Le monde animalier de : Ingo ARNDT …

 » Je ressens toujours la même passion de l’aventure que celle qui était la mienne quand j’ai commencé. Être près des animaux, découvrir leur comportement, c’est la combinaison qui me passionne le plus. Mais il ne faut pas simplement les regarder, il faut obtenir. Nous pensons souvent que les grands carnivores sont ces redoutables prédateurs, mais pour un grand nombre de ces carnivores qui chassent des proies puissantes, comme les guanacos ou les wapitis, les dangers sont très nombreux. Ces carnivores sont très souvent blessés ou même tués par des proies qu’ils tentent de chasser.  

Le plus difficile dans la photographie d’animaux sauvages, c’est saisir le bon moment. Ceci s’applique, en principe, à tous les domaines de la photographie de nature. Toujours être au bon moment sur place. Il y a un nombre infini de facteurs qui font une très bonne image. Je trouve particulièrement important que l’on puisse interpréter le comportement animal. Ce n’est que si vous savez comment un animal se comporte, et ce qu’il pourrait se passez ensuite, que vous pourrez obtenir de très bonnes images. Il ne suffit pas d’avoir un équipement très onéreux » Ingo ARNDT ( Photographe animalier et naturaliste allemand r. )

Architektier Ingo Arndt
Ingo ARNDT

Quelques-unes de ses belles photos :

Ingo ARNDT un puma s'attaque à un guanaco
 
Ingo ARNDT bébé chimpanzé.jpg
Ingo ARNDT Kangourous
 
PAPILLON ARNDT.jpg
 

Les marrons chauds …

 » La bonne odeur, le doux parfum des marrons chauds,

Et le brasero rougeoyant, vous vous rappelez ?

Hélas ! peut-être pas, vous étiez trop minots…

Je parle d’un temps… oui… lointain… envolé !

On prenait le cornet brûlant dans nos gants tiédis,

Doucement on soufflait sur les marrons grillés,

Craquelés, couleur orange doré… le paradis !

On ôtait la croûte noircie, les yeux écarquillés

Sur le régal caramel des petits morceaux

Que l’on goûtait les yeux fermés sur ces délices… » Brigitte BELLAC (Poétesse française, auteure de contes, scénariste, romancière)

Pour être en osmose …

 » Pour être en osmose avec sa partenaire, il faut trouver ensemble la pulsation musicale, partager la même énergie dans le mouvement. Pour l’homme il s’agit de danser comme si la femme était le miroir et entrer dans son énergie à elle.  » Jean-Pierre BONNEFOUS (Danseur Étoile et comédien français)

Photo : Agathe POUPENEY

Les bibliothèques …

» Les bibliothèques stockent l’énergie qui alimente l’imagination. Elles ouvrent des fenêtres au monde et nous inspirent à explorer et réaliser, à contribuer à l’amélioration de notre qualité de vie. Les bibliothèques rendent la vie meilleure. » Sidney SHELDON (Romancier, dramaturge, scénariste américain)

.Bibliothèque nationale de Brera (Braidense) à Milan (Italie)

Claude MONET – Joan MITCHELL …

«La couleur est mon obsession de la journée, la joie et le tourment  » Claude MONET

 » Je peins à partir de paysages que je porte en moi et des sensations que j’en retiens, que je transforme évidemment. Je ne pourra certainement jamais refléter la nature à la façon d’un miroir. Je préfère peindre ce qu’elle a laissé en moi. Tout art n’est -il pas subjectif ? » Joan MITCHELL

« En France on dit que mon travail est une gestuelle violente. A New York que c’est de la décoration. Des deux côtés on dit qu’il est féminin  » Joan MITCHELL

Une très belle exposition est proposée par la Fondation Vuitton, en collaboration avec le Musée Marmottan-Monet, jusqu’au 27 février 2023. Elle s’intitule «  Claude MONET – Joan MITCHELL . En fait c’est une double exposition sur la plus française des peintres américaines avec , d’un côté une rétrospective- parcours pour mieux connaître celle qui fut une figure importante de l’expressionnisme abstrait , et de l’autre une sorte de dialogue pictural sensible et poétique avec le Monet des dernières Nymphéas.

Une chose importante à préciser dès le début : ne pas chercher de ressemblance évidente dans leurs tableaux respectifs, tout simplement parce que ils ont deux univers bien distincts. Toutefois, certaines choses les rapprochent et c’est là que tout devient intéressant.

