Symphonie N° 1 – N°3 – N°5 : Gustav MAHLER …

J’ai choisi le chef Leonard BERNSTEIN pour chacune de ces trois Symphonies. Au delà du fait qu’il a été un grand mahlérien, il a eu énormément de points communs avec le compositeur et n’a jamais caché qu’il s’est souvent identifié à lui tant il se retrouvait dans sa personne et dans sa façon de ressentir la musique. Tout comme lui, il a, notamment, dirigé l’Orchestre Philharmonique de New York.

La musique de Mahler a longtemps été incomprise, voire même rejetée. Si elle a pu renaître de façon prestigieuse, c’est en partie grâce à Bernstein qui fut le premier à enregistrer les 9 Symphonies.

« Chacune de ses symphonies se comporte comme un opéra. Je ne connais aucun autre compositeur qui sache si bien commencer un mouvement (on voit pratiquement le rideau se lever), ou le terminer, ou accumuler des chocs, ou brosser un contraste, ou amener un point culminant, ou faire un sous-entendu, ou encore exploiter avec tant d’intelligence et d’efficacité les possibilités dramatiques qu’offre l’ambiguïté. » L.B.

Symphonie N°1 « Le Titan » :

(Vidéo : Symphonie N.1 – Léonard BERNSTEIN à la direction du CONCERTGEBOUW d’Amsterdam)

C’est dans le roman Le Titan de Jean-Paul Richter (un ouvrage qui va profondément le marquer) que Mahler trouvera son inspiration pour écrire cette partition. La composition va durer trois ans et sera terminée en 1888. Elle sera créée un an plus tard à Budapest, puis remaniée en 1903.

Il disait à son propos « Elle est un poème symphonique sous forme de symphonie. Elle restera l’enfant de la douleur », probablement en raison du fait qu’elle a été incomprise.

C’est une œuvre magistrale d’un point de vue orchestrale, forte, conquérante, épique, très malhériene. Un chant à la nature qui, selon les mouvements, peut se révéler sereine, solennelle sans que ce soit tragique, mystérieuse, tourmentée, mais optimiste aussi parfois.

Symphonie N°3 :

(Vidéo : Leonard BERNSTEIN à la direction de l’ORCHESTRE PHILHARMONIQUE de VIENNE – Christa LUDWIG au chant)

  » Ma symphonie sera quelque chose que tout le monde n’a encore jamais entendu. Toute la nature y trouve une voix pour narrer quelque chose de profondément mystérieux, quelque chose que l’on ne pressent, peut-être, qu’en rêve. Certains passages m’effraient presque. Il m’arrive de me demander si réellement cela devait être écrit …. Ne regardez pas le paysage, il est tout entier dans ma symphonie. » Gustav MAHLER

Cette superbe partition fut écrite en 1895 dans la petite cabane  que le compositeur s’était fait construire au bord du lac, dans la commune  de Steinbach sur Attersee ( Haute Autriche )où il passait ses étés. Il était alors dans une période de grande force créatrice. Son immense amour de la nature est plus que jamais présent dans ce chef d’œuvre.

Comparativement à ses autres Symphonies, c’est probablement la plus développée. Elle est de toute beauté, impressionnante, grandiose, démesurée, très longue, idéologique, céleste, audacieuse, profonde, parfaitement maîtrisée, et selon les mouvements elle peut se montrer contemplative et lyrique. Elle se déroule un peu comme une sorte d’émerveillement, une sérénité infinie, une insouciance auréolée de tendresse, de nostalgie et d’extase

Certains passages furent interprétés seuls entre 1896 et 1898, mais elle sera créée dans son intégralité en 1902 sous la direction de Mahler, durant le festival de Krefeld (Allemagne) , en présence, notamment de Richard Strauss.

Symphonie N°5 :

(Vidéo : Symphonie N°5 – Leonard BERSTEIN à la direction de l’ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE VIENNE ) – Vous trouverez l’Adagietto à 45’25 de la vidéo)

Elle fut écrite entre 1901/1902, et créée en 1903 sous la direction de Mahler. Elle est arrivée à une époque un peu différente des autres Symphonies : il se remettait de graves problèmes de santé (hémorragie intestinale début 1901) mais il était heureux, marié avec Alma Schindler et ils attendaient leur premier enfant.

