Danseuses …

 » Les danseuses, comme tous les artistes, sont faites pour ressentir des sensations et en faire ressentir aux autres. Elles ont le don du mouvement et de la forme. Elle vivent, de façon holistique, avec le corps et l’esprit. Quoi qu’il puisse arriver, je vous le dis : n’arrêtez jamais de danser !  » Katherine DUNHAM (Danseuse, chorégraphe afro-américaine)

Un amoureux de la danse et des danseuses : le sculpteur Antonio CANOVA  :

CANOVA Danseuse avec le doigt sur le menton
 » La danseuse avec un doigt sur le menton  »  1819/1823 – Antonio CANOVA (National Gallery de Washington)
CANOVA Danseuse avec les mains sur les hanches
 » Danseuse avec les mains sur les hanches  » 1812 – Antonio CANOVA ( Musée de l’Ermitage à Saint Pétersbourg)
CANOVA La danse au tambourin
 » La danseuse au tambourin  » 1809/1814 – Antonio CANOVA ( Bode Museum de Berlin )

La danse & la jeunesse …

 » Parler de la danse, c’est parler de la jeunesse. Jeunesse d’un corps épanoui qui évolue dans l’espace, capté dans la vigueur de ses muscles, dans la beauté de sa plastique et le dynamisme de son élan. Jeunesse de l’action et de la pensée qui sollicitent le mouvement, portent et emportent le geste et lui impriment son sens et sa poésie. Jeunesse qui poussent sans répit le chorégraphe à la recherche de nouveaux mouvement, de nouveaux enchaînements et de nouveaux langages et conditionne l’évolution de notre art. La danse comme la jeunesse est en perpétuel devenir.

Jadis elle était une distraction, aujourd’hui elle est devenue un culte : par la danse l’homme cherche l’élévation et l’équilibre de son être spirituel et la communication avec les hommes. Il engendre une religion dans l’espace. Cette religion épouse le pur et le beau et se résout dans l’harmonie et la grâce des formes et des lignes. Le danseur trouve alors cet idéal qu’il poursuit toute sa vie durant, où il n’y a ni fin ni arrêt : l’extase et l’émotion créatrices lui offrent les clés de ses rêves et de ses secrets, entraînant son corps dans une course où dans chaque mouvement il y a tant de mouvements, où dans chaque chose il y a tant de choses.

La danse est jeunesse, et la jeunesse le sait bien qui, chaque jour davantage, se montre curieuse, avide, inventive de danse, attentive à nous autres, chorégraphes et danseurs, qui parlons le langage de la danse. » Serge LIFAR (Danseur, chorégraphe et pédagogue ukrainien, nationalisé français )

Hugo MARCHAND
Danseur : Hugo MARCHAND ( Étoile du Ballet de l’Opéra de Paris )

L’art de la danse …

 » Ce qui résiste avant tout au temps, c’est l’art. L’art semble être tout ce que l’humanité laisse à ses héritiers, que ce soit à travers des palais, des livres, des peintures, de la musique, du mouvement ou de la danse. En ce sens, je considère la danse comme la leçon la plus récente de l’histoire et en phase avec notre époque, étant donné qu’elle est en relation constante avec son passé et qu’elle ne peut se produire que dans le présent. Et d’une certaine manière, la danse n’admet pas de frontières comme beaucoup d’autres arts. Tout se fond naturellement dans tout et la danse n’est établie que dans l’espace dans lequel elle se déroule, celle du présent qui change constamment. Je crois que la danse peut être l’une des formes d’expression les plus honnêtes à cultiver. Parce que lorsque les gens dansent, vous vous retrouvez rarement devant le mensonge ou la fiction. J’aime à penser qu’un spectacle de danse dissimule une co-existence, une manière de donner et de créer de l’espace et du temps. La beauté implicite d’une performance réside principalement dans la convergence d’une masse de personnes assises l’une à côté de l’autre, partageant le même moment. Cela n’a rien de privé. Nous sommes tous réunis pour ce rituel qui est notre lien avec la performance, notre lien avec le présent,  pour l’affronter de manière créative, pour trouver un moyen de nouer un dialogue avec les autres, avec le monde, avec la vie, et ce dans le cadre d’une chorégraphie.  » Sidi Larbi CHERKAOUI ( Danseur, chorégraphe belge en danse contemporaine.)