Pourquoi Monet ? Tout simplement parce que, sans le vouloir, sans le savoir, à la fin de sa vie, la liberté de son geste pictural , sa nouvelle façon de peindre, l’expression complexe de son ultime travail, l’a rendu quelque peu visionnaire aux yeux de certains autres peintres, et, leur a donné l’impression de l’abstrait.

Ces œuvres, peintes à Giverny, marqueront, en effet, de façon assez déterminante les expressionnistes abstraits américains. Les explications de ces derniers, tout comme celles des critiques d’art, des historiens de l’art etc. nous ont permis d’attirer notre attention, de façon différente, sur Monet, et lorsque l’on observe ces tableaux, qu’on les examine de plus près, on s’aperçoit en effet et sans que cela ait été voulu par Monet, qu’il y a quelque chose de l’abstraction.

Parmi ces peintres expressionnistes abstraits, américains, il y a donc Joan Mitchell. Au départ, elle a été bien plus fascinée et passionnée par deux peintres dont elle aime les jaunes et les bleus à savoir Cézanne (On ne peut pas rentrer dans un Cézanne, l’œil est repoussé immédiatement à la surface. Voilà pourquoi je l’aime ») et Van Gogh, qu’elle n’a pu l’être de Monet. D’ailleurs, publiquement elle s’est farouchement opposée à penser que sa peinture ait pu avoir une quelconque influence extraite des ultimes œuvres du maître de Giverny. Par contre, dans l’intimité, il lui arrivait d’évoquer l’intérêt qu’elle portait à ce peintre . Elle a été proche de la pensée picturale de Monet.

« J’aime le dernier Monet, pas celui des débuts …Le matin, surtout très tôt, c’est violet. Monet a déjà montré cela. Moi quand je sors le matin, c’est violet, mais je ne copie pas Monet ..  »

Ils ont eu en commun la nature, les paysages, l’eau et ses reflets, les grands formats, une grande liberté de touche, de la technique, les jeux de couleur et de lumière, tout en ayant eu chacun leur propre langage. De Monet on a souvent dit qu’il fut un peintre-jardinier, ou peintre horticulteur tant les fleurs ont compté pour lui. .Un intérêt floral qui se fait sentir aussi chez Mitchell qui a quelque peu associé les couleurs comme on pourrait le faire avec des bouquets de fleurs arrangés selon son humeur et son ressenti.

 » Dans tous mes tableaux il y a des arbres, de l’eau, les herbes, les fleurs, les tournesols etc… mais pas directement. L’eau par exemple c’est la Seine, c’est le lac Michigan aussi , c’est plutôt le sentiment que j’ai pour ces choses. » J.M.

 » Les tournesols sont quelque chose que je sens avec beaucoup d’intensité. Ils sont si beaux quand ils sont jeunes et si émouvants quand ils meurent. Je n’aime pas les champs de tournesols, je les aime seuls et quand ils sont peints par Van Gogh  » J.M.

Lorsqu’elle parlait de ce qu’elle ressentait devant un paysage , elle employait le mot feeling qui lui semblait le mieux convenir. Monet de son côté, face à un motif, employait le mot sensation. Ce fut très émotionnel chez ces deux grands amoureux de la lumière et de la couleur.

 » Quatuor II for Betsy Jolas  » 1976 – Joan MITCHELL ( Centre Pompidou – En dépôt au Musée de Grenoble)
 » Nymphéas-Reflets de saule » 1916/19 – Claude MONET (Musée Marmottan-Monet)
 » Coin de l’étang à Giverny  » 1917 Claude MONET (Musée de peinture et sculpture/ Grenoble)
 » Bracket » 1989 Joan MITCHELL (SFM/MOMA San Francisco)
 » Les Agapanthes » 1914/17 Claude MONET (Musée Marmottan-Monet)
 » Champs  » 1990 Joan MITCHELL (Collection particulière)
« Le jardin à Giverny » 1922/26 Claude MONET (Musée Marmottan-Monet)
 » Beauvais  » 1986 – Joan MITCHELL (Fondation Vuitton/Paris)
 » Mon paysage » 1967 – Joan MITCHELL ( Fondation Maeght/Vence)

Joan Mitchell a vécu en France, d’abord à Paris, puis à Vétheuil dans le Val d’Oise. Elle n’était donc pas très loin du havre de paix de Monet à Giverny.

