Les ballets sont fragiles …

 » Les ballets sont fragiles, ils s’altèrent vite. La danse change elle aussi. Dans la tête les idées se mélangent. Quand j’ai commencé à étudier le ballet, à 17 ans, la danse académique et la modern-dance étaient à couteaux tirés. Aujourd’hui les danseurs classiques sont capables de bouger  » cool  »  . Leur engagement totalement dédié à leur art malgré la brièveté de leur carrière, me touche beaucoup.  » Jerome ROBBINS (Danseur, chorégraphe prolifique d’une soixantaine de ballets, metteur en scène, co-réalisateur de films influencés par la comédie musicale américaine, maître de ballet, directeur artistique d’une compagnie de danse. Son nom reste attaché, bien sur, à celui de George Balanchine (rencontré en 1948)  dont il a été d’abord le danseur, puis l’assistant et le plus proche collaborateur au New York City Ballet)

Jerome ROBBINS 1918/1998

Histoire d’un ballet : « Dances a gathering  » …

Ce ballet a vu le jour en 1969. Il signa le grand retour de Jerome Robins au New York City Ballet après une absence de 13 ans. Comme on le sait, ce merveilleux chorégraphe a toujours été habité par la musique de Frédéric Chopin, et bien sur c’est lui qu’il a choisi pour illustrer la musique de sa nouvelle chorégraphie. Différents morceaux ont été choisis : de nombreuses Mazurkas ( N.3 Op.63, N°3 Op.33, N° 6 Op. 4, N°s 4 et 5 Op.7, N° 2 Op.24, N° 2 Op.56) des Valses ( N°2 OP.69, N°s 1 et 2 Op.34, N° 2 Op.70, Op. 42) un Nocturne (N0 1 Op.15) des Études (N°2 Op10, N°s 4 et 5 Op.25) et un Scherzo (Op.20)

On peut réellement dire qu’il fait partie des ballets pour piano de Robbins. Sur les musiques citées ci-dessus , il a créé une communauté de solos, des duos, et des danses pour le corps de ballet, des combinaisons époustouflantes , de la grâce pure, une danse magnifique, pas spécialement virtuose mais pleine de poésie, de fraicheur, de légèreté, de mélancolie, élégante comme toujours avec lui.

Robbins dira :  » Il n’y a pas d’histoire, pour aucune des danses dans ce ballet. Il n’y pas d’intrigue et pas de rôles particuliers. Les danseurs dansent les uns avec les autres sur cette musique, dans cet espace, dans une communauté qui vit dans la musique de Chopin. Mais il y a beaucoup de possibilités. »

(Video : Francesca HAYWARD & William BRADWELL pour le Royal Ballet de Londres)
(Vidéo : Opéra de Paris pour la Valse Op.34 N.1 )
(Vidéo : Nolween DANIEL & Emmanuel THIBAULT pour l’Opéra de Paris)