéo : Lauren STRONGIN & Connor WALSH du HOUSTON BALLET – Chorégraphie de Stanton WELSH – Piano : LANG LANG – Musique Frédéric CHOPIN

Ce Pas de Deux fait partie d’un spectacle intitulé Les Sons de l’âme mettant à l’honneur diverses partitions de Frédéric Chopin, dont celle-ci . Il fut donné au Théâtre des Champs Elysées, à Paris, en 2013, avec au piano le célèbre Lang Lang. La chorégraphie est de Stanton Welsh du Houston Ballet.

L’Andante Spianato a été composé par Chopin à l’âge de 25 ans. Comme il avait l’habitude de le faire lui-même , il est toujours interprété de nos jours lors de concerts, en introduction de la Grande Polonaise Brillante qui porte le même numéro d’opus et qui fut écrite cinq ans avant.

C’est un morceau magnifique, enchanteur, délicat, quasi dans le recueillement, qui ressemble un peu à un Nocturne. Chopin l’appréciait énormément.

 » C’était comme si s’ouvrait devant vous un jardin peuplé d’être se promenant en silence parmi les jets d’eau et d’étranges oiseaux  » aurait dit Félix Mendelssohn après l’avoir entendu ( avec la Grande Polonaise brillante) joué par Chopin.

Pas de Deux  » Carmen  » … Roland PETIT

Vidéo : Alessandra FERRI & Roberto BOLLE

La danse a souvent été inspirée par la nouvelle de Prosper Mérimée : Carmen. Nombreux furent les chorégraphes qui se sont penchés sur cette histoire. Roland Petit fut l’un d’entre eux. Il a imaginé son ballet pour son épouse Renée Jeanmaire (dite Zizi). Pour le rôle et à la demande de son mari, elle coupe ses cheveux à la garçonne. Il sera créé à Londres en 1949.

Il signera le livret, évoquant dans son histoire le drame de la séduction, la fascination du défi entre deux amants et la magie d’un amour-passion. Le tout sur la superbe musique de Bizet.

Renée JEANMAIRE dite Zizi dans Carmen de Roland PETIT

C’est un ballet fort, audacieux, expressif, original, endiablé, en cinq tableaux, empreint de sensibilité, fougue, mêlant danse académique et danse moderne, difficile techniquement parlant (variations notamment)

C’est l’œuvre d’un merveilleux conteur, d’un génie imaginatif, l’une des chorégraphies que l’on a qualifié de majeure dans la danse du XXe siècle. Il y avait, à l’époque, une grande modernité, un petit côté jazzy et comédie musicale.

Pas de Deux : SYLVIA … Version John NEUMEIER

 

(Vidéo : Aurélie DUPONT et Manuel LEGRIS – Étoiles Opéra de Paris)

John Neumeier est un grand maître du ballet narratif, licencié en art, littérature, théâtre. Un danseur ayant reçu une formation classique et qui deviendra un chorégraphe contemporain néo-classique très musical, attachant, émotionnel. Il a tenu le poste de directeur du Ballet de Stuttgart, du Ballet de Francfort, avant de devenir (depuis 1973) celui du ballet de Hambourg, désormais sa compagnie, l’une des plus grandes et réputées d’Allemagne.

Dans sa version de Sylvia, il raconte une histoire sur la difficulté d’aimer et d’être aimé. A ses yeux, elle est une jeune nymphe qui pourrait être une jeune femme actuelle, libre, sportive. Elle voudrait s’abandonner mais se rétracte. Elle y parviendra malgré tout, petit à petit, se laissant aller pour découvrir l’amour, le vrai, le seul, celui qui éveillera sa sensualité et ouvrira son cœur.

C’est un ballet dédié à la France. Il représente, en effet, pour le chorégraphe, un hommage à la danse classique française et l’influence qu’elle a pu avoir sur la danse en Europe. Ce ballet a été créé en 1997 pour l’Opéra de Paris.

Il est clair, indépendant, explicite, auréolé d’une certaine tendresse, de poésie, contemporain certes mais gardant l’usage des pointes et l’esprit classique. Le mouvement domine.

La musique est celle de Léo Delibes. Elle est parfaitement en osmose avec la danse. Certains passages d’une autre partition de ce compositeur écrite en 1886 pour le ballet La Source, ont également été repris.

Pas de Deux : ONDINE …

Ondine est un récit féerique publié en 1811, né de la plume de l’écrivain allemand, ami de Schiller et de Goethe : Friedrich Heinrich Karl de la Motte Fouqué.

Le premier ballet qui s’en soit inspiré, et a repris ce thème, fut celui créé par Jules Perrot en 1843,  tout spécialement pour la danseuse Fanny Cerrito, sur une musique de Cesare Pugni à Londres. Le public en ressorti complètement émerveillé, notamment par l’abondance des effets spéciaux utilisés à l’époque et les décors magnifiques confiés à William Grieve.