Une femme indépendante, volontaire, réputée pour avoir un caractère bien trempé, une forte personnalité, énergique, mais à côté de cela une hyper sensible à la limite de la fragilité, probablement à cause de la perte d’êtres chers auxquels elle était attachée, mais aussi sa rupture avec son compagnon le peintre canadien Jean-Paul Riopelle. Des situations douloureuses qui la pousseront à se réfugier encore plus dans son atelier, avec pour seule présence la lecture, la musique (jazz, blues, Debussy) et surtout l’opéra, celui de Mozart de Purcell ou Verdi. Du reste, les couleurs sont appliquées avec une gestuelle très particulière chez elle, très rythmée, saccadée.

Mélancolique dans ces moments-là, triste, et pourtant elle donnera à ses toiles la joie de vivre qu’elle n’avait pas. Elle le fera tout simplement parce que comme elle l’a expliqué souvent :  » la peinture c’est le contraire de la mort. Cela vous permet de survivre. Cela vous permet de vivre « –

La lecture avec surtout la poésie appréciée dès son enfance, avec une maman poète qui l’endormait le soir en lui récitant des vers, les siens, ou d’autres. Elle a eu de nombreux recueils à sa portée, et beaucoup de poètes étaient invités dans la maison familiale. De plus, elle-même s’adonnait à cet exercice. La poésie était ancrée en elle et il en sera ainsi jusqu’à la fin de sa vie. Elle s’est sentie proche de Rilke, probablement parce que lui aussi appréciait la nature, mais elle en a fréquenté d’autres qui deviendront des amis comme Frank O’Hara dont les textes lui ont inspiré des tableaux – Il en fut de même avec Jacques Dupin (elle aimait son langage et sa personnalité). Lui aussi sera une source d’inspiration. N’oublions pas : Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Wordsworth, Schneider, Larsen, Schuyler et les écrits de Beckett qu’elle avait rencontré.

C’est vrai que, de façon générale, on la classe dans l’abstraction. Personnellement, elle n’a jamais souhaité qu’on le fasse de façon catégorique parce qu’il y a de nombreuses influences (européennes et américaines) dans sa peinture.  » L’abstraction n’est pas un style. Je veux simplement faire qu’une surface fonctionne. C’est juste une utilisation de la forme et de l’espace, une ambivalence des formes et de l’espace. Le style en peinture a à voir avec les étiquettes. Beaucoup de peintres sont obsédés par la volonté d’inventer quelque chose. Quand j’étais jeune, ça ne m’a jamais effleuré d’inventer quelque chose que je voulais. C’était peindre !  » J.M.. Il est plus juste de dire, même si je le répète, elle ne voulait pas être classée dans une catégorie, que sa peinture est de l’expressionisme abstrait, dans le sens où cela traduit surtout une intériorité personnelle de l’artiste.

L’audace de ses colorations, ses coups de pinceau tumultueux, en multicouches, enthousiastes, intenses, vivants tout simplement, mais aussi dotés de réflexion, lui apporteront le succès dans les années 50 . Sa peinture évoluera dans les années 60 : plus de couleurs claires, l’emploi fréquent du blanc pour donner plus d’équilibre, une plus grande liberté du geste pictural.

Joan MITCHELL 1925/1992

Joan Mitchell est née en 1925 à Chicago, dans une famille assez aisée, cultivée et intellectuelle. Son père James est un dermatologue réputé, artiste à ses heures perdues et sa mère Marion une poète très connue, issue d’une riche famille d’industriels Deux univers dans lesquels elle va baigner dès l’enfance et, du reste, elle confiera avoir longremps hésité entre les deux (poésie et art)- Avec son père elle visite de très nombreux musées. C’est vers l’art qu’elle se tournera finalement. Elle va donc entrer à la Francis W.Parler School,suivra des cours à l’Art Institute de Chicago. Dans les deux cas, elle côtoiera des prestigieux professeurs comme Robert Van Neumann ou Louis Ritman. elle ressortira diplomée en 1947 avec une bourse d’études en poche

Grâce à sa bourse d’études, elle part en France, plus particulièrement à Paris où elle vivra un an avant de retourner aux Etats Unis. Elle va faire partie de ce que l’on nomme l’école de New york, à savoir des jeunes artistes avant-gardistes que l’on nmme Action painting. Son travail , en grandes toiles, séduit les critiques et les galeries d’art qui ne vont pas tarder à la soutenir. Elle a 25 ans.

