29.5.2022 : fête des mamans …

 » Elle est, dans ce monde infernal, mon étoile parmi les étoiles …. « 

 » Quand j’ai froid elle se fait lumière

Comme un soleil dans l’existence

Quand j’ai mal elle se fait prière

Elle me dit tout dans un silence

Quand je souffre, elle souffre avec moi

Quand je ris, elle rit aux éclats

Mes chansons sont souvent pour elle

Elle sera toujours ma merveille

Quand je n’suis pas à la hauteur

Elle m’élève plus haut que le ciel

Elle est la splendeur des splendeurs

Elle est la sève, elle est le miel

C’est son sang qui coule dans mes veines

Et des souvenirs par centaines

Bercent mon cœur de mille étoiles

Elle est ma quête, elle est mon Graal

Oh mon Dieu, laissez-les moi

Les beaux yeux de la Mama

Enlevez-moi même tout le reste

Mais pas la douceur de ses gestes

Elle m’a porté avant le monde

Elle me porte encore chaque seconde

Elle m’emportera avec elle

Je lui serai toujours fidèle

Quand je me blesse elle est douceur

Comme une caresse dans l’existence

Quand j’abandonne elle devient lionne

Et me relève avec patience

Quand j’ai la folie des grandeurs

Elle me ramène sans me faire mal

Elle est dans ce monde infernal

Mon étoile parmi les étoiles

Oh mon Dieu, laissez-les moi

Les beaux yeux de la Mama

Enlevez-moi même tout le reste

Mais pas la douceur de ses gestes

Elle m’a porté avant le monde

Elle me porte encore chaque seconde

Elle m’emportera avec elle

Je lui serai toujours fidèle

Oh mon Dieu, laissez-les moi

Les beaux yeux de la Mama

Enlevez-moi même tout le reste

Mais pas la douceur de ses gestes

Elle m’a porté avant le monde

Elle me porte encore chaque seconde

Elle m’emportera avec elle

Je lui serai toujours fidèle  » Kendji GIRAC (Chanteur français)

« La mère et l’enfant-Premiers pas » par Edward BOWRING-STEPHENS

Un fruit de saison : la Fraise …

 » Les premières fraises signent la venue du printemps. Ces gros fruits rouges, gorgés de soleil, pleins de sucre et d’arômes nous font toujours saliver, et comme le roi Louis XIV, nous ne savons résister à ces merveilleux fruits rouges. Mais savez-vous que les fraises que le docteur Fagon, médecin du roi, interdisait à son royal patient Louis XIV, au point de le contraindre à les manger en cachette, n’avaient que peu de rapports avec nos fraises modernes ?

Les fraises anciennes étaient issues de la fraise des bois (Fragaria vescia), qui pousse au ras du sol dans les forêts de feuillus humides. Ceux qui en ont cueilli dans les bois savent que ce sont de petits fruits fragiles, qui s’écrasent facilement quand on les cueille, qui n’ont qu’un lointain rapport avec les fraises des bois que l’on sert de nos jours dans les restaurants et qui sont en fait des fraises modernes, dites fraises des quatre saisons, autrefois appelée « belle de Meaux ». Les fraises anciennes étaient dérivées de la fraise des bois sauvage et Nicolas de Bonnefon en 1655 n’en désignait que quatre espèces cultivées.


Monsieur de La Quintinie, directeur des Jardins Fruitiers et Potagers du Roy à Versailles ne cite que les fraises blanches et rouges et a inventé la culture en couches et sous châssis pour offrir des fraises en mars à Louis XIV qui n’aimait rien tant que les primeurs, qu’il s’agît des melons, des asperges ou des fraises. A la fin du XIXe siècle, Joseph Favre, dans son Dictionnaire Universel de Cuisine, cite encore les fraises de Versailles, de Montreuil et de Fontenay qui étaient encore cultivées en région parisienne à l’époque, mais qui restaient fragiles et à petits fruits.

