La plage …

 » La plage, c’est le plus beau paysage du monde. Déclaration formelle. Une tranche de ciel, une tranche de mer, une tranche de sable. Les trois éléments de la vie : l’air, l’eau, la terre. Il n’y a rien de plus beau. « Agnès VARDA (Photographe, réalisatrice de cinéma et plasticienne française- Extrait de son livre Les plages d’Agnès– Elle réalisera un film autobiographique-documentaire-fiction en 2008, portant le même intitulé et qui recevra (entre autres prix) le César du meilleur film-documentaire)

Dire-Faire …

 » Entre ce que je vois et dis,
entre ce que je dis et tais,
entre ce que je tais et rêve,
entre ce que je rêve et oublie,
la poésie.
Elle glisse
entre le oui et le non :
elle dit
ce que je tais,
elle tait
ce que je dis,
elle rêve
ce que j’oublie.
Elle n’est pas un dire :
elle est un faire.
Elle est un faire
qui est un dire.
La poésie
se dit et s’entend :
elle est réelle.
Et à peine dis-je
 » elle est réelle « ,
qu’elle se dissipe.
Est-elle ainsi plus réelle ?

Idée palpable,
mot
impalpable :
La poésie
sème des yeux sur la page,
sème des mots dans les yeux.
Les yeux parlent,
les mots regardent,
les regards pensent.
Entendre
les pensées,
voir
ce que nous disons,
toucher
le corps de l’idée.
Les yeux
se ferment,
les mots s’ouvrent. » Octavio PAZ (Poète, essayiste et diplomate mexicain)

Octavio PAZ (1914/1998)

Aria  » Casta Diva  » … Vincenzo BELLINI

(Vidéo : Maria CALLAS – Elle est accompagnée par l’ORCHESTRE DE LA SCALA de MILAN – Direction Tulio SERAFIN )

Casta Diva est une aria ( Acte I )  de l’opéra Norma écrit par  Vincenzo Bellini qui fut créé en 1831 à la Scala de Milan –  Le livret est de Felice Romani.

Probablement l’un des plus beaux opéras de ce compositeur, bouleversant, dramatique, poignant, qui n’aura absolument pas de succès lors de la première , mais connaîtra le triomphe au fil des années qui suivront.

Norma demande de beaucoup d’exigence vocale à celle qui tient le rôle principal , notamment notamment au niveau de la puissance, et de la virtuosité, mais également des talents de tragédienne. Maria Callas fut dotée de toutes ces qualités, ce qui amena l’un de ses partenaires à dire un jour  » Dans une vie on peut voir beaucoup de grandes choses au théâtre, mais voir Maria Callas dans Norma, que peut-il y avoir de comparable « . En cela il avait totalement raison, comme dans beaucoup d’autres œuvres lyriques, elle est inoubliable dans celle-ci !