Herman LEONARD … L’œil du jazz

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Herman LEONARD

 » Toutes mes photos de jazz, je les faisais strictement pour moi-même. Au bout d’un certain temps, j’ai réalisé des contrats pour des maisons de disques en particulier Verve Records avec Norman Granz en tant que producteur. Mais le public n’a rien su de mon travail, en termes historiques, avant 1968. Quarante ans après les avoir photographiés, j’avais ma première exposition complète de mon travail de jazz à Londres en Angleterre. En conséquence, une société est devenue le sponsor et a décidé de faire une tournée aux Etats Unis et en Europe. Cette tournée m’a conduit à une exposition à Washington et c’est là que Mr John Edward Hasse, conservateur de la musique américaine au Musée National d’Histoire américaine m’a dit : «  Mr Leonard, j’aimerai beaucoup que vous fassiez partie du Smithsonian  » – Je lui ai répondu  » Oh mon Dieu ! C’est le plus grand honneur que je puisse jamais recevoir !  « 

Dans les clubs j’étais limité à l’équipement que j’avais. J’ai toujours porté deux petites lumières stroboscopiques portables. Être confiné à deux sources de lumière m’a procuré un avantage : je devais faire attention. Beaucoup de photographes ont utilisé trop de lumière et ont tout compliqué. En ce qui me concerne, j’ai toujours essayé de préservé, autant que possible, l’atmosphère pure du club. Je l’ai fait en plaçant une lumière stroboscopique à côté du projecteur du club au plafond. L’autre je l’ai placé derrière l’artiste en arrière-plan. J’ai utilisé des unités sans fil pour déclencher les flashs, mais je n’utilisais ces flashs que si je devais le faire. La lumière dérangeant les artistes. La plupart des photos que j’ai prises ont été faites lors des répétitions, alors ce n’était pas si mal. Pendant que je travaillais, les propriétaires des clubs ont toujours été très coopératifs. Bien sur je n’ai pas tiré toute la nuit. Cela aurait été trop envahissant pour les musiciens et le public. Je me limitais donc au nombre de prises de vue. ….  Lors d’une exposition à Denver, trois adolescents sont venus vers moi. Ils devaient avoir 13 ou 14 ans. Ils m’ont dit :  » Mr Leonard nous sommes ravis que vous soyez là parce que nous aimons la musique, mais nous n’avons jamais vraiment compris à quoi elle ressemblait  » . J’ai eu un frisson. Je veux dire que ce ne sont pas des musiciens qui ont compris, c’était des adolescents. Et si je peux les atteindre et influer sur leur réaction au jazz, c’est très gratifiant. Ce que je veux dire c’est que vous faites un gâteau et tout le monde l’aime. Quoi de mieux que ça ?  » Herman LEONARD ( Photographe américain spécialisé dans les photos des stars du jazz )

HERMAN LEONARD Dizzie GILLEPSIE
Dizzie GILLEPSIE – Herman LEONARD
HERMAN LEONARD 1956 CHET BAKER
Chet BAKER – 1956 – Herman LEONARD
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Duke ELLINGTON – 1958 – Herman LEONARD
HERMAN LEONARD 1965 Louis ARMSTRONG NEWPORT
Louis ARMSTRONG – 1965 – Herman LEONARD
Nat KING COLE – 1949 – Herman LEONARD
Miles DAVIS – 1989 – Herman LEONARD
Ella FITZGERALD – 1949 – Herman LEONARD

7 réflexions sur “Herman LEONARD … L’œil du jazz

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