La musique du paysage…

 Il y a une musique du paysage. On l’a rarement écoutée. Avant la civilisation, oui, peut-être , et encore. Peut-être les hommes primitifs guettaient-ils uniquement les bruits, les sons qui concernaient leur survie : le craquement d’une branche signalant l’approche d’un animal, le vent qui annonce la tempête… Loin d’entrer dans le grand rapport, ils rapportaient tout à eux. Il est possible que j’exagère. Peut-être qu’ici et là il y avait des oreilles pour écouter la musique pure du paysage qui n’annonce rien. Ce qui est sûr, c’est qu’avec l’arrivée de la civilisation et surtout son développement, on n’écoute plus rien de tel. Le civilisé écoute les harangues politiques, il écoute les homélies religieuses, il écoute toutes sortes de musiques préfabriquées, il s’écoute. Ce n’est que maintenant (la fin de la civilisation ?) que certains, ces solitaires, des isolés, se remettent à écouter le paysage… » Kenneth WHITE (Écrivain, poète et essayiste écossais / Extrait de son livre La maison des marais )

Kenneth WHITE

Se détendre …

 » Prendre une tasse de thé dans le jardin et regarder les chats jouer, s’ébattre, humer les fleurs, poursuivre les papillons ou juste s’étirer au soleil, méditer, somnoler. Ils savent instinctivement quand jouer, se reposer et se détendre. A l’inverse de beaucoup d’entre nous, ils ne se laissent pas envahir par la distraction. J’adore les regarder jouer et se reposer. Cela me détend. J’ai appris que les moments où nous avons le plus besoin de nous détendre sont justement ceux où la pression monte sans nous laisser ce temps de répit. Se détendre, c’est se mettre en harmonie avec le rythme naturel de son corps.  » KWONG KUEN SHAN (Peintre et écrivaine chinoise. Elle a écrit différents ouvrages sur les chats. La citation est celle de son livre Les huit bonheurs du chat)

Les illustrations ci-dessous sont des aquarelles ( cartes d’art ) signées par KWONG KUEN SHAN :



L’insouciance …

 » L’insouciance, c’est retenir par la main cette part d’enfance qui s’enfuit et qui nous manque tant. C’est apprécier cette légèreté qui apaise les moments trop sérieux, trop ordonnés, trop prévisibles.
C’est ne pas se soucier des conséquences et écouter cette petite voix qui nous donne envie de sauter dans les flaques avec un grand éclat de rire. » Bruno COMBES (Écrivain français/Extrait de son livre Parce que c’était toi)

Photo Jessica DROSSIN

Bonne journée ! …

 » Chaque matin c’est une journée toute entière que nous recevons. Il n’y a rien de trop, rien de pas assez, rien d’indifférent, rien d’inutile. C’est un chef-d’œuvre de journée que l’on nous demande de vivre. Nous la regardons comme une feuille d’agenda marquée d’un chiffre et d’un mois. Nous la traitons à la légère comme une feuille de papier. Si nous pouvions fouiller le monde et voir, depuis le fond des siècles, cette journée s’élaborer, se composer, nous comprendrions le poids d’une seule journée humaine. » Madeleine DELBREL (Essayiste, assistante sociale, mystique française)

L’utilisation du thé …

 » L’utilisation du thé est fortement recommandée. De cette façon la continuité des idées distinctes peut être préservée grâce à son pouvoir inégalé d’éliminer ou de prévenir somnolence et engourdissement. Le thé génère une disponibilité ardente, dissipe l’oppression, maintient l’œil en éveil, nettoie la tête, anime la pensée, insuffle une vigueur renouvelée à l’invention, éveille les sens, purifie le cœur et l’esprit, entretient et augmente les idées déjà vives en elles-mêmes et excite les pouvoirs de l’intellect. » Thomas SHORT (Physicien anglais, épidémiologiste et historien médical)

L’âne et la carotte …

 » Tout effort de l’âne pour happer la carotte a pour effet de faire avancer l’attelage tout entier et la carotte elle-même qui demeure toujours à la même distance de l’âne. Aussi courons-nous après un possible que notre course même fait apparaître, qui n’est rien que notre course et qui se définit par là comme hors d’atteinte. Nous courons vers nous-mêmes et nous sommes, de ce fait, l’être qui ne peut se rejoindre. » Jean-Paul SARTRE (Écrivain et philosophe français – Extrait de son livre L’être et le néant /Qualité et quantité, potentialité, ustensilité)

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Illustration Pawstels Fine Arts

Le thé …

 » Le thé, une boisson ignorée pendant des décennies, est redevenu collectionnable. Mais bien qu’on le qualifie d’antiquité, il est vivant. A travers le goût et l’odorat, chaque gorgée ouvre notre cœur aux souvenirs de famille, d’amour et des difficultés que nous avons surmontées. Nos ancêtres croyaient que les meilleurs thés pouvaient éliminer l’arrogance, dissiper l’impatience et alléger notre tempérament … La couleur de l’infusion est riche, sombre, mystérieuse. Le goût initial est poivré, mais se dissipe en une douceur divine. L’histoire de mon peuple frisson dans mes os. A chaque gorgée, c’est comme si je récitais muettement ma lignée. Je suis à la fois unie à mes ancêtres et à ceux qui viendront après moi. On ma appris que le riz sert à nourrir, et le thé à guérir. A présent, je comprends que le thé sert aussi à relier à et rêver. Cette séduction est plus profonde que celle de n’importe quelle homme. » Lisa LEE (Écrivaine américaine d’origine chinoise. Extrait de son livre La mémoire du thé)

Persistance & Détermination …

 » Rien au monde ne peut remplacer la persistance. Ni le talent, rien n’est plus commun qu’un homme de talent qui ne réussit pas. Ni le génie, le génie méconnu est preste devenu proverbial. Ni l’instruction à elle seule, le monde est rempli d’épaves instruites. Seules la persistance et la détermination sont toutes puissantes. » Calvin COOLIDGE (Homme d’État américain)