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Photo de Filip VAN RAE –  Extraite de Memento Mori une chorégraphie de Sidi Larbi CHERKAOUI

La danse … Rudolf NOUREEV

 » La danse est toute ma vie. Il y a une prédestination en moi, un esprit que tout le monde n’a pas. Je dois porter ce destin jusqu’au bout et une fois que cela sera fait, je ne pourrai plus revenir en arrière. C’est, peut être ma condamnation, mais c’est aussi mon bonheur. Si on me demandait quand j’arrêterais de danser, je répondrais quand j’aurai cessé de vivre . Ne soyez pas seulement danseur, mais dansez ! Quiconque ne connaît pas le plaisir d’entrer dans une salle avec des barres en bois et des miroirs, ou s’arrête parce qu’il n’a aucun résultat, n’est pas entré dans les profondeurs de la vie et l’abandonnera dès qu’il n’aura pas obtenu ce qu’il veut …. Je sais que je vais mourir parce que cette maladie ne pardonne pas et que mon corps est coincé dans un fauteuil roulant, que le sang ne circule pas, que je perds du poids. Mais la seule chose qui m’accompagne est ma danse. Je suis là et je danse avec mon esprit, je vole au-dessus des mots et de ma douleur. Je danse avec la richesse que je sais avoir et qui me suivra partout : celle de m’être donné la possibilité d’exister au-delà de la fatigue. Je remercie Dieu de m’avoir donné un corps pour danser afin de ne pas perdre même un court instant du merveilleux cadeau de la vie….  » Rudolf NOUREEV ( Danseur russe, chorégraphe, directeur de la danse à l’Opéra de Paris de 1983 à 1989 )

Rudolf NOUREEV
Rudolf NOUREEV ( 1938/1993)

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L’art de danser …

 » L’art de danser c’est le langage de l’âme et du corps qui peut être exprimé par tous et chacun à sa manière. C’est la sensibilité et les émotions qui suscitent l’envie de danser. Ce n’est pas facile de mettre des mots pour décrire l’expérience des corps et c’est ce qui fait la force de la danse. C’est cette danse qui, en passant par le mouvement, donne vie et voix à ces corps afin que ceux-ci puissent véhiculer leur propre discours. Le corps devient, à ce moment là, le vecteur qui diffuse les émotions. La danse peut donc devenir un exécutoire où l’on crie ses révoltes, ses impatiences, ses combats et ses attentes.  »  Anne BRIANT (Directrice artistique d’une école de danse au Québec)

DA MEME ETOFFE
Photo Mark OLICH

La danse sur les pointes …

 » Le ballet est un poème, il est inventé. Là où les mots finissent, la poésie peut prendre le dessus et il en va de même pour le ballet. Quelque chose que vous ne pouvez pas expliquer peut être exprimé sur les pointes. Vous ne pouvez pas raconter une histoire sur les pointes, mais lorsque l’imagination est utilisée,  la danse sur les pointes peut vous faire ressentir quelque chose de similaire aux modulations de la musique ou aux couleurs mises en valeur par la lumière. En ce sens, la danse sur les pointes, même si elle ne peut raconter une histoire, vous fait entrer en communication avec un drame. Une ballerine sur ses pointes est la danse ultime. Je n’aurai jamais été chorégraphe sans l’existence des pointes  !  » George BALANCHINE ( Danseur, chorégraphe, réalisateur russe d’origine georgienne)

DANSE BEAU DEUX

L’esprit de la danse …

 » L’esprit de la danse n’a pas de couleur, ni de forme ou de dimensions. Il embrasse le pouvoir de l’harmonie, de la force et de la beauté qui sont en nous. Chaque âme qui danse, jeune ou vieille, créé et transforme les idées de la vie dans l’Art du mouvement. La danse est le miroir qui reflète l’impossible et le rend possible. Tour le monde peut toucher, sentir et vivre cette expérience. Elle vient des profondeurs de notre cœur, est l’âme en est le rythme. Chacun de nos mouvements révèle l’histoire du genre humain. C’est l’élément dans lequel l’esprit humain peut acquérir une totale liberté. D’un simple toucher on obtient quelque chose de merveilleux. Ce que l’âme rappelle, le corps l’exprime au travers du mouvement. La danse est une force régénératrice que nous pouvons tous atteindre. » Gladys Faith ANGULHAS ( Fondatrice et directrice artistique de l’Agulhas Theatre Works, membre de la World Dance Alliance Europe et membre de Women’sVoice Arts of Africa.

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 » L’esprit de la danse  » – Sculpture de Gaylord HO

 

 

Un homme dans le rôle d’une femme …

 » On emploie souvent des hommes pour des rôles de femme dans le théâtre classique. Dans le ballet classique, cela arrive aussi parfois que les hommes se travestissent. Si on l’a fait, c’est que l’on a, sans doute, trouvé que les hommes étaient peut-être plus aptes à montrer leur grossièreté. C’était une façon de polariser le féminin et le non-féminin et mettre l’œuvre en valeur.  » Stijn CELIS ( Danseur et chorégraphe belge)

DANSE ET HOMME
Will TUCKETT dans le rôle de la mère Simone pour le Royal Ballet de Londres / Ballet La fille mal gardée