Toutes les fraises modernes sont issues d’hybrides. L’origine de ces hybrides relève de l’espionnage et leur histoire ferait pâlir James Bond ! En effet les variétés de fraises à gros fruits sont toutes issues d’Amérique. La fraise de Virginie fut rapportée du Canada par Jacques Cartier et sa culture se répandit en Angleterre, puis en Provence où l’érudit Pereisc la cultiva au début du XVIIe siècle et les trouva « plus aromatiques que les communes, voire quasi-musquées ». Tournefort (mort en 1708) les introduisit au Jardin des plantes de Paris.


Puis vint Monsieur Frézier, au nom prédestiné. François-Amédée Frézier (1682-1773) était un ingénieur ordinaire du roi et capitaine du génie spécialiste des fortifications, qui fut envoyé en 1712 étudier, c’est-à-dire espionner pour le compte du roi, les fortifications côtières et portuaires des côtes du Pérou et du Chili, alors possessions espagnoles. On ne sait pas si ses habitudes de naturaliste relevaient de l’esprit des Lumières, toujours en quête de nouvelles explorations ou de découvertes, ou de couverture pour ses activités d’espion, toujours est-il qu’il découvrit à Conception dans la vice-royauté du Pérou, dans l’actuel Chili, une nouvelle espèce de fraisiers (Fragaria chiloensis), blanche et en forme de cœur, appelée frutilla (petit fruit) par les Espagnols et originaire de l’île de Chiloe.

Amédée Antoine FRÉZIER

Son embarquement précipité, car après le traité d’Utrecht en 1714, il était devenu personna non grata, ne l’empêcha pas de rapporter en France plusieurs plans de ces fraisiers. Il en offrit un au vieux roi Louis XIV qui le fit cultiver dans le Jardin du Roi. Cependant, si les fraises de Chiloe étaient acclimatées, la production n’en était pas résolue pour autant, car Frézier avait ramené des plants de fraisiers sans étamines, incapables de se polliniser entre elles. Les plants de Mr Frézier furent répartis entre le Jardin du roi, le jardin botanique de Brest où le célèbre naturaliste Antoine de Jussieu venait d’être affecté, et Frézier, devenu Lieutenant-Colonel en planta dans le jardin de sa propriété de Plougastel, où ils prospérèrent. Le botaniste Antoine-Nicolas Duchesne (1747-1827) contacta Frézier et réussit à hybrider la fraise blanche de Chiloé avec la fraise de Virginie et produisit des fraisiers à gros fruits rouges et sucrés ou fraisiers-ananas qui sont à l’origine de toutes les fraisiers modernes non remontants.

Les travaux des agronomes vont aboutir à la multiplication des variétés modernes, qui sont le plus souvent remontantes, c’est à dire qui donnent plusieurs fois des fraises durant le printemps et l’été : les plus appréciées actuellement sont la gariguette, la mara des bois, la cirano pour les produits de la recherche française, les pajaro, chedler, gento, pour les produits issus de recherches agronomiques du monde entier, parmi des centaines de variétés, en majorité remontantes. Les fraises primeurs proviennent en France toujours de Plougastel, de Carpentras et du Périgord, mais aussi de plus en souvent d’Espagne et du Portugal, sans oublier les fraises à contre-saison de l’hémisphère sud, du Cap de Bonne Espérance et du Chili, amusant retour des choses.

