La leçon de musique …

 » On se souvient avant tout aujourd’hui de Frederick Leighton pour ses scènes mythologiques, mais ses sujets étaient variés. Il peignait, par exemple, divers tableaux orientalistes à la suite de ses nombreux voyages dans les pays arabes. L’orientalisme était un thème à la mode au XIXe siècle en Europe, né à la suite de la campagne d’Égypte de Napoléon entre 1798 et 1801, et encouragé par une série d’importantes découvertes archéologiques et la publication de récits de voyages.

La plupart des artistes s’inspiraient , pour leurs tableaux, de sources secondaires, mais Leighton appartenait aux quelques privilégiés qui visitèrent la région. Il se rendit à Alger en 1857 et développa bientôt une passion pour l’art arabe qui le conduisit à collectionner céramiques et poteries.

Il créa même un vouloir arabe dans sa maison londonienne. Malgré ses connaissances profondes du Moyen-Orient, Leighton ne tenta jamais de rendre authentiques ses scènes orientalistes qu’il décrivait comme « de néfastes et inévitables œuvres alimentaires « destinées à financer ses voyages en répondant aux goûts occidentaux.

Dans La leçon de musique , les pieds nus des modèles et le cadre clos évoquent le harem, sujet toujours vendeur. Les riches costumes appartenaient à une collection que Leighton avait acquis durant un voyage à Damas en 1873, mais les modèles étaient, de toute évidence, européens. La fillette était Connie Gilchrist qui posa aussi pour le peintre Whistler et pour l’objectif de Lewis Carroll.  » Iain ZACZEK (Historien d’art et écrivain anglais)

« La leçon de musique  » 1877 – Frederick LEIGHTON (Guidhall Art Gallery de Londres)

Le corps a une mémoire …

 » Le corps a une mémoire ! Le corps hérite d’une histoire, d’une éducation, d’une famille, d’une culture, d’une géographie, de schémas complexes inscrits par des générations. Et le geste du danseur peut soudain faire rejaillir un souvenir ou une émotion enfouie avec plus de force que n’importe quelle parole. C’est le défi et le miracle de la danse ! Sade disait :  » Il n’y a pas de corps sans idées ni d’idées sans corps. » Marie-Claude PIETRAGALLA (Danseuse Étoile française de l’Opéra de Paris, puis chorégraphe française)