Jeudi 13 mai 2021 : Ascension …

« Jésus au ciel est monté
Pour vous envoyer sa grâce
Espérance et charité,
Foi qui jamais ne se lasse,

Patience et tous les dons
Que l’esprit porte en ses flammes.
Et les trésors de pardons,
De zèle au salut des âmes,

De courage durant les
Tentations de ce monde.
Ah ! surtout, oui, devant les
Tentations de ce monde,

Ces scandales étalés
Tour à tour beaux puis immondes,
Pauvres cœurs écartelés,
Tristes âmes vagabondes !

Jésus au ciel est monté,
Mais en nous laissant son ombre :
L’Évangile répété
Sans cesse aux peuples sans nombre.  »

Jésus au ciel est monté
Pour mieux veiller, Lui, fait homme,
Sur notre fragilité
Qu’il éprouva.

Jésus au ciel est monté
Notre nuit n’y pourrait suivre
Avant la mort sa clarté :
Ah ! d’esprit allons y vivre ! Paul VERLAINE (Poète français / Extrait de son recueil Liturgies intimes/1892)

Tableau de Francesco CAMILLO
(Vidéo : Philippe HERREWEGHE à la direction du COLLEGIUM VOCALE // Barbara SCHLICK (Soprano) – Catherine PATRIASZ (Alto) – Christoph PREGARDIEN (Ténor) et Peter KOOY (Basse)

Cantate BWV 43 Gott fähret auf mit Jauchzen (Dieu monte au ciel dans des cris de joie) : Bach a écrit de très nombreuses Cantates pour l’Ascension. Celle-ci, assez majestueuse, brillante, festive, le fut en 1726. Elle se compose de 11 mouvements dont deux avec chœur. Elle est basée sur des textes liturgiques se référant à la montée du Seigneur vers le ciel.

8 mai 2021 …

Pour ce 8 mai qui célèbre la victoire des alliés contre l’Allemagne nazie et la fin de la seconde guerre mondiale , j’ai choisi un poème écrit par Paul ÉLUARD en 1942. Il fait partie du recueil Poésie et Vérité –

Ce texte a été édité dans la revue la France Libre. Des milliers d’exemplaires ont été parachutés en 1942 au-dessus du sol français par la Royal Air Force  .

 » Sur mes cahiers d’écolier
sur mon pupitre et les arbres
sur le sable sur la neige
j’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
sur toutes les pages blanches
pierre sang papier ou cendre
j’écris ton nom

Sur les images dorées
sur les armes des guerriers
sur la couronne des rois
j’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
sur les nids sur les genêts
sur l’écho de mon enfance
j’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
sur le pain blanc des journées
sur les saisons fiancées
j’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
sur l’étang soleil moisi
sur le lac lune vivante
j’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
sur les ailes des oiseaux
et sur le moulin des ombres
j’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
sur la mer sur les bateaux
sur la montagne démente
j’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
sur les sueurs de l’orage
sur la pluie épaisse et fade
j’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
sur les cloches des couleurs
sur la vérité physique
j’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
sur les routes déployées
sur les places qui débordent
j’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
sur la lampe qui s’éteint
sur mes maisons réunies
j’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
du miroir et de ma chambre
sur mon lit coquille vide
j’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
sur ses oreilles dressées
sur sa patte maladroite
j’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
sur les objets familiers
sur le flot du feu béni
j’écris ton nom

Sur toute chair accordée
sur le front de mes amis
sur chaque main qui se tend
j’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
sur les lèvres attentives
bien au-dessus du silence
j’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
sur mes phares écroulés
sur les murs de mon ennui
j’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
sur la solitude nue
sur les marches de la mort
j’écris ton nom

sur la santé revenue
sur le risque disparu
sur l’espoir sans souvenir
j’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
je recommence ma vie
je suis né pour te connaître
pour te nommer

Liberté. ….  » Paul ÉLUARD (Poète français )

Lithographie du poème de Paul ÉLUARD peint par Fernand LÉGER en 1953

Merci et bienvenue …

On ne change pas les bonnes habitudes 🙂 : j’en ai une qui revient à peu près mensuellement ou tous les deux mois, à savoir accueillir avec bonheur les nouveaux abonnés(ées) qui ont eu la gentillesse de s’inscrire sur mon blog.

