Les deux Légendes de Franz LISZT …

De 1862 à 1866, Liszt a séjourné dans le couvent des Dominicains de la Madona del Rosario sur le Monte Mario près de Rome. Il avait choisi d’y faire une sorte de retraite. Une chambre lui avait été réservée et un piano fut mis à sa disposition.

C’est là qu’il a composé, entre 1862 et 1863, ses deux légendes : Saint François d’Assise prêchant aux oiseaux et Saint François de Paule marchant sur les flots. Il faut savoir que ce sont deux saints dont il se sentait très proches. Le deuxième étant son Saint. De nombreuses gravures ou tableaux le représentant étaient, d’ailleurs, accrochées dans ses différentes maisons notamment dans le cabinet bleu de l’Altenburg à Weimar.

Il a souvent affirmé  que ces deux pièces étaient imprégnées à la fois de franciscain et de tzigane : franciscain probablement parce qu’il avait rejoint en 1858 la Fraternité du Tiers Ordre franciscain de Budapest , et tzigane parce que cette musique était chère à son cœur depuis son enfance.

Saint François d’Assise prêchant aux oiseaux 

giotto di bondone
 » Saint François d’Assise prêchant aux oiseaux  » par GIOTTO DI BONDONE

Il y avait de nombreux oiseaux qui volaient et gazouillaient autour de sa chambre et cela lui rappelait l’épisode de Saint François, l’effet de la puissance divine sur des oiseaux innocents. Ce dialogue harmonieux va se traduire musicalement par une grande virtuosité mais en même temps beaucoup de délicatesse. C’est une pièce très lumineuse et aérienne.

( Vidéo : un merveilleux Lisztien : Leslie HOWARD au piano )

Saint François de Paule marchant sur les flots

ST FRANCOIS DE PAUL MARCHANT SUR LES FLOTS Noël-Nicolas Coypel
 » Saint François de Paule marchant sur les flots  » par Nicolas COYPEL

Liszt fait référence au passage où, dans le Nouveau Testament, Jésus marche sur l’eau. Celui qui croit doit pouvoir, comme l’apôtre Pierre, le rejoindre en marchant lui aussi sur les flots.

C’est une pièce qui va être traitée avec plus de romantisme que la première. Le climat n’est absolument pas le même, elle est nettement plus tumultueuse, houleuse, lyrique, grave et ne manque pas, malgré tout, d’une certaine sérénité. Il traduit l’homme volontaire, farouche, solide qui marche sur l’eau.

( Vidéo : toujours Leslie HOWARD au piano. Il reste pour moi une véritable référence lisztienne)

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