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CIS:S.101-1986
Fanny CERRITO dans Ondine

Version LACOTTE / VAZIEV :

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(Vidéo : Ondine/Version Pierre LACOTTE/Makhar VAZIEV avec Evgenia OBRAZTSOVA et Vladimir SHKLYAROV )

Pierre Lacotte, autrefois danseur, est, on le sait, un éminent spécialiste des ballets perdus et oubliés. Il a à cœur de les reconstruire à partir de documents d’époque, de recherches, de rencontres, de témoignages lorsque cela se peut, et il le fait réellement avec minutie, passion, rigueur. Ondine est le fruit de quatre années de travail approfondi.

C’est Makhar Vaziev, danseur et chorégraphe russe, directeur du ballet du Mariinsky puis du Bolchoi, qui lui a demandé de remonter Ondine en 2006 : l’histoire d’amour d’une naïade amoureuse d’un mortel, un pêcheur nommé Mattéo, et déjà engagé auprès d’une autre.

Sa version est tout à fait charmante, délicieuse, séduisante, pleine de charme, de romantisme, avec une danse brillante, techniquement exigeante, en variations difficiles. Il y a de l’originalité, du mystérieux, des Pas de Deux magnifiques, dramatiques, passionnés, de la beauté, de la fluidité, de la grâce et une certaine forme de sérénité.

(Vidéo : Ondine/Version Pierre LACOTTE/Makhar VAZIEV avec Evgenia OBRAZTSOVA et Vladimir SHKLYAROV )

Pas de Deux : The Red Poppy …

(Vidéo : April MCLEOD et Lukash ABRAHAMYAN au théâtre Ebell de Los Angeles (Etats Unis) pour le City Angels Ballet – Version 2007 Igor SCHWETZOFF – )

GLIERE Reinhold
Reinhold GLIÉRE (1874/1956)

Reinhold Glière est un compositeur russe d’origine belge né à Kiev. Il a pris des cours de violon lorsqu’il était enfant , puis a étudié la musique au conservatoire de sa ville natale avant de rejoindre, quelques années plus tard, celui de Moscou.

Le nom The Red Poppy sera changé par les autorités russes dans les années 50 pour ne pas faire de confusion avec le trafic d’opium associé aux fleurs de pavot. Ils l’ont alors appelé The Red flowers, mais les chorégraphes qui viendront après ces années-là, reprendront, bien souvent, le titre ancien.

Ce ballet en 3 actes et 36 numéros fut créé au Bolchoi de Moscou en 1927. Le livret fut signé par Mikhaïl Kuriko, la musique par Reinhold Glière qui avait été choisi sur concours. Les actes I et III sont de Lev Laschiline et l’acte II de Vasily Tikhominov.

Il raconte l’histoire d’une danseuse chinoise ( Tao-Hoa ) qui s’amourache d’un capitaine de l’armée russe. Il y a de l’amour, de la guerre, de la lutte, une fin tragique puisque l’héroïne meurt en offrant une fleur de pavot à celui qui faisait battre son coeur. Un ballet très apprécié, repris de nombreuses fois entre 1957/60 et 2010.

La danse est virtuose, technique, aérienne, spirituelle, avec de très beaux portés et beaucoup de grâce.

Reinhold Glière a extrait une Suite de cette musique de ballet, sous l’Opus 70.

 

Pas de Deux :  » In the Night  » / Jerome ROBBINS …

 » J’aime beaucoup la musique de Chopin. Tous les danseurs du monde la connaissent. Elle est rabâchée chaque matin dans les cours au point d’en devenir un cliché. L’envie m’est venue d’en restituer la fraîcheur, la vraie profondeur.  » Jerome ROBBINS (Danseur, chorégraphe, réalisateur et metteur en scène américain)

ROBBINS
Jerome ROBBINS ( 1918/1998)

Jerome Robbins a eu une véritable passion pour la musique et fut, entre autres, très sensible à l’univers poétique et romantique de Frédéric Chopin ; univers qu’il a restitué dans certains de ses merveilleux ballets, dont celui-ci qui  nous offre des magnifiques Pas de Deux.

In the Night  fut créé par le New York City Ballet en 1970. Les morceaux choisis de Chopin sont quatre Nocturnes : Op.9 N°2 – Op.55 N°1 et 2 – OP.27 N° 1.

C’est une chorégraphie qui aborde la vision de l’amour et du couple. On passe du romantique au passionnel, puis à celui plus raisonné et réfléchi.  La danse y est magnifique, raffinée, pleine de grâce, émotionnelle, élégante, mélancolique, virtuose  aussi avec des portés incroyablement aériens.

