La neige …

 » La neige ne se contente pas d’effacer, d’abolir, de voiler le réel. Elle révèle. D’un côté elle occulte, de l’autre elle dévoile ; et dévoile plus qu’elle n’occulte. Elle offusque les couleurs et les formes qui nous entourent. En échange, et grâce à sa fragilité, elle montre ce que nous ne connaîtrions jamais sans son concours, elle assure la promotion de l’infime, de l’indicible, de l’interdit, du clandestin. Elle donne à voir l’invisible, comme elle permet d’entendre l’inaudible. » Gilles LAPOUGE  ( Écrivain et journaliste français – Extrait de son ouvrage Le bruit de la neige )

Ier Janvier 2022…

 » Janvier conduit la farandole
Des mois qui tournent en ronde folle.
Il se vante d’être le premier
S’inscrivant au calendrier.
…  » Alphonse BLAISE (Poète français)

Dictons :

 » Mieux vaut voir un loup sur un fumier, qu’un homme en chemise en janvier »

« Quand le crapaud chante en janvier, serre ta paille, métayer »

« Si les mouches dansent en janvier, le cultivateur de ses fourrages doit s’inquiéter »



Bonne Année 2022 …

Nous voici donc arrivés au terme de cette année 2021. J’aurais aimé vous dire que tous ces problèmes de virus, qui nous pourrissent la vie depuis deux ans, sont derrière nous, mais il n’en est rien malheureusement ! Tout ce que nous pouvons faire, pour le moment, c’est vivre avec, se protéger du mieux que nous pouvons avec les moyens mis à notre disposition et espérer qu’un jour nous en sortirons.

Cela ne m’empêche nullement de vous souhaiter, avec beaucoup d’enthousiasme et de sincérité, une très heureuse année 2022. Quelle que soit la source de ce bonheur, puisez tout ce qui pourra vous aider à vous sentir bien et vous fera plaisir. Que l’an nouveau vous garde surtout en bonne santé, ainsi que tous vos proches, car c’est la base de tout.

Sachez que je suis heureuse de pouvoir passer une année de plus avec vous et vous remercie de votre fidélité à me lire chaque jour. Merci également, et bienvenue à toutes celles et ceux qui se sont abonnées(és) récemment.

Prenez grand soin de vous pour ce réveillon ! Je vous embrasse ♥


Joyeux Noël …

Cette année encore nos fêtes de Noël seront perturbées par un nouveau virus qui nous obligent à beaucoup de prudence et de responsabilité.

Profitez donc de ces instants de sérénité, de paix, d’amour, auprès de vos proches, tout en prenant grand soin des uns et des autres.

Je vous adresse mes affectueuses pensées ainsi que mes souhaits pour un très JOYEUX NOËL ! ♥

21.12.2021 : l’hiver est de retour …

 » Dans la forêt qui se réveille
Décembre fête un nouveau jour,
Au pied du houx l’ombre sommeille…
Voyez, Hiver est de retour !

Dame Nature en robe blanche
Le matin pose avec amour
Un peu de givre sur les branches…
Voyez, Hiver est de retour !

Sous un épais tapis de neige
Les fleurs se cachent tour à tour,
Coquelicots ou perce-neige…
Voyez, Hiver est de retour !

Comme le temps doucement passe
Quand il marche à pas de velours,
Sans bruit et sans laisser de trace…
Voyez, Hiver est de retour ! « Isabelle CALLIS-SABOT (Poétesse et romancière française)

Quand la neige est venue …

 » Quand la neige est venue, pendant la nuit, tendre sans bruit son épais tapis sur la terre, on pousse une légère exclamation de joie et de surprise … Chaque maison ressemble à une belle dame qui aurait mis ses fourrures. On est tout bêtement joyeux parce que la terre est blanche. » Émile ZOLA (Écrivain et journaliste français / Propos tenus en 1867 dans un article du Figaro)

Photos-collages AIKEN HOUSE & GARDENS

Fleur de décembre & de Noël … L’AMARYLLIS …

» Tout un chacun nomme  amaryllis , la glorieuse plante bulbeuse qui charme nos intérieurs durant tout l’hiver et qui fait désormais partie intégrante de la décoration végétale de Noël. Mais pour les botanistes, il s’agit d’une grave erreur scientifique car notre amaryllis devrait être désignée sous sa véritable appellation : hippeastrum.

En effet, il existe bel et bien une plante nommée officiellement amaryllis belladona, mais le langage populaire lui préfère plutôt lis de Jersey alors qu’il ne s’agit pas du tout d’un lis, mais d’une jolie Sud-africaine dont le seul point commun avec l’hippeastrum est d’appartenir à la famille des amaryllidaceae.

