La faute d’orthographe …

 » Je suis la faute d’orthographe.

On me poursuit mais je reviens.

J’ai deux  » f  » pour la girafe.

Je confonds la pâte et la patte,

je mêle les sauts et les sots,

j’oublie un  » t » quand je me gratte,

et je mets trois  » s  » à cerceau.

Les consonnes et les voyelles

grâce à moi s’en vont voltiger

au pays des  » g  » et des geais,

au pays des  » l « , des ailes.

Au pays du je ne sais quoi

où nous attendent des surprises,

une reine portant des bois,

une reine aux couronnes exquises !

Un pays sans inconditionnel,

sans subjonctif, où toute chose

met son pluriel avec des roses,

son singulier avec du ciel.  » Jeanne ENDERLÉ (Poétesse française)

Enseigner la musique …

 » Enseigner, ce n’est jamais que transmettre ce que l’on a en nous. La difficulté n’est pas tant dans cette transmission que dans l’art de savoir lâcher prise au bon moment. Dire à un élève qu’il doit maintenant oublier ce qu’il a appris pour jouer comme il l’entend, est une lourde responsabilité. La musique résiste. Et jouer comme on l’entend ne veut pas dire jouer n’importe quoi.  Où s’arrête le jeu et où commence l’interprétation . Je dis toujours à mes élèves que le jeu doit être facile. Ce qui est difficile, c’est d’interpréter … La musique c’est du plaisir et des émotions, mais c’est aussi un art qui exige du métier, du savoir, du questionnement. Le plaisir de lire peut-il nous dispenser de connaître l’alphabet, l’orthographe, la grammaire ? Non. Pourquoi devrait-il en être autrement en musique ? Et lorsque je parle de grammaire musicale, je ne parle pas que de savoir jouer les notes. » Rena SHERESHEVSKAYA ( Pianiste et professeur russe – Diplômée du Conservatoire Supérieur Tchaïkovsky en différentes disciplines ( soliste, chambriste, professeur)

Joseph Guy SEYMOUR

Les Contes d’Hoffmann …

(Vidéo :  » Barcarolle  » – Anna NETREBKO et Elina GARANCA – Accompagnées par Emmanuel VUILLAUME à la direction de l’ORC HESTRE PHILHARMONIQUE DE PRAGUE)

C’est l’œuvre testamentaire d’Offenbach , celle qui lui permettra d’être reconnu comme étant un merveilleux compositeur lyrique. Il avait espérer fortement que cela puisse se dire tout au long de sa carrière, et, malheureusement, il ne sera pas là pour le savoir car il décédera durant les répétitions en 1880. Elle raconte différentes périodes de la vie sentimentale d’un homme, un poète maudit, face à trois femmes : Olympia, Antonia et Giulietta.

Compte tenu du fait qu’elle n’était pas totalement terminée, de nombreuses personnes voudront en donner une version définitive, persuadées de suivre ce qu’Offenbach aurait souhaité.

C’est un véritable et exceptionnel  chef d’œuvre, complexe, brillant, à la fois léger et sérieux, comique et dramatique, entre rêve et réalité, avec un orchestral plein de subtilité et mélancolie,  créé en 1881 à l’Opéra Comique de Paris, cinq mois après le décès de son créateur .

Le livret fut signé par Jules Barbier d’après sa propre pièce Les contes fantastiques d’Hoffmann  écrite en 1851  en collaboration avec Michel Carré ;  mais également d’après différents contes de l’écrivain allemand Ernest Theodor Hoffmann.