La N°5 est totalement instrumentale, il n’a pas, comme dans les autres, des passages en chant lyrique. C’est une partition très expressive, parfaitement maîtrisée d’un point de vue technique, peut-être un peu crispée au départ, mais plus impétueuse par la suite. Elle laisse ensuite la place à un très long et chaotique Scherzo (plutôt original, exceptionnel et rare dans ce type d’œuvre) , puis arrive sur ce célèbre petit bijou intense, sublime, émouvant et touchant qu’est l’Adagietto et qui parait-il est un cri d’amour pour Alma. Il a été repris par Luchino Visconti dans le film Mort à Venise.

Musique & nourriture …

 » Il est parfois beaucoup question de nourriture entre artistes. Une façon bien à eux de se comprendre pour éviter toute fausse note :

« Vas-y mets une pêche » : cette expression vient probablement de la formule avoir la pêche, être plein d’énergie. On demande aussi à son instrumentiste d’accentuer une note ou un accord, en général joués par tout le groupe. On précise aussi sa position : à contretemps sur le fa. Sur une partition classique, cela s’appelle un sforzando (de l’italien sforzare : forcer)

« Ce soir on joue les saucissons » : cette allusion à la charcuterie désigne un air composé dans un but purement mercantile, uniquement pour remplir le garde-manger. Dans les orchestres de bal, de jazz ou de classique, à force de les jouer, on finit par ne plus les supporter. Mais le mot s’applique également à des compositions de qualité, des standards que l’on a trop interprétés. En 1957, Boris Vian a remplacé le mot par tube dans la chanson du même nom chantée par Henri Salvador, pour évoquer des créations aux paroles creuses. Le tube renvoie aujourd’hui à un énorme succès commercial ou public, qui peut devenir un…..saucisson pour les musiciens !

« Il a mis beaucoup de pains« : dans l’orchestre de l’Opéra de Paris, à partir du XIXe siècle, chaque instrumentiste qui faisait une faute de lecture de partition, devait payer une amende. A la fin du mois, la somme récoltée permettait d’acheter une belle brioche partagée entre les musicien. Le public ayant appris cette tradition, s’écriait à chaque fausse note :  » encore une brioche !  » – Par ailleurs, en boulangerie, les pains cornus sont considérés comme des erreurs de cuisson. Brioche et pain cornu ont fini par s’assembler en pain, qui désigne aujourd’hui une erreur de rythme, de note ou d’accord. On peut la rapprocher de l’expression mettre du pain « , asséner un coup de poing en argot. C’est une action aussi violente qu’une fausse note à l’oreille d’un musicien. Certes, l’erreur est humaine, et peut parfois faire rire les autres membres de l’orchestre, mais trop c’est trop !

« Il a servi la soupe » : pas question de potage ici. La réplique n’est pas propre aux musiciens. Elle signifie qu’on adopte une attitude complaisante pour faire plaisir. En concert, elle concerne un instrumentiste qui est juste embauché comme accompagnateur, sans prendre part aux décisions artistiques, ce qui est très frustrant. On peut la relier à ce que l’on appelle la soupe en musique : des compositions médiocres des marchands de soupe qui songent qu’au profit, au mépris de la qualité.

« On fait le bœuf« : dans un club ou en privé, on improvise à partir des accords de morceaux connus ou en liberté totale. C’est un exercice obligé et un réel plaisir pour les jazzmen. L’expression viendrait du Bœuf sur le toit un cabaret parisien créé en 1921 et existant encore. De nombreuses personnalités venaient pour y faire un bœuf après leurs concerts ou lors d’un séjour dans la capitale.

