1er Mars 2021 …

 » Mars, le mois des fous,
qui s’amuse et bafoue
les lois, même de la nature.
Un jour l’hiver perdure,
un autre l’été semble être là.
Mars, long mois plein de falbalas
où, la nature, enfin, s’éveille
après de longs mois de veille
 » Dominique SAGNE (Poétesse française)

Dictons du mois de mars :

« Des fleurs que mars verra, peu de fruits on mangera »

« Le soleil de mars cause des rhumes tenaces »

« En mars manteau de neige dans le pré, manteau de foin au prochain été »

« Quand en mars l’abricotier est en fleur, nuit et jour ont même longueur »

14.2.2021 : Saint-Valentin …

 » Aimer, ce n’est pas s’installer une fois pour toutes au sommet de ses certitudes. C’est douter toujours, trembler toujours. Et puis, demeurer vigilant pour éviter que le poison mortel de l’habitude ne s’insinue et nous tue, ou pire : nous anesthésie. Ne pas croire que plus rien ne reste à faire mais au contraire séduire, séduire encore.

Aimer, ce n’est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées. C’est avancer en funambule au-dessus de précipice et savoir qu’il y a quelqu’un au bout qui dit d’une voix douce et calme : avance, continue d’avancer, n’aie pas peur, tu vas y arriver, je suis là. » Philippe BESSON (Écrivain, scénariste, dramaturge français / Extrait de son livre Se résoudre aux adieux)

Photo Angela NIKOLAU

Février 2021 …

Dictons du mois de février :

 » Neige de février pour le pré vaut fumier « 

 » Autant de brouillard en février, autant de pluie en mai « 

« Quand février commence en lion, il finit comme un mouton « 

 » Les petits matins froids du mois de février
se lèvent dans des tons de rouge orangé,
et les nuages lentement s’étirent,
laissant au soleil le temps de se vêtir.
De sa douce chaleur, il fait fondre la glace
que la nuit dépose comme une carapace,
sur une nature, encore engourdie
qui ne demande qu’à reprendre vie.
Février à mauvaise réputation.
à la lecture des vieux dictons
on le dit, froid, pluvieux, venteux.
Et pourtant il est bien besogneux
puisqu’il prépare le Printemps
tirant la nature de son engourdissement
un petit peu plus, chaque jour
sans rien attendre en retour
que de mourir, pour laisser sa place
à ce coquin de mois de Mars.
Mardi-gras et la chandeleur
amènent à ce petit mois travailleur
un air de fête, apprécié des petits
qui le couvrent des couleurs des confettis.  » Dominique SAGNE ( Poétesse française )

Illustration by Mathou

Merci et bienvenue …

Ainsi que j’ai l’habitude de le faire régulièrement , je souhaite la bienvenue aux personnes qui se sont abonnées récemment sur mon blog. Je vous remercie d’avoir fait le choix de me suivre et d’apprécier ce que je poste.

Très belle semaine à vous tous, anciens et nouveaux !

Amicales pensées,

Lisa ♥

6.1.2021 : Épiphanie  » Les rois mages « …

 » Ils perdirent l’étoile, un soir ; pourquoi perd on
L’étoile ? Pour l’avoir parfois trop regardée,
Les deux rois blancs, étant des savants de Chaldée,
Tracèrent sur le sol des cercles au bâton.
Ils firent des calculs, grattèrent leur menton,
Mais l’étoile avait fui, comme fuit une idée.
Et ces hommes dont l’âme eût soif d’être guidée
Pleurèrent, en dressant des tentes de coton.
Mais le pauvre Roi noir, méprisé des deux autres,
Se dit « Pensons aux soifs qui ne sont pas les nôtres,
Il faut donner quand même à boire aux animaux. »
Et, tandis qu’il tenait son seau d’eau par son anse,
Dans l’humble rond de ciel où buvaient les chameaux
Il vit l’étoile d’or, qui dansait en silence. » Edmond ROSTAND (Écrivain, poète, dramaturge et essayiste français)

https://pointespalettespartition.wordpress.com/2020/01/05/la-galette-des-rois/

Bonne et heureuse année 2021 !

 » Je ne prendrai pas de calendrier cette année car j’ai été très mécontent de celui de l’année dernière  » a dit un jour le journaliste, écrivain et humoriste Alphonse Allais. Je ne pense pas que nous ayons envie , nous aussi, de nous repencher sur 2020 après ce que nous venons de traverser.

Le mot le plus beau que j’espère pour nous tous en 2021 : c’est le mot espoir. L’espoir que nous puissions avoir totalement confiance en un remède qui nous protègera petits et grands de ce virus ( et de ses variantes ) , que nous ne revivions pas un nouveau confinement (bien que beaucoup voit un troisième comme inévitable) , que nous retrouvions un peu de nos habitudes d’autrefois, que notre quotidien ne baigne plus dans cette atmosphère anxiogène qui est la nôtre depuis des mois.