Nous pouvons donc penser comme Louis XIV : que serait le monde sans les fraises ? Fontenelle leur attribuait sa longévité exceptionnelle (il mourut dans sa centième année). Les fraises sont à l’origine d’une multitude de desserts : on peut les consommer tout simplement au sucre, à la crème (épaisse ou chantilly), au vin et au Champagne : au Grand Siècle, on disait que les femmes les préféraient à la crème, et les hommes au vin. Le marquis de Cussy, préfet du Palais sous le Premier Empire les préférait « à la Sainte-Alliance » : fraises, crème, Champagne et sucre. On les consomme souvent de nos jours associées à d’autres fruits rouges, en soupe parfumée à la menthe, à la verveine ou au basilic ; on en fait des mousses, des coulis, des sabayons, des tartes, des entremets, des glaces, des sorbets, et bien sûr des confitures, qui nous rappellent notre enfance. Sans oublier le fraisier, gâteau constitué de deux abaisses de génoise humectées de sucre, de sirop de fraise et de kirsch, séparées par une crème mousseline contenant des fraises fraîches, et recouvertes de crème mousseline et de fraises. En hommage au découvreur des fraises modernes, le maître espion Frézier, peut-être devrions nous commettre un néologisme et l’écrire « Frézier » ! « Jean VITAUX ( Docteur français , spécialiste gastro-entérologue, fin gastronome et auteur de nombreux livres sur la gastronomie)

 » Une petite fraise, au matin du printemps
Rouge et rayonnante comme l’éclat du soleil
Belle et charmante comme la magie du ciel
De sa chair a laissé une offrande aux gourmands

Et je fus le premier, qui les yeux grand ouverts
Contempla cette enfant de la verte contrée
La cueillant gentiment de mes doits envoûtés
Je futs vite charmé par son parfum d’hier

Je ne puis que penser à ces chaudes journées
De ma courte jeunesse où la beauté d’un fruit
Me faisait rêvasser aux couleurs infinis

C’est alors que je vis, que ce fruit n’était seul
Puisque Dame Nature, à laissé en mon œil
Les reflets de cents fraises en la ferveur de mai
 » Éric VAILLANCOURT (Poète français)

Tableau de Félix VALLOTTON
Tableau de Marc CHAGALL
Tableau de Pierre BONNARD
Tableau de Auguste RENOIR
Tableau de Sébastian STOSKOPFF

Le langage des fleurs …

FLEURS EDOUARD ERDMAN.jpg
Tableau de Otto Eduard ERDMANN

 » En matière de bagatelle, Victor Hugo était, dit-on, aussi excessif qu’en poésie. Souhaitons pour ses conquêtes qu’il ait été aussi génial ! Pour Victor Hugo  » si dieu n’avait la femme, il n’aurait pas fait la fleur. » Le grand homme nous rappelle, si besoin était,l’importance de la fleur dans la relation amoureuse. Elle ne date pas d’hier. Les hommes en cultivent depuis 5000 ans.

En 1819 la prétendue Charlotte de la Tour publie  Le Langage des fleurs un ouvrage qui explique l’histoire des plantes et ce qu’elles symbolisent. Le livre s’adresse aux âmes romantiques et les premières lignes sont explicites :  » heureuse la jeune fille qui ignore les folles joies du monde et ne connaît pas de plus douce occupation que l’étude des plantes ». Si l’on en croit la mystérieuse Charlotte, le langage des fleurs est non seulement universel, mais vieux comme le monde, ou du moins comme l’Egypte des pharaons. Il est aussi diablement compliqué et Charlotte de la Tour ne fait rien pour le simplifier : «  la première règle consiste à savoir qu’une fleur présentée exprime une pensée et qu’il suffit de la renverser pour lui faire dire la chose contraire. Ainsi par exemple, le bouton de rose avec ses épines et ses feuilles vertes veut dire  » je crains mais j’espère  » . Si l’on vous rend ce même bouton en vous le renversant, cela signifiera  » il ne faut ni craindre ni espérer. » Avouez qu’avec une telle syntaxe la communication peut être difficile, voire aboutir à un dialogue de sourds et à des quiproquos désagréables.

Si les fleurs ont un langage, il est donc important de le connaître pour éviter quelques désagréments, d’autant que le langage fleuri n’a pas évolué depuis sa création : la rose est le symbole de l’amour et si un galant offre des rouges, il brûle de passion. Si la fleur est rose, l’amour est sincère, à moins qu’il ne s’agisse simplement d’amitié. Les timides opteront pour la blanche qui signifie  » je ne sais que faire, j’ai peur de vous décevoir « .