« Celle-là je la fais en yaourt » : les yéyés des années 1960 voulaient chanter en anglais pour se donner un genre, et ce même sans savoir manier cette langue. Ils émettaient alors des sons et syllabes sans signification, mais avec l’accent très british : c’est le yaourt. On l’utilise depuis pour trouver la mélodie d’une chanson dont les textes ne sont pas encore écrits. Mais c’est aussi ce que l’on fait en fredonnant sous la douche son titre anglo-saxon préféré sans en connaître les paroles. » Philippe ISTRIA (Journaliste français)

Sonate Arpeggione D.821 … Franz SCHUBERT

Schubert fut très intéressé par un instrument qui venait de voir le jour en 1824 : l’Arpeggione. Un instrument entre guitare et violoncelle, inventé par Johann Georg Stauffer en 1823. A la différence du violoncelle, il n’a pas de pique qui permette de le poser au sol. Il faut jouer, avec un archet, en le maintenant entre ses genoux.

Il décida de composer cette Sonate un an plus tard, pour piano et arpeggione, et la dédia au virtuose Vincenz Schuster, de base guitariste et qui deviendra arpeggioniste.

C’est une très belle page, rêveuse, pleine de charme, qui dégage beaucoup de sérénité, de nostalgie et il y a un très bel équilibre entre les deux instruments.

(Vidéo : Mstislav ROSTROPOVICH (violoncelle) – Benjamin BRITTEN (piano )

Concerto N°27 K.595 …W.Amadeus MOZART

(Vidéo : Friedrich GULDA au piano – Accompagné par l’ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE VIENNE – Direction Claudio ABBADO)

Ce sera le dernier grand Concerto de Mozart, un chef d’œuvre ! Créé en public en 1791, une année riche en compositions superbes instrumentales ou opératiques comme par exemple La Flûte enchantée, ou le Requiem. 1791 c’est aussi l’année où il va mourir , le 5 Décembre à Oh55, dans son appartement du 970 Rauhensteingasse à Vienne. Il avait 36 ans.

C’est une partition dont on pourrait presque dire qu’elle est parfaite : bien construite, lumineuse, d’une grande clarté, pleine de fraîcheur, emplie de sérénité, et non dénuée de profondeur et d’émotion. Par ailleurs, Le dialogue entre le piano et l’orchestre est tout à fait radieux.

Suites pour violoncelle … Jean-Sébastien BACH

Les six Suites pour violoncelle furent composées à l’époque où le compositeur était maître de Chapelle à Köthem c’est-à-dire entre 1717 et 1723. Le violoncelle n’était pas un instrument très prisé à l’époque car le public lui préférait très largement la viole de gambe. Il faudra attendre le XVIIIe siècle pour qu’il retrouve ses lettres de noblesse avec d’autres compositeurs qui écriront des partitions dans lesquelles il excellera ( Beethoven, Saint Saens, Brahms, Schumann, Mendelssohn etc…)

Dans l’orchestre de Cour qu’il dirigeait, il y avait deux excellents violoncellistes. Nul doute que Bach ait pu profiter de leurs compétences pour s’intéresser de plus près à cet instrument afin de mieux le faire connaître et l’aimer. On peut dire en tous les cas, qu’il en a exploré toutes les possibilités.

Dans ces Suites il y a des danses : l’Allemande, la Courante, la Sarabande, la Gigue, auxquelles il a rajouté un Prélude. Parfois on peut trouver la Bourrée, le Menuet ou la Gavotte. Ce sont des pièces éloquentes, expressives, virtuoses, techniques et leur grande richesse permet d’offrir une belle palette de possibilités pour l’interprétation.

Selon l’écoute elles se révèlent mélancoliques, intenses, lumineuses, joyeuses, graves, contemplatives, subtiles, dansantes.

(Vidéo : Suite BWV 1007 – Mstislav ROSTROPOVICH au violoncelle)

(Vidéo : Suite BWV 1008 « Prélude  » – YO YO MA au violoncelle)
(Vidéo : Suite BWV 1009 « Sarabande » – Misha MAISKY au violoncelle)
(Vidéo : Suite BWV 1010 « Prélude » – Anne GASTINEL au violoncelle)
(Vidéo : Suite BWV 1011 Jean-Guihen QUEYRAS au violoncelle )
(Vidéo : Suite BWV 1012 « Gigue » – Anner BYLSMA au violoncelle)

Les surprises de l’amour – Pièces orchestrales … Jean-Philippe RAMEAU

( Vidéo : Marc MINKOWSKI à la direction de l’Ensemble LES MUSICIENS DU LOUVRE)

Les Surprises de l’Amour fut, au départ, une sorte de Divertissement chanté et dansé, écrit en 1748 tout spécialement pour la marquise de Pompadour qui tenait le rôle principal. Il fut joué dans le théâtre qui avait été édifié sur le grand escalier des Ambassadeurs, au château de Versailles et que l’on appelait Le théâtre des petits appartements.