Il y a une citation du journaliste et écrivain Philippe Labro que j’ai lue il y a quelques jours et qui me plait. Je la retiendrai comme fil conducteur pour affronter l’an nouveau :  » On peut regarder la vie et le monde avec effroi, mais il faut savoir aimer, écouter de la musique, voir les enfants grandir, écouter le chant d’un torrent. C’est un choix. Le désespoir ne sert à rien, l’espoir est la seule solution « .

Bonne & Heureuse Année 2021 à vous toutes et tous ! Que l’an nouveau vous garde , ainsi que vos proches, en bonne santé .Qu’il apporte à votre vie des sourires, de la sérénité, de la paix, du rêve, du réconfort, du courage, de l’amour, de l’amitié –

Chers (ères) abonnés (ées), anciens et nouveaux (à qui je souhaite la bienvenue) continuez de prendre grand soin de vous et comme disait Victor Hugo : « Saluons ensemble cette nouvelle année qui vieillit notre amitié sans vieillir notre cœur « 

Amicales pensées et bisous de circonstance , Lisa ♥ ♥ ♥

Joyeux Noël 2020 …

Un petit poème nostalgique que j’aime beaucoup et qui, peut-être, vous fera penser aux noëls de votre enfance. Malgré cette période assez difficile, je vous souhaite de passer un très JOYEUX NOËL .

Soyez heureux auprès de celles et ceux que vous chérissez, profitez-en bien tout en prenant grand soin de chacun d’entre vous surtout.

Je vous retrouve, avec grand plaisir, le 26.12.

Amicales pensées à vous toutes et tous, Lisa ♥

 » Merveilleux Noëls de mon enfance,
Avec toute cette effervescence
Qui régnait partout dans la maison,
Et le sapin plein de décorations !
Moments de joie sans pareil,
Parés de bonheur et de merveilles ;
Maman qui préparait la bûche,
Nous qui faisions les truffes
Les mains pleines de chocolat,
Plus sur nos doigts que dans le plat !
Et enfin, la dernière nuit venue
Avant le grand jour tant attendu,
Le sommeil qui ne veut pas venir,
Trop excités pour s’endormir ;
Espérer que le Père-Noël va oublier
Les bêtises faites pendant l’année,
Puis au petit matin, se lever,
Et devant nos yeux émerveillés
En découvrant les paquets,
Nos parents qui souriaient !

Je revis ces merveilleux moments
Aujourd’hui, avec mes enfants ;
Décorer toute la maison
De guirlandes en papier crépon,
Mettre dans la crèche les santons,
Sur le sapin, les boules brillantes
Et les guirlandes étincelantes
De mille couleurs scintillantes !
Préparer avec eux le repas de fête,
Sortir les plus belles assiettes,
Et à l’approche du jour formidable
Les découvrir un peu plus sages,
Juste pour que le Père-Noël oublie
Qu’ils n’ont pas toujours été gentils !
Avec le même regard pour mes enfants
Qu’avaient jadis pour moi mes parents,
Je retrouve chaque année l’instant magique,
Quand leurs yeux magnifiques
Découvrent sous le sapin,
Leurs cadeaux au petit matin !  » Véronique AUDELON (Poétesse française)

Dinde et bûche de Noël …

 » La dinde est le vaisseau amiral planté sur la table de Noël. Ce volatile est apparu sur nos tables à la Renaissance. Certes Alexandre Dumas dans son Grand Dictionnaire de cuisine, paru après sa mort, nous dit que le dindon était connu des Grecs et avait été importé par Méléagre, roi de Macédoine puis qu’il fut réintroduit en Europe par les vaisseaux de Jacques Cœur, revenant des Indes en 1432 : cette origine est pleine de fantaisie comme souvent dans le dictionnaire d’Alexandre Dumas.

Aussi fantaisiste est l’histoire qui donne au dindon le nom d’oiseau des Jésuites. Cette hypothèse (fausse) tient à la proche parenté entre la pintade et le dindon. Le dindon des Grecs était en fait une pintade. En effet, le dindon est un oiseau authentiquement américain. Il en existe de deux espèces différentes : le dindon commun ( Meleagris Gallopavus) qui hante les grandes plaines nord-américaines, et le dindon ocellé (Agriechans Ocellata) qui vit encore dans les forêts du Yucatan et du Honduras, et qui avait été domestiqué par les Mayas puis par les Aztèques. C’est d’ailleurs la seule espèce animale importée d’Amérique à se retrouver sur nos tables.

Le dindon fut d’abord appelé par les naturalistes français coq-paon (car il fait aussi la roue pendant sa parade nuptiale) puis coq d’Inde (car l’Amérique s’appelait alors les Indes occidentales) . Olivier de Serres, célèbre agronome auprès de Sully et du roi Henri IV, l’appelait dindart ou le petit d’Indon (avec une apostrophe). Le dindonneau n’est venu que bien plus tard !