Les costumes de la création  sont de l’illustrateur de mode américain Joe Eula. Pour la présentation en Europe de ce ballet, c’est le danseur anglais Anthony Dowell qui était devenu directeur du Royal Ballet de Londres, qui en  a dessiné des nouveaux :  vaporeux et romantiques,  que Robbins utilisera à partir de là.

(Vidéo : Sara WEBB & Connor WALSH  du HOUSTON BALLET )

( Vidéo : Agnès LETESTU & Stéphane BULLION de l’OPÉRA de PARIS )

( Vidéo : Evgenia OBRAZTSOVA & Kirill SAFIN du THÉATRE DU MARIINSKY )

Pas de deux : PAPILLON …

 

( Vidéo : Irina KOLKALKOVA & Sergei BEREZHNOI )

Unique chorégraphie de celle qui fut, en effet, la grande étoile du ballet romantique, Marie Taglioni , associée à la musique teintée d’un certain humour de Jacques Offenbach. Ce sera la seule fois où le compositeur écrira pour la danse. Il réutilisera des extraits de sa partition pour d’autres de ses œuvres par la suite.

C’est l’histoire de Farfalla, une servante, amoureuse du prince Djalma. Par jalousie, la fée Hamza va transformée la jeune fille en papillon. Ce n’est qu’à la fin que l’animal brûlera ses ailes et reprendra forme humaine. Farfalla épousera alors son prince. Le livret est de Jules Vernoy de Saint-Georges.

Marie Taglioni imaginera ce délicieux ballet pour celle qui fut son élève et son amie : Emma Livry. Il sera créé à l’opéra de Paris en 1860 avec Louis Mérante dans le rôle de Djalma. Napoléon III sera présent, et viendra le revoir quelques jours plus tard.

Emma LIVRY Papillon

C’est très gracieux, aérien, léger, baignant dans l’esprit romantique des ballets de l’époque et ce sera un triomphe. La critique dira d’Emma :  » elle frôle le sol sans le toucher,  semble s’envoler comme une plume et retombe comme un flocon de neige.  »

Malheureusement, la pauvre Emma va connaître un destin tragique : en 1862, alors qu’elle attendait, dans les coulisses, son entrée en scène, son tutu passe un peu trop près d’une rampe à gaz. Comme cela se faisait à l’époque, les rampes à gaz servaient à éclairer la scène, mais elles étaient aussi très dangereuses. Le tutu  d’Emma s’enflamme. On tente tant bien que mal d’intervenir, mais elle sera gravement brûlée sur plusieurs parties de son corps et son visage. Elle va énormément souffrir des suites de ses brûlures, et décédera d’une septicémie quelques mois plus tard. Après la mort tragique de la jeune danseuse,

Marie Taglioni ne souhaitera plus qu’il y ait d’autres représentations. Emma Livry fut inhumée au cimetière de Montmatre.

Le ballet sera revu et  repris, bien des années plus tard, par d’autres chorégraphes comme par exemple  Marius Petipa  sur une musique de Ludwig Minkus ou Mikhail Fokine avec celle de Schumann. Le chorégraphe Pierre Lacotte présentera une reconstitution du Pas de Deux en 1976.

Pas de deux : Ma PAVLOVA …

 

Ma Pavlova est un ballet signé par Roland Petit  en 1968. Un bel hommage rendu à la légendaire Anna Pavlova. Il sera créé,   à l’époque , par Dominique Khalfouni et Denys Ganio. Costumes de Luisa Spinatelli.

Le chorégraphe dira que  c’est à la fois un message d’amour  adressé à cette danseuse qu’il admirait infiniment, une évocation de sa vie et de sa carrière, mais également tout le mystère qui l’a entouré, sa passion de la danse, son amour pour les cygnes (représentés là par des hommes ).

Par ailleurs, à travers elle, il a tenu aussi à sublimer toutes les ballerines  qu’elles soient célèbres ou non, quelle que soit leur taille, leur beauté etc…

Le ballet comporte trois tableaux avec, pour chacun, une musique différente. Le Pas de Deux se fait sur la Méditation Thaïs de Jules Massenet. C’est le passage le plus classique . Il est infiniment beau, poétique, touchant, chaleureux, émotionnel, empreint de lyrisme et de grâce, avec des portés magnifiques  .

( Vidéo : Pas de Deux   Méditation Thaïs   du ballet Ma Pavlova – Roland PETIT – Interprété par Lucia LACARRA et Cyril PIERRE.