Je vous remercie infiniment d’avoir fait le choix de me suivre et au-délà de ce plaisir, il y a également la joie de découvrir l’univers de chacun d’entre vous.

Bienvenue ! Très belle et douce semaine à toutes et tous, anciens et nouveaux.

Amicales pensées

Lisa ♥

4.4.2021 : Jour de Pâques …

 » Oui, Christ est ressuscité !
Et la mort est terrassée
Notre ennemi est vaincu
Par ce nom glorieux : Jésus !

Mort, où donc est ta victoire ?
Christ vient nous donner l’espoir
Sa victoire resplendit
Lui, le Prince de la Vie.

Quittant la gloire éternelle
Il vient, descendant du ciel
Payer pour des misérables
Ô joie, bonheur ineffable

L’espérance est assurée
Il viendra nous rechercher
Et avec lui, pour toujours
Nous serons, dans son séjour. » Benjamin EGGEN (Pasteur belge, écrivain et poète)

(Vidéo : ADAGIO de l’Oratorio BWV 249 de Jean-Sébastien BACH -Marcel PONSEEL à l’hautbois – LE COLLEGIUM VOCALE, GENT – Direction Philippe HERREWEGHE)

Le magnifique Oratorio BWV249 de Jean-Sébastien BACH a été créé en 1725 pour le dimanche de Pâques, en l’église St Thomas de Leipzig. C’est une partition qui a souvent été reprise par Bach pour d’autres occasions en 1726/1732-35 et 1740. Elle est basée sur l’Évangile selon St Jean notamment lorsque les apôtres constatent que le tombeau de Jésus est vide. Elle comporte 11 parties

28.3.2021 : Dimanche des Rameaux …

 » Profonde poésie et symbole sublime
De ces rameaux sacrés dont le vert éternel
Évoque, en nos parvis, l’hosanna solennel,
Le triomphe royal des palmes de Solyme !

Palmes qui couronnez l’hiver de nos climats,
Et qui, par la verdeur et par l’efflorescence,
S’apparentent, sans doute, à l’immortelle essence
Des cèdres du Carmel et des pins de Damas ?

En mouvante forêt, en larges théories,
Pour marquer le respect, l’allégresse et l’amour,
Palmes, agitez-vous, et saluez le jour
Que ramène, après deux mille ans, Pâques fleuries !

Agitez-vous aux mains de ce peuple de Dieu,
Qui vous vénère encore, et croit, d’une âme franche,
Que, pourvu qu’on l’expose avec foi, l’humble branche
Détourne le tonnerre, et la grêle, et le feu.

Et vous, rameaux anciens dont la feuille se fane,
Au cercueil, que l’ami vous dépose à genoux ;
Entre les doigts des morts, que s’exhale pour nous
Le baume amer et doux, qui de la sève émane !

Que la tombe, selon la légende d’Armor,
Accomplisse un prodige, et que votre poussière,
Ô rameaux, se ranime, et, gardant tout entière
L’âme de vos parfums, se change en rameaux d’or ! Poème  » Le rameau béni «  de Nérée BEAUCHEMIN (Écrivain, poète et médecin québécois/ Extrait de son recueil Patrie Intime)

(Vidéo : Ier mouvement Cantate BWV 182 – Nikolaus HARNONCOURT à la direction du CONCENTUS MUSICUS WIEN

La Cantate BWV 182 de Jean-Sébastien BACH a été créée le dimanche des Rameaux en la chapelle du château de Johann Ernest de Saxe à Weimar en 1714 – Le livret est de Salomon Franck poète et juriste à la Cour de Weimar, il est basé sur le psaume 40. La partition comporte sept mouvements dont le premier (ci-dessus) est instrumental.