Rameau va le revoir, le modifier, le corriger, et donner une version définitive sous la forme d’une œuvre lyrique en 1757/58, laquelle sera créée à l’Académie Royale de Musique. Le livret fut confié à Pierre Joseph Bernard dit Gentil Bernard, un poète et dramaturge français.

Ces magnifiques pièces orchestrales, tout à fait inspirées, lyriques, extraites de la partition ci-dessus nommée, révèlent toute l’élégance, le charme, le bon goût, la brillance et la richesse harmonique de Rameau.

Trio Op. 49 (Piano, violon & violoncelle) … Félix MENDELSSOHN

  » Portrait de Mendelssohn  » 1847 Wilhelm HENSEL
(Vidéo : Kyung WHA CHUNG (Violon) – André PREVIN (Piano) – Paul TORTELIER (Violoncelle)

Cet émouvant, captivant et beau Trio a été composé en 1839. Il s’agit là de l’une d’une page très appréciée parmi les musiques de Chambre de Mendelssohn.

C’est, en effet, une partition magistrale, avec un premier mouvement assez développé, plutôt élégiaque, un deuxième brillant et un langage est vraiment passionné et virtuose entre les instruments.

Robert Schumann disait à son propos :  » Un chef-d’œuvre qui réjouira encore les petits-enfants et arrière-petits-enfants  » … En cela il ne s’est pas trompé !

Les jeux d’eaux & Les cyprès à la villa d’Este … Franz LISZT

Franz LISZT 1811/1886
(Vidéo : Au piano Claudio ARRAU (Les jeux d’eaux)

Ces deux magnifiques pièces font partie du troisième album des Années de Pèlerinage, lequel fut écrit en 1877. Le compositeur est devenu l’abbé Liszt (tonsuré, ayant reçu les ordres mineurs en 1865). Il se retire très souvent à la villa d’Este, près de Rome, sur l’invitation de son ami et protecteur le cardinal Gustav Von Hohenlohe-Schillingsfürt.

C’était pour lui un véritable havre de paix. Sa chambre s’ouvrait directement sur des jardins et des fontaines superbes. Tout était propice à son imagination et inspiration musicale.

Sur la partition des Jeux d’eaux, il a noté « Celui qui boira cette eau ne sera jamais altéré car l’eau que je lui ai donné ainsi sera pour lui une source de vie éternelle » (Evangile selon Saint-Jean). Cette page visionnaire, cristalline, incroyablement complexe, entre trilles, trémolos, et autres tierces, c’est à la fois sa contemplation poétiques des chutes d’eau scintillantes, étincelantes, ruisselantes, frémissantes, mais c’est aussi sa foi et l’évocation du baptême.

(Vidéo : Alfred BRENDEL au piano (Les Cyprès)

Pour les Cyprès, il écrivit «  je viens d’écrire une centaine de mesures pour le piano. Une élégie sombre et désolée, et vers la fin un rayon de soleil de teint religieux l’éclaire. Si je la publie, elle aura pour titre Aux cyprès de la Villa d’Este « .

Plutôt qu’élégie, Liszt finira par préférer thrénodie qui, pour lui, était un terme plus puissant pour traduire parfaitement le caractère qu’il tenait absolument à donner à cette pièce. Élégie étant finalement, à son avis,  » trop empreint de douceur et de mondanité « .

C’est une pièce éloquente, plus grave que la précédente, angoissée, mais vraiment belle.