Durant les années qui suivront, elle exposera dans différentes galeries françaises et américaines, ainsi que dans des musées .

Côté privé, on note un premier mariage en 1948 avec Barney Rosset qui deviendra un éminent éditeur américain. Le mariage ne tiendra pas. Il sera de courte durée et se soldera par un divorce quatre ans plus tard.

En 1955, elle décide de repartir pour la capitale française. C’est là qu’elle rencontre Jean-Riopelle à la terrasse d’un café de Saint-Germain .. Une liaison qui va durer jusqu’en 1979. Ils s’installent ensemble en 1959 rue de Frémicourt à Paris.

Mitchell & Riopelle

Liaison mythique, passionnée, tumultueuse, explosive, conflictuelle. On les appelle Les amants terribles de l’abstraction . Entre eux il y a de l’amour, mais aussi beaucoup d’alcool, de la colère, de la jalousie également.

Ils se sont admirés, ont échangé leurs impressions, leurs doutes. La peinture a été au centre de leurs conversations, même s’ils venaient de deux univers différents, et avaient chacun leur propre sensibilité. Ils ont expérimenté ensemble, se sont conseillés, et ont même fini par s’influencer. Dans leur art, Riopelle c’est un instinctif, un peu animal ; elle est plus tourmentée, cérébrale. La touche du premier est forte, puissante même, rustique, celle de la deuxième subtile, gracieuse, ample , solaire, mais aussi spontanée, auréolée de cette intensité émotionnelle qui fut la sienne .

En 1968, ils s’installent à Vétheuil. Elle a acheté cette maison avec l’argent qu’elle a hérité à la mort de sa mère. Dix ans plus tard, en 1979, l’histoire se termine : adultère, disputes incessantes, séparation. Il part au Canada. Elle fera le choix de rester, de se retirer serait plus juste, dans sa maison, un lieu gorgé de lumière, en bordure de Seine, où elle observe la nature, son jardin, les arbres. Elle peint selon les saisons, selon la lumière du jour et selon qu’elle en ait envie ou non. Un isolement entrecoupé, de temps à autre, par la visite d’amis musiciens, écrivains ou peintres.

« La solitude que je trouve dans mon atelier est alors une plénitude. Je m’y suffis à moi-même. J’y vis pleinement. Ailleurs, dehors, je me sens seule. » J.M.

Sa santé va se dégrader dans les années 1980. Elle est atteinte d’un cancer de la mâchoire qui va nécessiter de nombreux traitements douloureux et interventions chirurgicales diverses. De plus en 1989, elle se fait opérer de la hanche. Malgré tout ces problèmes, elle continue de peindre, essaie de nouveaux formats, et elle fait l’objet de différentes expositions notamment aux Etats Unis : Washington, New York, San Francisco, Buffalo, Ithaca. Il y a, dans les derniers moments de sa vie, encore plus d’intensité, de profondeur, de sensibilité dans les couleurs de sa peinture. Elle meurt cette année-là à Paris en 1992. Un an plus tard sera créée la Joan Mitchell Foundation pour soutenir les artistes et continuer de faire rayonner la peinture de l’artiste au travers du monde.

« City Landscape » 1955 Joan MITCHELL(Art Institute/Chicago)
 » Sans titre » Vers 1961 Joan MITCHELL (Modern Art Museum/Fort Worth)
« Red tree » 1976 Joan MITCHELL (Fondation Vuitton/Paris)
 » No birds  » 1987/88 Joan MITCHELL (sorte de réponse au « Champs de blé aux corbeaux » de Van Gogh – (Collection particulière)
 »Sans titre » 1992 Joan MITCHELL (Collection particulière)
 » Ode à la joie to poem by Frank O’Hara » 1970//71 Joan MITCHELL (Université de Buffalo Art Galleries)

Décembre … Fanny MENDELSSOHN-HENSEL

FANNY MENDELSSOHN.jpg
Fanny MENDELSSOHN 1805/1847– Dessin réalisé par son époux Wilhelm HENSEL  –  » Une musicienne inoubliable, une excellente pianiste et une femme d’une intelligence supérieure. » Charles GOUNOD

Fanny fut la sœur adorée de Félix Mendelssohn. Tout aussi passionnée  par la musique que lui, mais l’ombre de son célèbre frère va planer sur elle.

