Scènes romantiques … Enrique GRANADOS

Granados fut un excellent pianiste, un improvisateur , un compositeur espagnol et un éminent pédagogue, réputé pour sa volonté de transmettre à ses élèves tout ce que lui avait pu apprendre de ses maîtres. Il a créé sa propre école de musique, et en 1901 l’Académie qui porte son nom.

Il a fait partie de ceux qui ont établi l’âge d’or de la musique pour piano dans son pays : l’Espagne. Son style est caractérisé par tout ce qui touche la culture nationaliste espagnole, ses racines, et son romantisme intérieur. Il a transmis à ses partitions toute la poésie, la délicatesse, la tendresse qui émanaient de lui. On peut dire qu’elles sont comme son journal intime.

Il est mort noyé en 1916 en voulant sauver son épouse. Le bateau qui les ramenait en Europe a été torpillé par un sous-marin allemand.

Les Scènes romantiques ce sont des magnifiques courtes pièces pour piano, composées en 1904. Il y a Mazurca – Recitatif et berceuse – Le poète et le rossignol – Allegretto – Allegro appasionato – Epilogo andante spianato –

Elles sont virtuoses, lumineuses, subtiles. Certaines d’entre elles sont imprégnées de la poétique mélancolie de Frédéric Chopin, un des compositeurs que Granados affectionnait, et à laquelle il a su merveilleusement mêler les senteurs folkloriques de son Espagne natale.

Pour les interpréter, à mes yeux il y en a qu’une : Alicia de LARROCHA

11 novembre 2022 …

 » 14-18
C’était la grande guerre.
Ils ont vécu l’enfer.
C’était la grande guerre,
la folie meurtrière.Par un beau jour d’été
Sous un ciel bleu d’azur
le clairon a sonné
pour la grande aventure.
Ils partirent faire la guerre
au nom de la patrie.
Ils étaient jeunes et fiers
et la fleur au fusil.Mais du chemin des dames
au fort de Douaumont
ils ont perdu leur âme
sous le feu des canons.
Avec la peur au ventre
Ils chantaient la Madelon,
en plein mois de décembre
quand ils montaient au frontIls tombaient un à un
fauchés par la mitraille,
de la Marne à Verdun
au cœur de la bataille.
Partout des trous de bombes
partout des trous d’obus
comme la fin d’un monde
qui leur tombait dessusIls ont pleuré de joie
le jour de l’armistice
quand enfin arriva
la fin de leur supplice.
Après un grand silence
Les cloches de la paix
Dans le ciel de France
Se mirent à sonner

14-18
C’était la grande guerre.
C’était la der des ders.
Mais cette grande guerre
ne fut pas la dernière  » Jacques-Hubert FROUGIER (Poète et romancier français)

MORT CASQUEE Jules DESBOIS
 » La mort casquée  » – Jules DESBOIS ( Musée d’Orsay )