Merci et bienvenue …

J’ai eu le plaisir d’accueillir des nouveaux abonnés depuis la fin de l’été , et je les remercie d’avoir fait le choix de s’inscrire sur mon blog. Il est important pour moi de leur souhaiter la bienvenue au travers de ce bouquet.

C’est également un petit présent pour toutes celles et ceux qui me suivent depuis quelques années déjà. Soyez assurées(és) que votre fidélité me touche énormément.

Je vous adresse à tous et toutes, anciens et nouveaux, mes amicales pensées.

Lisa ♥

A bientôt …

Chères(ers) abonnées(és)

Je vais m’absenter à partir de demain matin pour subir une intervention chirurgicale et ne serai malheureusement pas en mesure, durant ce laps de temps, d’être connectée à mon blog.

Je vous dis à très bientôt et vous adresse toutes mes amicales pensées. Lisa ♥

A propos des bistrots …

« Les bistrots respirent. Les propos qu’on y échange sont pleins d’illusions et de désillusions, de désirs, de craintes, d’espoirs et de doutes, c’est-à-dire, au bout du compte, d’intelligence. » Marc AUGÉ (Écrivain français – Extrait de son livre Eloge d’un bistrot parisien- Photo : Rita CRANE Photography )

 » Le bistrot est une figure emblématique de la restauration parisienne. C’est un café ou un restaurant où l’on mange de la cuisine bourgeoise ou traditionnelle, sans façon, sur des tables recouvertes de nappes en Vichy ou de plus en plus en papier. Le service est simple et rapide mais la cuisine est souvent délicieuse.

Les plats emblématiques des bistrots sont pour les entrées : le céleri rémoulade, les harengs pommes à l’huile, et les terrines de toutes sortes. Les classiques plats de résistance sont ceux de la cuisine bourgeoise : bœuf bourguignon, blanquette de veau, pot-au-feu, hachis Parmentier, et abats multiples et variés. Les vins ne sont pas des grands crus, mais des vins de soif, gouleyants et sans prétention. La mode actuelle est aux bistrots à vin.

Mais d’où vient le mot bistrot ? L’étymologie traditionnelle remonte à l’occupation de Paris en 1814 par les cosaques du tsar Alexandre I, qui réclamaient à boire ,à cor et à cri, dans les débits de boisson parisiens  » bystro,bystro » ce qui veut dire vite en russe. Le problème est que le mot bistro n’apparut qu’en 1884 dans les Souvenirs de la Roquette de l’abbé Moreau, pour désigner un petit café où l’on peut manger et boire de façon simple.

L’étymologie du mot bistrot que l’Académie française écrit avec un t (bistrot) reste assez mystérieuse comme le prouvent les nombreuses étymologies hypothétiques que l’on a pu proposer et que cite Alain Rey dans son Dictionnaire historique de la langue française : bistraud petit domestique aidant le marchand de vin – bistingo endroit où couchent les bohémiens ou les artistes – bastringue lieu ou l’on bistouille c’est-à-dire un café mélangé à l’alcool de genièvre ou du rhum dans le Nord de la France, dégradé en bistrouille. Dans la ligne directe du bistrot, on a désigné par bistrote la patronne qui tient le bistrot et bistroquet, par accrétion de bistrot et de troquet, lui-même dérivé de mastroquet , cabaretier(issu du flamand meesterke, petit patron), puis désignant le café.

Le bistrot a du trouver sa place parmi les multiples lieux de restauration qui existaient au XIXe siècle, les cafés, les bouillons, les brasseries et les restaurants. Si nous connaissons encore les restaurants de tous ordres, du restaurant exotique au restaurant étoilé de haute cuisine, et les brasseries qui servent des plats à toute heure, les bouillons qui servaient des repas à prix modéré ont disparu : il ne subsiste plus que le Bouillon Racine à Paris, célèbre par son décor conservé mais qui est devenu un restaurant. Les bouillons furent créés par un certain Duval, boucher de son état, qui servait du bœuf bouilli d’où leur nom. Les bistrots sont liés aux bougnats, marchands auvergnats de bois, de charbon et de vins. Les débits de vin associés au commerce du charbon (charbougna ou charbonnier d’où bougnat) sont sans doute des origines du bistrot qui étaient, jusqu’à une date récente, souvent tenus par des Auvergnats ou des Aveyronnais.

