Le temps …

 » Le temps n’est pas précieux du tout puisqu’il est une illusion. Ce que vous percevez comme précieux, ce n’est pas le temps lui-même, mais ce point qui est en-dehors du temps : le moment présent. Effectivement, l’instant présent est certainement précieux . Plus vous êtes axé sur le temps, passé et futur, plus vous ratez le présent, la chose la plus précieuse qui soit. Et pourquoi l’est-elle? Parce qu’elle est l’unique chose qui soit. Parce que c’est tout ce qui existe. L’éternel présent est le creuset au sein duquel toute vote vie se déroule, le seul facteur constant. La vie, c’est maintenant. Il n’y a jamais eu un moment où votre vie ne se déroulait pas « maintenant » et il n’y en aura d’ailleurs jamais. Par ailleurs, l’instant présent est l’unique point de référence qui puisse vous transporter au-delà des frontières limitées du mental. Il est votre seul point d’accès au royaume intemporel et sans forme de l’être.  » Ulrich Leonard TOLLE dit Eckhart TOLLE (Écrivain, conférencier canadien d’origine allemande – Extrait de son livre Le pouvoir du moment présent)

 » Chronos – Dieu du temps  » – Ignaz GÜNTHER ( Cette pièce se trouve au Baverisches National Museum de Munich/Allemagne)

La curiosité …

 » La curiosité est une nécessité de notre nature. Elle est une impulsion aveugle qui n’obéit à aucune règle. Notre esprit s’infiltre autour des choses du monde extérieur et dans les profondeurs de nous-mêmes, de façon aussi irraisonnée et irrésistible qu’un raton explore à l’aide de ses adroites petites pattes les moindres détails du lieu où il est enfermé. C’est cette curiosité qui nous obligé à découvrir l’univers. Elle nous entraîne irrésistiblement à sa suite sur des routes inconnues, et les montagnes infranchissables s’évanouissent devant elle comme la fumée dispersée par le vent.  » Alexis CARREL (Médecin et chirurgien français- Prix Nobel de médecine en 1912 / Extrait de son livre L’homme, cet inconnu)

« La curieuse » Michel GARNIER
« Les curieuses » Eugène DE BLAAS

Le café …

« Le café, la première tasse de café, est le miroir de la main, de cette main qui tourne le breuvage. Ce café est déchiffrement du livre ouvert de l’âme, devin des secrets que le jour renferme. Pour le connaisseur que je suis, le café il faut se le préparer soi-même et ne pas se le faire servir, car celui qui vous l’apporte y ajoute ses paroles, et le café du matin ne supporte pas le moindre mot. Il est l’aube vierge et silencieuse. L’odeur du café hait le moindre bruit, fût-ce un simple bonjour, et se gâte.  » Mahmoud DARWICH (Poète et écrivain palestinien – Extrait de son livre Une mémoire pour l’oubli )

Le matin …

« Le matin, quant tu te réveilles et que ça ne va pas fort, cherche la petite lumière qui éclairera ta journée : un café pris avec une amie, une ballade, quelques pages d’un bon livre, un instant de musique … Si tu ne la trouves pas : invente là.  » Janine BOISSARD (Romancière française / Extrait de son livre Belle arrière-grand mère)

Tableau de Albert LYNCH

L’art du thé …

 » L’art du thé en général implique l’harmonie entre les trois Pouvoirs : le ciel, la terre, l’homme. Le ciel fournit la lumière du soleil, la brume et la pluie qui sont nécessaires à la culture du thé. La terre donne le sol qui nourrit toutes sortes de plants de thé, l’argile qui sert à façonner toutes sortes de céramiques dont on use pour le thé, les sources jaillissant du rocher qui procure l’eau pure pour l’infusion. A cela l’homme ajoute le talent qui associe les feuilles de thé, l’eau, et les céramiques pour donner naissance à un art plein de séductions.  » John BLOFELD (Écrivain britannique – Extrait de son livre Thé et Tao)

Quelle grâce ont certains mots …

 » Quelle grâce ont certains mots ! Comme le mot bruit est aigu et vibre dans l’air ; comme le mot silence est reposant et doux.  Et ceux des saisons : hiver, ce n’est pas laid hiver, c’est mat, discret, décoloré .Mais printemps : quel élan, quelle jeunesse !  Cela s’élance, c’est étoffé, sonore, chantant . Et l’été : est-ce que ce petit mot bref et bien équilibré ne peint pas admirablement, par sa forme écrite et le son de ses deux syllabes, la saison du milieu ? Graphiquement, cela figure comme une balance avec deux plateaux égaux : été. On peut l’aborder dans les deux sens, il est immuable. On peut le lire de gauche à droite, de droite à gauche, c’est toujours été ! Et l’automne ?  Quelle mélancolie, l’automne ! Écoutez se prolonger le son qui, sans force pour s’élever, retombe. Cela endort l’oreille. Voyez comme son m suivit d’un n fait descendre par degrés la dernière syllabe et lui donne cette grâce triste de déclin.  » Louis de ROBERT de LÉDERGUES dit Louis de ROBERT (Écrivain français- Extrait de son livre Paroles d’un solitaire(1923)

Aquarelle de Yulia SCHUSTER