Olivier DE SERRES (Agronome français)

La première apparition de la dinde sur une table princière eut lieu en 1570 pour le mariage du roi Charles IX avec Henriette d’Autriche. Il a progressivement remplacé sur nos tables l’oie ancestrale ou comme le dit Joseph Favre dans son Dictionnaire universel de cuisine :  » La dinde , dès ce jour, prit dans sa patte noire le sceptre des festins, que l’oie des vieilles Gaules tenait dans la sienne depuis Charlemagne et César  » Depuis, le monde s’est divisé entre les dindinophiles comme Brillat-Savarin , et en dindinophobes.

Grimod de la Reynière n’en aimait que le sot-l’y-laisse, et on raconte qu’il fut surpris par son père dans une auberge en train de faire rôtir sept belles dindes. Le père, fermier général, s’enquit de celui qui avait commandé ces volailles et s’étonna. Le fils lui répondit : « vous m’avez toujours dit, Monsieur, que dans ce volatil, seul le sot l’y laisse méritait quelque attention« , et son père de condéder :  » votre pratique est quelque peu dispendieuse pour un jeune homme, mais on ne peut pas dire qu’elle soit déraisonnable « .

Alexandre Balthazar Laurent GRIMOD DE LA REYNIÉRE (1758/1837 – Avocat français, écrivain, critique, journaliste, un passionné de la gastronomie)

L’autre morceau de choix est le bonnet d’évêque : il s’agit du croupion qui, une fois la dinde dressée, prend la forme d’une mitre, qui est un bonnet dépourvu de bord. Reste à savoir pourquoi la dinde est devenue le symbole de Noël.

Joseph Favre dit que cette volaille d’élite fut servie pour la première fois à la table du roi Charles VII, ce qui est manifestement faux. C’est sans doute la taille de la volaille qui l’a imposée pour la table des repas de fêtes, à l’instigation de la Cour de France qui donnait l’impulsion de la mode dans le domaine gastronomique. En revanche, en Allemagne et en Angleterre, l’oie a gardé la première place. En anglais, dinde se dit turkey : en fait la dinde a fait un détour par l’empire ottoman et la ville d’Alep, lieu de rencontre entre les négociants ottomans et les marchands vénitiens qui y avaient apporté les premiers dindons. De là, la dinde partit en Angleterre, d’où son nom de turkey ou turque. Aux Etats-Unis, la dinde est un constituant traditionnel du repas du Thanksgiving Day en souvenir des Pilgrim Fathers qui échappèrent à la famine, lors de leur rétablissement sur les côtes du Massachusetts en se nourrissant de dindons et de potirons.

La bûche de Noël est aussi une tradition ancienne, mais son application gastronomique est plus récente. La bûche de Noël est une véritable bûche de bois d’une grosseur exceptionnelle, qui devait brûler pendant toute la veillée de Noël et du réveillon. Traditionnellement, elle était bénie par l’aïeul, et souvent arrosée de vin et d’huile. C’est elle que l’on entourait de cadeaux, avant l’introduction récente sous nos cieux, du sapin de Noël. Enfin, on en gardait précieusement les tisons pour se protéger de la foudre et des disputes, notamment conjugales.

La bûche de Noël avait un rôle propriatoire certain. Mais l’urbanisation a rendu cette pratique à réaliser dans les villes. C’est en 1879 qu’un pâtissier de la rue de Buci, Antoine Charadot, eut l’idée géniale de remplacer la bûche en bois par un gâteau : la bûche de Noël est une génoise roulée, fourrée de crème au beurre, façonnée en forme de bûche et souvent surmontée d’une cheminée. On la garnit de crème au beurre en forme d’écorce, de feuilles et de boules de houx en pâte d’amande, et souvent de champignons en meringue. L’évolution récente s’est faite vers la multiplication des bûches glacées en différents parfums ( chocolat, marron glacé, fruits souvent exotiques) mais ce sont le plus souvent des fabrications industrielles.

Le repas de Noël, dans sa version la plus traditionnelle, est donc l’aboutissement de traditions anciennes, même si leur traduction gastronomique est récente , comme la bûche de Noël.  » Jean VITAUX (Médecin français, gastro-entérologue, fin gastronome, grand connaisseur de l’histoire de la gastronomie.)

Ier décembre 2020 …

Dictons du mois de décembre :

 » Décembre ensoleillé, été mouillé « 

 » Tel Avent, tel printemps « 

 » Le mois de décembre, le mois des fêtes, est le mois des boudins « 

 » S’il tonne en décembre, l’hiver sera manqué « 

 » La voie lactée bien blanche, claire en décembre, est semée de blé et de fruits « 

11 Novembre 2020 …

 » Le premier tir d’artillerie ne crépite pas aux frontières d’un pays, mais dans une conscience d’homme ; et chaque paix sur terre commence par se poser dans une main ouverte. » Christiane SINGER (Écrivaine, essayiste et romancière française / Extrait de son livre Histoire d’âme )

Photo de René MALTÊTE