La cuisine des bistrots est toujours très populaire : c’est un moyen simple et assez bon marché de manger assis rapidement un repas simple ou simplement un repas chaud. C’est la meilleure alternative actuellement à l’invasion de la restauration rapide qu’il s’agisse des chaînes américaines, des pizzérias, qui n’ont qu’un rapport lointain avec la pizza originelle de Naples cuite au feu de boi, des sandwicheries ou des viennoiseries. Vivent donc les bistrots encore le plus longtemps possible pour notre santé et notre plaisir !  » Jean VITAUX (Médecin gastro-entérologue, fin gastronome français, membre de clubs renommée et grand connaisseur de l’histoire de la gastronomie)

« On peut aller au bistrot seul pour lire ou écrire tranquillement. C’est un espace qui offre une intimité et un abri et même une relative tranquillité. On peut s’y montrer, voire, s’y exhiber, mais aussi s’y cacher, parler ou se taire, participer à une activité collective ou rester seul pour rêver dans son coin ou tromper son ennui à regarder ceux qui semblent croquet la vie avec plaisir. » Pierre BOISARD (Sociologue français – Extrait de son livre La vie du bistrot)
 » Le comptoir d’un café est le parlement du peuple  » Honoré De BALZAC (Écrivain françaisPhoto Paul ALMASY)

15.8.2021 Assomption …

« À celle qui est infiniment jeune.
Parce qu’aussi elle est infiniment mère.

À celle qui est infiniment droite.
Parce qu’aussi elle est infiniment penchée.

À celle qui est infiniment joyeuse.
Parce qu’aussi elle est infiniment douloureuse.

À celle qui est infiniment touchante.
Parce qu’aussi elle est infiniment touchée.

À celle qui est infiniment céleste.
Parce qu’aussi elle est infiniment terrestre.

À celle qui est infiniment éternelle.
Parce qu’aussi elle est infiniment temporelle.

À celle qui est Marie.

À celle qui est la plus près de Dieu.
Parce qu’elle est la plus près des hommes » Charles PEGUY (Écrivain et poète français/ Extrait de son livre Le porche du mystère de la deuxième vertu)

 » Assomption » 1759 Giambattista TIEPOLO

Pour cette fête de la Vierge, j’ai choisi un des mouvements du Salve Regina HWV 241 de Georg Friedrich HÄENDEL : une œuvre sacrée composée et créée en 1707 en la Basilique Santa Maria Montesanto de Rome. L’interprétation est la voix magnifique et céleste de Emma KIRKBY, accompagnée par le LONDON BAROQUE, un orchestre sur instruments anciens fondé en 1978.

Jeudi 13 mai 2021 : Ascension …

« Jésus au ciel est monté
Pour vous envoyer sa grâce
Espérance et charité,
Foi qui jamais ne se lasse,

Patience et tous les dons
Que l’esprit porte en ses flammes.
Et les trésors de pardons,
De zèle au salut des âmes,

De courage durant les
Tentations de ce monde.
Ah ! surtout, oui, devant les
Tentations de ce monde,

Ces scandales étalés
Tour à tour beaux puis immondes,
Pauvres cœurs écartelés,
Tristes âmes vagabondes !

Jésus au ciel est monté,
Mais en nous laissant son ombre :
L’Évangile répété
Sans cesse aux peuples sans nombre.  »

Jésus au ciel est monté
Pour mieux veiller, Lui, fait homme,
Sur notre fragilité
Qu’il éprouva.

Jésus au ciel est monté
Notre nuit n’y pourrait suivre
Avant la mort sa clarté :
Ah ! d’esprit allons y vivre ! Paul VERLAINE (Poète français / Extrait de son recueil Liturgies intimes/1892)

Tableau de Francesco CAMILLO
(Vidéo : Philippe HERREWEGHE à la direction du COLLEGIUM VOCALE // Barbara SCHLICK (Soprano) – Catherine PATRIASZ (Alto) – Christoph PREGARDIEN (Ténor) et Peter KOOY (Basse)

Cantate BWV 43 Gott fähret auf mit Jauchzen (Dieu monte au ciel dans des cris de joie) : Bach a écrit de très nombreuses Cantates pour l’Ascension. Celle-ci, assez majestueuse, brillante, festive, le fut en 1726. Elle se compose de 11 mouvements dont deux avec chœur. Elle est basée sur des textes liturgiques se référant à la montée du Seigneur vers le ciel.