Les Barricades mystérieuses … François COUPERIN

François COUPERIN (Peintre inconnu)

«  J’avouerai de bonne foi que j’aime beaucoup mieux ce qui me touche que ce qui me surprend.  » François COUPERIN 

( Vidéo : Scott ROSS au clavecin – 6e ordre de clavecin  comprenant : Les moissonneurs / Les langueurs tendres / Le gazouillement / La Bersan / Les baricades mistérieuses(écriture d’origine) / Les bergeries, rondeau / La commeurs ère / Le moucheron 

François Couperin ( le plus poétique de nos clavecinistes disait Debussy) descend d’une grande famille de musiciens. Il fut, notamment, compositeur et organiste à la Chapelle royale de Louis XIV,  maître de clavecin, administrateur musical de sa majesté. Une position sociale et une gloire que beaucoup lui ont envié. Un compositeur baroque très apprécié  par Bach.

Il s’agit là d’une œuvre composée en 1717. Elle comprend 27 Ordres de clavecin, en 4 livres, avec, dans chacun d’entre eux de nombreuses pièces. Celle, célèbre,  dite  » baricades mistérieuses  »  est la N°5 du sixième ordre . Qu’est-ce que des Ordres : tout simplement des pièces descriptives, structurées de façon assez libre,  que l’on peut entendre les unes après les autres et auxquelles on pouvait donner un petit nom somme toute assez fantaisiste.

Couperin n’a pas laissé d’explication quant au titre donné à sa partition . Certes, il disait «  j’ai toujours eu un objet en composant toutes ces pièces. Des occasions différentes me l’ont fourni. Ainsi les titres répondaient aux idées que j’ai eues  ». Pour autant on ne sait pas réellement de quoi il s’agissait. En conséquence bien des suppositions ont été émises. Déjà, il ne pouvait s’agir de barricades au sens propre de ce mot  car vu l’épisode de la Fronde lorsqu’il était enfant, le roi Soleil n’aurait certainement pas apprécié … On a dit qu’elle pouvait avoir un rapport avec le culte rendu à Bacchus ( les romains disaient mystérium ) ou en rapport avec la fabrication du vin… Ou alors qu’il pouvait y avoir un lien avec la franc-maçonnerie de l’époque : les barricades vues comme le symbole des Templiers et tout le mystère qui pouvait y avoir autour etc …

Etant donné qu’il y a pas de certitude , on suppose que  ces «  barricades  » seraient surtout  centrées sur le côté assez étrange, mais ingénieux, de l’écriture musicale de ce compositeur, dans cet univers sonore qui fut le sien , sorte de kaléidoscope de formes décalées dans la rythmique (alternances, superpositions, attaques, intervalles etc…)

Ces pièces ont inspiré les romanciers, les poètes, les compositeurs et les peintres également. Écrites pour le clavecin, elles ont fait l’objet de nombreux arrangements que ce soit pour orchestre de Chambre ou piano. C’est une musique assez intemporelle, qui semble n’avoir ni commencement ni fin, très inventive, assez unique. Au travers des différentes pièces que l’on traverse en l’écoutant , elle se révèle brillante, délicate, subtile, fastueuse, grave ou gaie, douce, tendre, bucolique, sensible, très poétique.

(Vidéo : Gyorgy CZIFFRA ( piano ) )

Quatuor KV 387 N°14 « Printemps » … W.Amadeus MOZART

(Vidéo : Le Quatuor ALBAN BERG)

Ce merveilleux Quatuor fait partie d’un cycle de six pièces qui furent dédiés à Haydn. Celui-ci fut écrit en 1782. Ce sont des pages très techniques, développées, imaginatives, éloquentes. Un bel hommage à un compositeur qui était , de base, l’inventeur du genre.

Mozart avait connu Haydn l’année précédente. Ce dernier avait 24 ans de plus que lui et malgré leurs différences en bien des points, il se sont beaucoup appréciés et admirés réciproquement.

 ‘ Lui seul a le secret de me faire sourire, de me toucher au plus profond de mon âme  » affirmait Mozart

 » Si je pouvais faire en sorte que pénètrent dans l’âme de chaque ami de la musique les travaux incomparables de Mozart, aussi profondément, avec un tel entendement musical et une si grande émotion que je les comprends, alors les nations rivaliseraient pour posséder dans leurs murs un tel trésor !  » disait Haydn .

C’est un très beau Quatuor, noble, expressif, dense, avec un Andante absolument superbe. Il a été joué lors de soirées musicales avec Haydn en 2nd violon et Mozart à l’alto.