Pas de Deux : Marguerite et Armand …

DUPLESSIS Marie par Edouard VIENNOT
Portrait de Marie DUPLESSIS par Édouard VIENNOT

«  La tête, une merveille, était l’objet d’une coquetterie particulière. Elle était toute petite et sa mère, comme disait Musset, semblait l’avoir ainsi faite pour la faire avec soin.  Dans un ovale d’une grâce indescriptible, mettez des yeux noirs surmontés de sourcils d’un arc si pur qu’il semblait peint ;  voilez ces yeux de grands cils qui, lorsqu’ils s’abaissaient, jetaient de l’ombre sur la teinte rose des joues ; tracez un nez fin, droit, spirituel, aux narines un peu ouvertes par une aspiration ardente vers la vie sensuelle ; dessinez une bouche régulière dont les lèvres s’ouvraient gracieusement sur des dents blanches comme du lait ; colorez la peau de ce velouté qui couvre les pêches qu’aucune main n’a touchées et vous aurez l’ensemble de cette charmante tête  » Alexandre DUMAS Fils ( Extrait de La Dame aux camélias )

(Vidéo : Rudolf NOUREEV et Margot FONTEYN – Marguerite et Armand de Frederick ASHTON )

Ashton a souvent déclaré avoir été littéralement amoureux de cette histoire. Il avait lu le roman de Dumas, vu l’opéra  de Verdi , applaudi Vivien Leigh dans ce rôle au théâtre , et admiré Greta Garbo et Robert Taylor dans le drame cinématographique Camille.

Par ailleurs, il était musicalement fasciné et séduit par Franz Liszt et se rappelait  avoir lu que Marie Duplessis avait, elle aussi, beaucoup apprécié ce compositeur. Tout s’éclaira alors  dans sa tête : il avait l’idée, la musique ( la Sonate de Liszt) , le sujet et surtout la danseuse en la personne de son incroyable muse : Margot Fonteyn. Dans le rôle d’Armand, il n’en voyait qu’un seul : Rudolf Noureev.

On peut dire que ce chorégraphe a fort bien réussi ! Son ballet réunit l’amour passionné, la fougue, le charme, l’émotion, le talent et la noblesse du cœur. C’est touchant, sincère, et techniquement excellent.

La création eut lieu au Covent Garden de Londres en présence de la Reine Mère en 1963. Il  y eut plus de 20 rappels ! Margot et Rudolf ont dansé dans ce ballet durant de très longues années sur de grandes scènes internationales : Opéra de Paris, Metropolitan de New York, Scala de Milan etc … La dernière eut lieu en 1977.

Personne n’avait jamais osé danser Marguerite et Armand après eux  au Royal Ballet de Londres. Probablement en raison du fait que Frederick Ashton répétait sans cesse que personne n’en serait capable à part ces deux incroyables danseurs . De ce fait, le ballet resta, en quelque sorte, intouchable.

Et puis un jour, Anthony Dowell ( danseur, chorégraphe, directeur du Royal Ballet durant une quinzaine d’années ) va oser le faire en demandant à la française Sylvie Guillem de se glisser dans la peau de Marguerite, ce qu’elle acceptera à la condition qu’Armand soit le danseur étoile français  Nicolas le Riche.

Tous deux ont donc relevé ce défi que l’on pensait impossible à réaliser. On peut même dire qu’ils ont été talentueux. S’ils l’ont été c’est parce que l’un comme l’autre sont restés eux-mêmes, donnant leur interprétation personnelle sans que celle-ci soit un remake de ce qui avait été fait auparavant. Ils obtiendront un très beau succès le soir de la première en 2003 sur la scène de l’Opéra de Paris.

( Vidéo : Sylvie GUILLEM et Nicolas Le RICHE )

Pas de Deux Tchaïkovsky …

(Vidéo: Darcey BUSSELL & Zoltan SOLYMOSI )

Ce superbe Pas de Deux fait partie d’une chorégraphie créée en 1960 par George Balanchine pour le New York City Ballet. A l’époque, ce sont  Violette Verdy et Conrad Ludlow qui l’interpréteront.

La musique est signée Piotr I.Tchaïkovsky. Il l’avait composée spécialement pour l’étoile du Bolchoï Anna Sobeshchanskaya dans le Lac des Cygnes. Elle devait être insérée dans l’acte III, mais la capricieuse ballerine n’avait pas du tout apprécié ce morceau. Elle avait même exigé que le compositeur Ludwig Minkus en écrive un autre !

Tchaïkovsky refusera car il n’était absolument pas d’accord pour que la musique d’un autre vienne s’insérer dans sa partition. Marius Petipa fera donc des changements dans les actes et on ne gardera que l’intégrale de Tchaïkovsky que l’on connaît,  mais sans cette pièce.

Elle tombera donc dans l’oubli jusqu’à ce qu’on la retrouve ( avec la partition complète du ballet  ) dans la maison du compositeur en 1953. Complètement séduit  Balanchine réussira à obtenir les autorisations nécessaires pour pouvoir l’utiliser dans sa chorégraphie.

C’est un moment de grâce, brillant, subtile, et empreint d’une certaine légèreté.