Son père lui avait dit un jour  » la musique deviendra peut-être un métier pour Félix, alors que pour toi elle doit rester seulement un agrément mais en aucun cas la base de ta vie et de tes actes.  Ta joie sincère devant les louanges dont bénéficie Félix démontre qu’à sa place tu en aurais mérité autant. Reste fidèle à ces sentiments et à cette conduite car ils sont féminins, et seul ce qui est féminin peut être un attrait pour ton sexe. » En conséquence de quoi, elle devra se cantonner à devenir ce que l’on souhaitait pour les jeunes filles de son époque : devenir une bonne épouse et une mère.

En 1829 elle se marie avec le peintre et graveur Wilhelm Hensel. C’est véritablement grâce à lui que Fanny pourra non seulement laisser parler librement sa passion pour la musique mais également celle pour la composition. Durant toute sa vie, elle écrira plus de 400 partitions. Une partie sera publiée de son vivant, une autre après sa mort par son époux qui était infiniment triste que son talent n’ait pas été reconnu à sa juste valeur lorsqu’elle était vivante .

Elle meurt en 1847 d’un accident cérébral vasculaire. Félix la suivra quelques mois plus tard, emporté par le même problème de santé.

Décembre fait partie d’un recueil ( The Year ) qu’elle a écrit en 1841 : douze pièces magnifiques, une pour chaque mois, avec des sonorités aux accents de Chopin, Schumann, en passant par Liszt. Elles se révèlent vivaces, délicates, subtiles, emportées ou graves, mais toujours magnifiquement subtiles.

(Vidéo : Sarah ROTHENBERG au piano)

Ier décembre 2022 …

« C’est l’hiver, c’est décembre,
Il faut garder la chambre
Du matin jusqu’au soir.

Les fleurs de la gelée
Sur la vitre étoilée
Courent en rameaux blancs,
…  » Théophile GAUTIER ( Poète français, romancier, critique d’art)

Dictons du mois de décembre :

 » Neige de Saint Nicolas donne froid pour trois mois « 

 » Au vingt de Noël, les jours rallongent d’un pas d’hirondelle « 

 » Soleil d’hiver, tard levé, bientôt couché et caché « 

Enseigner la danse …

 » La classe de danse  » Edgar DEGAS

 » En tant que professeurs de danse, nous devons transmettre la rigueur du travail, la régularité exceptionnelle, la grande exigence envers soi-même. Nous devons aider les jeunes élèves à découvrir, aimer et connaitre l’histoire de leur art et de l’art en général. Leur apprendre à développer leur sens critique. Les aider à voir le beau mouvement avec du recul. La beauté étant universelle, pensons à très bien expliquer à nos jeunes qu’ils ont le droit de connaître, de voir, d’apprécier ce qui se fait de beau autour d’un art choisi. » Annie CAZOU (Professeur de danse classique , directrice d’une École de danse )

 » Un professeur de danse doit savoir créer une ambiance, trouver une autorité sans brusquerie, faire comprendre la finalité de chaque exercice, surtout bien expliquer que ces exercices ne servent à rien s’ils ne sont pas mêlés à la recherche d’une sensibilité artistique qu’il faudra savoir faire passer à un spectateur qui sera parfois à vingt mètres, trente mètres . » Michel ODIN (Passionné de danse classique, fondateur de la revue mensuelle Danse )

 » La danse s’est toujours transmise de façon orale, malgré les traités, les manuels et les vidéos d’aujourd’hui. Cette transmission est extrêmement importante si elle est honnête. Ce sont nos maîtres qui nous apportent quelque chose, et à la suite de ça, nous, nous transmettons fidèlement les règles de la danse classique académique avec l’évolution du temps, de la technique, de ses observations personnelles et de sa propre personnalité. » Gilbert MAYER (Grand maître de la danse classique, professeur à l’École de danse de l’Opéra de Paris, conférencier, historien français)

De ta tige détachée …

 » De ta tige détachée,
Pauvre feuille desséchée,
Où vas-tu ? Je n’en sais rien.
L’orage a frappé le chêne
Qui seul était mon soutien.
De son inconstante haleine,
Le zéphyr ou l’aquilon
Depuis ce jour me promène
De la forêt à la plaine,
De la montagne au vallon.
Je vais où le vent me mène..
Sans me plaindre ou m’effrayer,
Je vais où va toute chose,
Où va la feuille de rose
Et la feuille de laurier.  » Antoine Vincent ARNAULT (Poète, auteur dramatique français, académicien, homme politique – Extrait de son recueil Fables-Livre V (1812)