Merci et bienvenue …

J’ai eu le plaisir d’accueillir de nombreux nouveaux abonnés depuis ces fêtes de fin d’année et je les remercie, infiniment, d’avoir fait le choix de s’inscrire sur mon blog. Je tenais à leur souhaiter la bienvenue au travers de ce bouquet de saison. Pour moi c’est important de le faire.

Il est pour vous, mais il est également pour toutes celles et ceux qui me suivent depuis quelques années déjà. Je voulais qu’ils sachent que leur fidélité me touche énormément.

Je vous adresse à tous et toutes, anciens et nouveaux, mes amicales pensées.

Lisa ♥

11 novembre 2021 …

En ce jour du 11 novembre qui fête l’Armistice, j’ai choisi un poème magnifique du  poète, romancier et journaliste français, Louis ARAGON (Extrait de La guerre et ce qui s’ensuivit- Le roman inachevé 1956) :

 » Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles
Jeune homme dont j’ai vu battre le coeur à nu
Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus
Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille

Qu’un obus a coupé par le travers en deux
Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre
Et toi le tatoué l’ancien Légionnaire
Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

Roule au loin roule train des dernières lueurs
Les soldats assoupis que ta danse secoue
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou
Cela sent le tabac la laine et la sueur

Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs
La veilleuse vous faite de la couleur des pleurs
Vous bougez vaguement vos jambes condamnées

Vous étirez vos bras vous retrouvez le jour
Arrêt brusque et quelqu’un crie Au jus là-dedans
Vous baillez Vous avez une bouche et des dents
Et le caporal chante Au pont de Minaucourt

Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit
Déjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos places
Déjà le souvenir de vos amours s’efface
Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri »

« Le poilu victorieux » est une statue qui a été réalisée par le sculpteur Eugène BÉNET en 1920. Elle représente, comme son nom l’indique, un poilu de la première guerre mondiale. Elle fut destinée à orner différents monuments aux morts en France. Toutes sont signés du nom de l’artiste. Il y en a plusieurs centaines . Certaines sont en bronze, d’autres en pierre, et d’autres encore ont été colorées.

A propos des bistrots …

« Les bistrots respirent. Les propos qu’on y échange sont pleins d’illusions et de désillusions, de désirs, de craintes, d’espoirs et de doutes, c’est-à-dire, au bout du compte, d’intelligence. » Marc AUGÉ (Écrivain français – Extrait de son livre Eloge d’un bistrot parisien- Photo : Rita CRANE Photography )

 » Le bistrot est une figure emblématique de la restauration parisienne. C’est un café ou un restaurant où l’on mange de la cuisine bourgeoise ou traditionnelle, sans façon, sur des tables recouvertes de nappes en Vichy ou de plus en plus en papier. Le service est simple et rapide mais la cuisine est souvent délicieuse.

Les plats emblématiques des bistrots sont pour les entrées : le céleri rémoulade, les harengs pommes à l’huile, et les terrines de toutes sortes. Les classiques plats de résistance sont ceux de la cuisine bourgeoise : bœuf bourguignon, blanquette de veau, pot-au-feu, hachis Parmentier, et abats multiples et variés. Les vins ne sont pas des grands crus, mais des vins de soif, gouleyants et sans prétention. La mode actuelle est aux bistrots à vin.

Mais d’où vient le mot bistrot ? L’étymologie traditionnelle remonte à l’occupation de Paris en 1814 par les cosaques du tsar Alexandre I, qui réclamaient à boire ,à cor et à cri, dans les débits de boisson parisiens  » bystro,bystro » ce qui veut dire vite en russe. Le problème est que le mot bistro n’apparut qu’en 1884 dans les Souvenirs de la Roquette de l’abbé Moreau, pour désigner un petit café où l’on peut manger et boire de façon simple.