Si la rose offerte est jaune, la situation devient plus complexe. Notre homme a voulu signifier à son amie qu’il s’avait qu’elle était volage. Le geste n’est pas très élégant, j’en conviens, mais j’aime tellement les fleurs que cette teinte que j’ai voulu et obtenu, que celles qui portent mon nom soient de cette couleur. L’amour ne se moque t-il pas des convenances ? Et puis, conquérir pour de bon un cœur que l’on sait par nature infidèle, quel est le plus beau défi. Avouer à son aimée que l’on sait son infidélité est une chose, lui annoncer qu’elle a une rivale en est une autre. Nul besoin de chercher les mots : un bouquet d’œillets suffira.

Dans le langage des fleurs, offrir des tulipes veut dire «  sachez que je vous aime « , un camélia rouge  » vous êtes la plus belle  » et des pavots  » je ne rêve que de vous« . Plus romantique, cueillir un bouquet lors d’une promenade à la campagne, quelques fleurs de coquelicots, indique à celle qui reçoit le présent qu’il serait bon de s’aimer au plus vite.Autre fleur champêtre, le bleuet est la plante des timides, de ceux qui voudraient bien mais n’osent pas. Le message est alors clair : c’est à l’autre de prendre les devants. Il faut enfin savoir qu’un homme qui offre des campanules exprime sa douleur et reproche à celle qu’il aime de le faire souffrir.

J’ai lu avec soin les ouvrages signés Charlotte de la Tour et si je devais conseiller un bouquet pour un tête-à-tête, mon choix se porterait d’abord sur les ancolies qui signifient «  je suis fou de vous « . Au deuxième rendez-vous, j’offrirais des bégonias promettant que je suis fantasque et pour le rendez-vous décisif, du lilas blanc, « aimons-nous ». Je m’abstiendrais d’offrir des géraniums, surtout s’ils sont rouges, car ils veulent dire « vous êtes bête« . Si la personne que je désire est une intellectuelle, une vraie, une littéraire, ce sont des pensées que je choisirai car dans le langage des fleurs, elles désignent l’homme par ce qui lui est propre : penser. » Alain BARRATON ( Auteur français de plusieurs ouvrages consacrés au jardin, responsable du Domaine national de Trianon et du Grand Parc de Versailles depuis 1982 – Extrait de son livre L’amour au jardin )

Ier mai 2022 …

Dictons du mois de mai :

  » Au mois de mai, le seigle saute par dessus la haie « 

 » Au mois de mai, les chevaux jettent leur robe (leur poil d’hiver) « 

  » La gentille petite pluie de mai, fait belle fleur et riche épi « 

 »  Quand le coudrier a barbe en mai, le cœur de l’enjôleur est gai « 

 « La grenouille qui chante avant le mois de mai, ferait mieux de se taire « 


Au moment de Pâques fleurissent les Pâquerettes ….

 » Petite sœur de la marguerite, la pâquerette possède comme elle une couronne de pétales étroits, encerclant un cœur jaune et bombé. Chacun de ses pétales se termine par une petite touche rose vif très pimpante.

Elle pousse par touffes dans un nid de feuilles rondes, vertes et veloutées. Les boutons, bien ronds, laissent deviner le bout de leur nez entre leurs sépales bien serrés.

La pâquerette fleuri en saison de Pâques, d’où son nom. Mais parfois aussi à l’automne quand le climat est doux. Elle orne le gazon de tous nos parcs. C’est une des fleurs préférés des enfants qui en font des bouquets pour leur maman.

Les poètes de la Renaissance, séduit par sa franche simplicité, ont rendu un hommage constant à la pasquerette.  » Marthe SEGUIN-FONTES (Illustratrice, Agrégée en Art plastique, auteur de livres pour la jeunesse)

« Pâquerettes : tâches de douceur sur la joue du gazon » Sylvain TESSON (Écrivain français) Dans le langage des fleurs la pâquerette blanche exprime la tendresse, l’affection, la joie d’aimer. C’est la fleur préférée des enfants pour leur maman.