Bienvenue et Merci …

 » L’homme le plus heureux est celui qui fait le bonheur d’un plus grand nombre d’autres.  » Denis DIDEROT (Écrivain français)

Comme je le fais assez régulièrement, je tiens à souhaiter la bienvenue à toutes les nouvelles personnes qui se sont inscrites sur mon blog durant ces deux derniers mois . C’est une démarche qui me touche et je suis vraiment ravie que mes articles puissent vous plaire .

Je vous remercie tous, nouveaux et anciens abonnés, pour votre intérêt et votre fidélité .

Recevez mes amicales pensées. Prenez bien soin de vous !

Lisa ♥

8.3.2021 : journée de la femme …

 » Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu’on connaît à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais
A celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulut rester inconnue
Et qui n’est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D’un avenir désespérant

A ces timides amoureuses
Qui restèrent silencieuses
Et portent encor votre deuil
A celles qui s’en sont allées
Loin de vous, tristes esseulées
Victimes d’un stupide orgueil.

Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie
On songe avec un peu d’envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux coeurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir.  » Antoine POL (Officier dans l’armée, chef d’entreprise, poète français – Ce poème a été mis en musique et interprété par Georges BRASSENS / Il fait partie du recueil Des Émotions poétiques)

Tableau de Ludwig PASSINI

7.3.2021 Fête des grands-mères …

 » Un cœur de Mamie, ça veut du bonheur,
Du bonheur pour tous ses enfants.
Un cœur de Mamie, ça a toujours peur,
ça tremble pour petits et grands;
ça se laisse grignoter par la vie et les événements.

Un cœur de Mamie, ça se donne sans compter:
C’est toujours un cœur de maman.

Un cœur de Mamie, ça n’aime pas la solitude.
C’est hospitalier, comme dans les Béatitudes.
ça aime les visites.
  » Ne partez pas, vous avez le temps. »
  » Encore un biscuit. »  » Restez encore un instant. »
ça aimerait qu’on lui dise un petit merci en passant.
ça voudrait une bise;
Mais les jeunes en ont-ils le temps?

Un cœur de Mamie, ça ne vieillit pas.
ça veut s’accrocher. C’est parfois bien las!
Un cœur de Mamie, c’est plein de finesse;
ça sait deviner: ça voit la tristesse;
ça sait regarder, sans oser rien dire.
C’est plein de bonté, ça vit de tourments.

Un cœur de Mamie, ça se dit:
  « Je ne voudrais pas partir.« 
Rester pour aimer.
Même vieux, ça ne veut pas mourir.
demain oui, peut-être.
Mais non, non, pas aujourd’hui.
ça veut être là pour les fêtes.
Voir grands et petits; consoler; encourager.

Un cœur de Mamie, c’est disponible, pas pressé.
ça ne pense qu’à donner.
ça a de l’expérience.
ça doit rester longtemps, 
Pour donner confiance dans la vie à ses petits-enfants. « Guy GILBERT ( Prêtre catholique français )

14.2.2021 : Saint-Valentin …

 » Aimer, ce n’est pas s’installer une fois pour toutes au sommet de ses certitudes. C’est douter toujours, trembler toujours. Et puis, demeurer vigilant pour éviter que le poison mortel de l’habitude ne s’insinue et nous tue, ou pire : nous anesthésie. Ne pas croire que plus rien ne reste à faire mais au contraire séduire, séduire encore.

Aimer, ce n’est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées. C’est avancer en funambule au-dessus de précipice et savoir qu’il y a quelqu’un au bout qui dit d’une voix douce et calme : avance, continue d’avancer, n’aie pas peur, tu vas y arriver, je suis là. » Philippe BESSON (Écrivain, scénariste, dramaturge français / Extrait de son livre Se résoudre aux adieux)

Photo Angela NIKOLAU

Merci et bienvenue …

Ainsi que j’ai l’habitude de le faire régulièrement , je souhaite la bienvenue aux personnes qui se sont abonnées récemment sur mon blog. Je vous remercie d’avoir fait le choix de me suivre et d’apprécier ce que je poste.

Très belle semaine à vous tous, anciens et nouveaux !

Amicales pensées,

Lisa ♥