L’étymologie du mot bistrot que l’Académie française écrit avec un t (bistrot) reste assez mystérieuse comme le prouvent les nombreuses étymologies hypothétiques que l’on a pu proposer et que cite Alain Rey dans son Dictionnaire historique de la langue française : bistraud petit domestique aidant le marchand de vin – bistingo endroit où couchent les bohémiens ou les artistes – bastringue lieu ou l’on bistouille c’est-à-dire un café mélangé à l’alcool de genièvre ou du rhum dans le Nord de la France, dégradé en bistrouille. Dans la ligne directe du bistrot, on a désigné par bistrote la patronne qui tient le bistrot et bistroquet, par accrétion de bistrot et de troquet, lui-même dérivé de mastroquet , cabaretier(issu du flamand meesterke, petit patron), puis désignant le café.

Le bistrot a du trouver sa place parmi les multiples lieux de restauration qui existaient au XIXe siècle, les cafés, les bouillons, les brasseries et les restaurants. Si nous connaissons encore les restaurants de tous ordres, du restaurant exotique au restaurant étoilé de haute cuisine, et les brasseries qui servent des plats à toute heure, les bouillons qui servaient des repas à prix modéré ont disparu : il ne subsiste plus que le Bouillon Racine à Paris, célèbre par son décor conservé mais qui est devenu un restaurant. Les bouillons furent créés par un certain Duval, boucher de son état, qui servait du bœuf bouilli d’où leur nom. Les bistrots sont liés aux bougnats, marchands auvergnats de bois, de charbon et de vins. Les débits de vin associés au commerce du charbon (charbougna ou charbonnier d’où bougnat) sont sans doute des origines du bistrot qui étaient, jusqu’à une date récente, souvent tenus par des Auvergnats ou des Aveyronnais.

La cuisine des bistrots est toujours très populaire : c’est un moyen simple et assez bon marché de manger assis rapidement un repas simple ou simplement un repas chaud. C’est la meilleure alternative actuellement à l’invasion de la restauration rapide qu’il s’agisse des chaînes américaines, des pizzérias, qui n’ont qu’un rapport lointain avec la pizza originelle de Naples cuite au feu de boi, des sandwicheries ou des viennoiseries. Vivent donc les bistrots encore le plus longtemps possible pour notre santé et notre plaisir !  » Jean VITAUX (Médecin gastro-entérologue, fin gastronome français, membre de clubs renommée et grand connaisseur de l’histoire de la gastronomie)

« On peut aller au bistrot seul pour lire ou écrire tranquillement. C’est un espace qui offre une intimité et un abri et même une relative tranquillité. On peut s’y montrer, voire, s’y exhiber, mais aussi s’y cacher, parler ou se taire, participer à une activité collective ou rester seul pour rêver dans son coin ou tromper son ennui à regarder ceux qui semblent croquet la vie avec plaisir. » Pierre BOISARD (Sociologue français – Extrait de son livre La vie du bistrot)
 » Le comptoir d’un café est le parlement du peuple  » Honoré De BALZAC (Écrivain françaisPhoto Paul ALMASY)

15.8.2021 Assomption …

« À celle qui est infiniment jeune.
Parce qu’aussi elle est infiniment mère.

À celle qui est infiniment droite.
Parce qu’aussi elle est infiniment penchée.

À celle qui est infiniment joyeuse.
Parce qu’aussi elle est infiniment douloureuse.

À celle qui est infiniment touchante.
Parce qu’aussi elle est infiniment touchée.

À celle qui est infiniment céleste.
Parce qu’aussi elle est infiniment terrestre.

À celle qui est infiniment éternelle.
Parce qu’aussi elle est infiniment temporelle.

À celle qui est Marie.

À celle qui est la plus près de Dieu.
Parce qu’elle est la plus près des hommes » Charles PEGUY (Écrivain et poète français/ Extrait de son livre Le porche du mystère de la deuxième vertu)

 » Assomption » 1759 Giambattista TIEPOLO

Pour cette fête de la Vierge, j’ai choisi un des mouvements du Salve Regina HWV 241 de Georg Friedrich HÄENDEL : une œuvre sacrée composée et créée en 1707 en la Basilique Santa Maria Montesanto de Rome. L’interprétation est la voix magnifique et céleste de Emma KIRKBY, accompagnée par le LONDON BAROQUE, un orchestre sur instruments anciens fondé en 1978.