8 mai 2021 …

Pour ce 8 mai qui célèbre la victoire des alliés contre l’Allemagne nazie et la fin de la seconde guerre mondiale , j’ai choisi un poème écrit par Paul ÉLUARD en 1942. Il fait partie du recueil Poésie et Vérité –

Ce texte a été édité dans la revue la France Libre. Des milliers d’exemplaires ont été parachutés en 1942 au-dessus du sol français par la Royal Air Force  .

 » Sur mes cahiers d’écolier
sur mon pupitre et les arbres
sur le sable sur la neige
j’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
sur toutes les pages blanches
pierre sang papier ou cendre
j’écris ton nom

Sur les images dorées
sur les armes des guerriers
sur la couronne des rois
j’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
sur les nids sur les genêts
sur l’écho de mon enfance
j’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
sur le pain blanc des journées
sur les saisons fiancées
j’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
sur l’étang soleil moisi
sur le lac lune vivante
j’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
sur les ailes des oiseaux
et sur le moulin des ombres
j’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
sur la mer sur les bateaux
sur la montagne démente
j’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
sur les sueurs de l’orage
sur la pluie épaisse et fade
j’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
sur les cloches des couleurs
sur la vérité physique
j’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
sur les routes déployées
sur les places qui débordent
j’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
sur la lampe qui s’éteint
sur mes maisons réunies
j’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
du miroir et de ma chambre
sur mon lit coquille vide
j’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
sur ses oreilles dressées
sur sa patte maladroite
j’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
sur les objets familiers
sur le flot du feu béni
j’écris ton nom

Sur toute chair accordée
sur le front de mes amis
sur chaque main qui se tend
j’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
sur les lèvres attentives
bien au-dessus du silence
j’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
sur mes phares écroulés
sur les murs de mon ennui
j’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
sur la solitude nue
sur les marches de la mort
j’écris ton nom

sur la santé revenue
sur le risque disparu
sur l’espoir sans souvenir
j’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
je recommence ma vie
je suis né pour te connaître
pour te nommer

Liberté. ….  » Paul ÉLUARD (Poète français )

Lithographie du poème de Paul ÉLUARD peint par Fernand LÉGER en 1953

4.4.2021 : Jour de Pâques …

 » Oui, Christ est ressuscité !
Et la mort est terrassée
Notre ennemi est vaincu
Par ce nom glorieux : Jésus !

Mort, où donc est ta victoire ?
Christ vient nous donner l’espoir
Sa victoire resplendit
Lui, le Prince de la Vie.

Quittant la gloire éternelle
Il vient, descendant du ciel
Payer pour des misérables
Ô joie, bonheur ineffable

L’espérance est assurée
Il viendra nous rechercher
Et avec lui, pour toujours
Nous serons, dans son séjour. » Benjamin EGGEN (Pasteur belge, écrivain et poète)

(Vidéo : ADAGIO de l’Oratorio BWV 249 de Jean-Sébastien BACH -Marcel PONSEEL à l’hautbois – LE COLLEGIUM VOCALE, GENT – Direction Philippe HERREWEGHE)

Le magnifique Oratorio BWV249 de Jean-Sébastien BACH a été créé en 1725 pour le dimanche de Pâques, en l’église St Thomas de Leipzig. C’est une partition qui a souvent été reprise par Bach pour d’autres occasions en 1726/1732-35 et 1740. Elle est basée sur l’Évangile selon St Jean notamment lorsque les apôtres constatent que le tombeau de Jésus est vide. Elle comporte 11 parties

28.3.2021 : Dimanche des Rameaux …

 » Profonde poésie et symbole sublime
De ces rameaux sacrés dont le vert éternel
Évoque, en nos parvis, l’hosanna solennel,
Le triomphe royal des palmes de Solyme !