Revenons donc à notre amaryllis de Noël :   Il s’agit d’une plante hybride dont les parents sont originaires d’Amérique du sud subtropicale (surtout le bassin de l’Amazone), mais aussi des Caraïbes et d’Amérique Centrale. Le genre hippeastrum créé en 1821 par le botaniste anglais William Herbert (1778-1847), compte de nos jours 95 espèces officialisées par la nomenclature internationale.

On ne cultive en Europe quasiment que des hybrides, même s’il est possible de trouver chez quelques rares spécialistes des bulbes d’hippeastrum vittatum, une espèce originaire des Andes chiliennes qui est cultivée depuis 1769. La plante se caractérise par ses ombelles composées de six fleurs blanches de 15 cm de diamètre, parées d’une rayure pourpre sur chaque segment.

Le premier croisement d’amaryllis hybride a été obtenu en Angleterre en 1799 et dès 1810, on comptait déjà plus de 100 variétés. »  Patrick MIOULANE (Journaliste français, écrivain spécialiste des jardins )

Sa couleur peut avoir diverses significations : en rouge elle représente l’amour passionnel , en violet le spirituel , en orange le bonheur, en blanc la pureté et l’innocence, en rose l’amitié, en jaune la chance. Une légende raconte que les grecs lui avaient donné le nom de amarullis ( splendeur scintillante ), probablement en raison d’un poème de Virgile qui parlait de la nymphe qui portait ce nom,  et de son amour pour le jardinier Alteo. Pour lui dire sa flamme, elle se planta une flèche dans le cœur devant sa maison. D’où la couleur rouge sang de cette fleur. Un geste qui laissa le jardinier complètement indifférent d’ailleurs. Les romains empruntèrent ce nom grec et le transformèrent en amaryllis.

Brouillard ou brume …

 » Léger et aérien, le brouillard voile et dévoile la terre et ses habitants. Il habille les vallées, déshabille les monts. Changeant et éphémère, soumis aux vents qui le déchirent, le déforment, l’étirent en flocons laineux, il est souvent comparé à du textile. Pris dans le brouillard, on a coutume de dire qu’on  est dans du coton , que le paysage est ouaté , on parle de  nappes de brouillard, ou encore de rideau.  De la matière à l’état brut aux tissus les plus raffinés, brouillard et brume passent par tous les stades de transformation du coton en vêtements. Doté d’une vie propre, le brouillard, comme la brume, se tisse lui-même, à moins que, mélangés avec des fils de lune, ils ne soient tissés par les Dames Lacustres, à l’aide de fuseaux d’osier.

Pourquoi ces métaphores textiles ? Si nous envisageons les autres éléments, vents, pluie ou neige (mis à part cette dernière, souvent comparée à du duvet d’oie), ni la pluie, ni le vent ne sont associés à un matériau d’origine végétale. L’explication, la plus évidente, tient à l’apparence même du brouillard qui le rapproche du coton à l’état brut, matière malléable, destinée à être transformée par le travail manuel mais aussi par l’imagination et la création. Travaillé par l’acte créateur, ce matériau est alors transformé en objet fini : voile, manteau, etc. La référence au textile et particulièrement au coton, matière chaude, douce et confortable, pourrait aussi provenir de la croyance dans le caractère protecteur et réchauffant du brouillard pour la terre qu’il couvre et réchauffe de son manteau protecteur les jours de grande gelée . La brume, du fait de sa couleur blanche, est évoquée plus souvent comme un drap mortuaire, suaire ou linceul.  » Lionnette ARNODIN ( Écrivain française – Extraits : Imaginaires du brouillard )

BRUME

Le calendrier de l’Avent …

 » Quand revient le temps de l’avent, qui réjouit petits et grands,

je me souviens des jours d’antan où je n’étais encore qu’enfant.

Chaque jour, j’ouvrais délicatement, une des fenêtres

et une seulement du calendrier de l’avent que m’avait offert mes parents.

Chaque ouverture cachait un présent, une friandise le plus souvent,

qui permettait d’attendre sagement noël en salivant.

Puisque aujourd’hui je suis plus grand, je me montre bien moins impatient,

mais c’est toujours mon âme d’enfant qui vibre pendant un mois durant….

Car il me plaît tant ce moment où chacun cherche en se cachant,

la nuit magique que l’on attend, celle où s’aime plus fort qu’autant, c’est pour demain, c’est maintenant.  » Robert CASANOVA ( Poète français )