 » L’herbe éclate en pâquerettes ;
Les parfums, qu’on croit muets,
Content les peines secrètes
Des liserons aux bleuets.

Les petites ailes blanches
Sur les eaux et les sillons
S’abattent en avalanches ;
Il neige des papillons.
 » Victor HUGO (Extrait de son poème « A Granville/1836é » -Recueil Les Contemplations)

 » Les Pâquerettes  » William BOUGUEREAU

A l’abri sous la pluie …

 » J’ai toujours aimé être à l’abri tandis que la pluie redouble. C’est une sensation merveilleuse. On l’associe, un peu sottement, à la sérénité. En vérité, c’est une situation de plaisir. Le bruit de la pluie exige un toit comme caisse de résonnance : être sous le toit, c’est la meilleure place pour apprécier le concert. Partition délicieuse, subtilement changeante, rhapsodique sans esbroufe, toute pluie tient de la bénédiction. » Amélie NOTHOMB (Écrivaine belge d’expression française – Extrait de son livre Soif)

Ier avril 2022…

Dictons du mois d’avril :

 » Il n’est si gentil mois d’avril qui n’ait son chapeau de grésil »

« Petit avril, ailes de l’été, fait coucou chanter « 

 » Quand il pleut le jour de Pâques, les terres sont altérées toute l’année  »

«  J’ai crié.  » Avril !  »
À travers la pluie,
Le soleil a ri.

J’ai crié.  » Avril !  »
Et des hirondelles
Ont bleui le ciel.

J’ai crié.  » Avril !  »
Et le vert des prés
S’est tout étoilé.

J’ai crié.  » Avril !
Veux-tu me donner
Un beau fiancé ?  »

Mais, turlututu,
Il n ‘a rien répondu
 » Maurice CARÊME (Poète belge d’expression française)

20.03.2022 : c’est le printemps !

 » On dit qu’au printemps la nature verdoie. Ce n’est pas absolument vrai car elle se pare aussi de bourgeons roses et écarlates. Il y a des bourgeons d’un pourpre foncé et d’un rouge brutal ; d’autres sont gris et gluants comme la poix ; d’autres sont blanchâtres comme le feutre qui recouvre le ventre d’une hase ; mais il y en a aussi qui sont violets et fauves ou sombre comme du vieux cuir. Quelques-uns rappellent des verrues. Les uns s’enflent, deviennent charnus, se couvrent de duvet et sont trapus comme des jeunes chiens ; d’autres poussent des queues hérissées et fragiles.

Croyez-moi, les bourgeons sont aussi étranges et aussi divers que les feuilles ou les fleurs. Il faut vous arrêter et alors vous verrez les lèvres entrouvertes et les regards furtifs, les doigts mignons et les armes levées à tout de bras, la fragilité du nouveau-né et l’élan agressif de la volonté de vivre, et c’est alors que vous entendrez tout bas la marche des bourgeons.

Voilà, tandis que j’écrivais ceci, le signal, semble-t-il, a été donné ; les bourgeons, qui ce matin encore, étaient entortillés dans leurs langes, ont donné naissance à de petites pointes de feuilles, les tiges de forsythia rayonnent d’étoiles d’or, les plus gonflés des bourgeons de poiriers se sont tendus et sur la pointe de je ne sais quels petits boutons étincellent des yeux jaunes et verts. Les écailles résineuses ont livré passage à une jeune verdure, les gros boutons ont percé et il en sort une filigrane de coches et de plis.

N’aie pas peur petite feuille vermillon, ouvre-toi éventail replié, étire toi dormeur couvert de duvet, l’ordre de marche vient d’être donné. Éclatez-vous prélude de cette Marche non écrite. Brillez au soleil cuivres dorés, retentissez tympanons, jouez flûtes, regardez votre pluie d’harmonie innombrables violons, car le jardin calme, gris et vert, s’est mis victorieusement en marche !  » Karel CAPEK (Écrivain tchécoslovaque – Extrait de son livre L’année du jardinier)