Palmes qui couronnez l’hiver de nos climats,
Et qui, par la verdeur et par l’efflorescence,
S’apparentent, sans doute, à l’immortelle essence
Des cèdres du Carmel et des pins de Damas ?

En mouvante forêt, en larges théories,
Pour marquer le respect, l’allégresse et l’amour,
Palmes, agitez-vous, et saluez le jour
Que ramène, après deux mille ans, Pâques fleuries !

Agitez-vous aux mains de ce peuple de Dieu,
Qui vous vénère encore, et croit, d’une âme franche,
Que, pourvu qu’on l’expose avec foi, l’humble branche
Détourne le tonnerre, et la grêle, et le feu.

Et vous, rameaux anciens dont la feuille se fane,
Au cercueil, que l’ami vous dépose à genoux ;
Entre les doigts des morts, que s’exhale pour nous
Le baume amer et doux, qui de la sève émane !

Que la tombe, selon la légende d’Armor,
Accomplisse un prodige, et que votre poussière,
Ô rameaux, se ranime, et, gardant tout entière
L’âme de vos parfums, se change en rameaux d’or ! Poème  » Le rameau béni «  de Nérée BEAUCHEMIN (Écrivain, poète et médecin québécois/ Extrait de son recueil Patrie Intime)

(Vidéo : Ier mouvement Cantate BWV 182 – Nikolaus HARNONCOURT à la direction du CONCENTUS MUSICUS WIEN

La Cantate BWV 182 de Jean-Sébastien BACH a été créée le dimanche des Rameaux en la chapelle du château de Johann Ernest de Saxe à Weimar en 1714 – Le livret est de Salomon Franck poète et juriste à la Cour de Weimar, il est basé sur le psaume 40. La partition comporte sept mouvements dont le premier (ci-dessus) est instrumental.

8.3.2021 : journée de la femme …

 » Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu’on connaît à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais
A celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulut rester inconnue
Et qui n’est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D’un avenir désespérant

A ces timides amoureuses
Qui restèrent silencieuses
Et portent encor votre deuil
A celles qui s’en sont allées
Loin de vous, tristes esseulées
Victimes d’un stupide orgueil.

Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie
On songe avec un peu d’envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux coeurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir.  » Antoine POL (Officier dans l’armée, chef d’entreprise, poète français – Ce poème a été mis en musique et interprété par Georges BRASSENS / Il fait partie du recueil Des Émotions poétiques)

Tableau de Ludwig PASSINI

7.3.2021 Fête des grands-mères …

 » Un cœur de Mamie, ça veut du bonheur,
Du bonheur pour tous ses enfants.
Un cœur de Mamie, ça a toujours peur,
ça tremble pour petits et grands;
ça se laisse grignoter par la vie et les événements.

Un cœur de Mamie, ça se donne sans compter:
C’est toujours un cœur de maman.

Un cœur de Mamie, ça n’aime pas la solitude.
C’est hospitalier, comme dans les Béatitudes.
ça aime les visites.
  » Ne partez pas, vous avez le temps. »
  » Encore un biscuit. »  » Restez encore un instant. »
ça aimerait qu’on lui dise un petit merci en passant.
ça voudrait une bise;
Mais les jeunes en ont-ils le temps?

Un cœur de Mamie, ça ne vieillit pas.
ça veut s’accrocher. C’est parfois bien las!
Un cœur de Mamie, c’est plein de finesse;
ça sait deviner: ça voit la tristesse;
ça sait regarder, sans oser rien dire.
C’est plein de bonté, ça vit de tourments.

Un cœur de Mamie, ça se dit:
  « Je ne voudrais pas partir.« 
Rester pour aimer.
Même vieux, ça ne veut pas mourir.
demain oui, peut-être.
Mais non, non, pas aujourd’hui.
ça veut être là pour les fêtes.
Voir grands et petits; consoler; encourager.

Un cœur de Mamie, c’est disponible, pas pressé.
ça ne pense qu’à donner.
ça a de l’expérience.
ça doit rester longtemps, 
Pour donner confiance dans la vie à ses petits-enfants. « Guy GILBERT ( Prêtre catholique français )