Le samedi …

« Perdu dans le désordre de la semaine, le samedi nous prend et nous déverse plein de couleurs dans les yeux et rit avec nous. Nous sommes, à nouveau, ces enfants qui regardent les fils d’or du temps se libérer les uns des autres, sachant que dans chacun d’entre eux il y a une possibilité secrète. Le samedi c’est la liberté pure. Il pourrait être un sentier qui se perd dans le bois, une page pleine de couleur, une part de tarte avec un parfum de miel, une chanson datant d’une vingtaine d’années, un caprice, une cabriole …  » Fabrizio CARAMAGNA (Auteur italien)

Ier.7.2021 …

Dictons du mois de juillet :

 » Jamais juillet sécheresse n’a causé la moindre détresse « 

 » Rage de nuit plus de mal, mais que de bruit !  »

 » Qui veut bon navet le sème en juillet  »

 » En juillet sombre matinée n’empêche pas bonne journée  »

 » La chaleur de juillet fait de septembre la valeur  »

20 Juin 2021 : Fête des pères …

 » Pour un enfant, il est important de voir le regard de son papa sur lui ou elle, d’entendre sa voix, de sentir son odeur, de le sentir énergétigène, c’est-à-dire capable d’insuffler son énergie dans les moments de stress ou de danger, de le percevoir comme apte à capter les émotions qui viendront vers lui. D’avoir une confiance inouïe inaltérable dans ce géant qui se penche sur son berceau, qui lui sourit, qui lui parle, le prend dans ses bras, même s’il ne sait trop comment s’y prendre ! Un homme qui peut simplement être là, pour le bercer, pour ronronner de plaisir et lui murmurer des mots de tendresse. Un père doit parler, doit faire entendre la musique de sa voix, avec des vibrations bien différentes de celles de la maman, des intonations, des rythmes qui ne sont qu’à lui et que le bébé va percevoir et recevoir comme étant à lui seul destinés.  » Jacques SALOMÉ (Psychosociologue et écrivain français)

 »Père et fils » par Daniel GERHARTZ

30.5.2021 : Fête des mamans …

 » Tu m’as donné le jour,
Tu m’as offert la vie,
Et bercée par ton amour
Se sont enfuies
Mes peurs d’enfant,
Envolées mes tristesses,
Sur ton cœur de Maman
Débordant de tendresse !

Suspendue à ton sourire,
J’ai essayé de grandir
Tout doucement,
De retenir les ans,
Et le temps qui m’a poussée
Vers l’indépendance désirée,
N’a jamais brisé le lien
Qui lie mon coeur au tien !

Tu as protégé mon enfance,
Ensoleillé mon adolescence,
Tu illumines chaque jour mon existence ! « Véronique AUDELON (Poétesse française)

Sonate BWV 68 : pour le Lundi de Pentecôte … Jean-Sébastien BACH

« Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.  » Acte des Apôtres/Chapitre 2

(Vidéo : Ton KOOPMAN à la direction de l’AMSTERDAM BAROCHE ORCHESTRA & CHOEUR )

La belle et sereine Cantate religieuse BWV 68 a été écrite en 1725 à Leipzig et créée pour le lundi de Pentecôte. Elle fait partie des neuf Cantates qui furent composées pour cette fête par Jean-Sébastien Bach. Contrairement aux autres, celle-ci n’a que cinq mouvements. Elle s’intitule Also hat Gott die welt geliebt (Ainsi Dieu a t-il témoigné son amour pour le monde)- Elle est basée sur des textes de l’Évangile, notamment ceux de l’Évangile selon St Jean, l’Acte des Apôtres, et ceux de l’ écrivain et poétesse allemande Christiana Mariana Von Ziegler .

Elle est assez jubilatoire, d’une grande richesse, très inventive que ce soit dans le choral comme dans l’instrumental.

 » Pentecôte  » par Louis GALLOCHE