A la rencontre de : Adélaïde LABILLE-GUIARD …

Adélaide LABILLE
 » Autoportrait avec deux élèves Mademoiselle Gabrielle Capet et Mademoiselle Carreaux de Rosemond  » – 1785 – Adélaïde LABILLEGUIARD

 » Adélaïde Labille est une artiste aujourd’hui peu connue, mais dont la mémoire doit être réhabilitée. Née en 1749 dans la paroisse Saint-Eustache, d’un père marchand en mercerie et  colifichets, elle entre dès 1763 dans l’atelier de François-Elie Vincent, portraitiste, miniaturiste, peintre sur émail, et membre de l’Académie de Saint-Luc. A l’âge de 20 ans, elle épouse Nicolas Guiard, mais l’union ne sera pas heureuse et au bout de dix ans les conjoints se séparent.

Au cours de l’année 1769, Adélaïde commence un second apprentissage dans le domaine de la peinture : elle s’initie au pastel avec le maître du genre, Maurice Quentin de La Tour. Cet artiste, qui passait pour avoir un caractère très difficile, semble avoir apprécié le talent de sa jeune élève puisqu’il va la garder cinq années dans son atelier.

En 1776, elle entame une troisième formation auprès du fils de son premier maître, François-André Vincent qui rentre de Rome. Non seulement cet artiste, prix de Rome et peintre d’histoire, genre alors le mieux considéré, lui apprendra la technique de la peinture à l’huile, mais il sera l’amour de sa vie.

François André VINCENT par Adélaïde LABILLE
 » Portrait de François-André VINCENT  » par Adélaïde LABILLEGUIARD

Adélaïde devient une artiste confirmée, expose dans plusieurs Salons, enseigne à son tour la peinture à des jeunes filles et surtout elle est reçue le 31 mai 1783 à l’Académie Royale de peinture et sculpture.  Ce jour-là, une autre femme faisait son entrée dans la compagnie et sa renommée éclipsera plus tard celle d’Adélaïde : Élisabeth Vigée-Lebrun peintre et épouse de peintre, et surtout portraitiste officielle de la reine Marie-Antoinette, au sort de laquelle elle semble liée pour l’éternité.

Adélaïde obtient pourtant le titre de peintre de Mesdames, à savoir les tantes du roi Louis XVI. Le début de la Révolution ne bouleverse pas trop l’activité de l’artiste qui reçoit encore des commandes. Mais en 1792, elle doit se réfugier à la campagne et surtout l’année suivante, son atelier est victime du règlement sur la destruction des signes extérieurs de la noblesse ;  plusieurs portraits et la Réception faite par le Comte de Provence d’un membre de l’Ordre de Saint-Lazare sont détruits. S’ensuivra alors pour l’artiste une grande phase de dépression.

En 1785, le rétablissement des Académiciens, grâce à la création de l’Institut de France, lui permet de reprendre ses activités. Elle expose à nouveau au Salon, reçoit une pension et un logement de fonction. Ayant pu divorcer de son premier mari en 1793, elle se remariera avec François-André Vincent en 1800. Chacun bénéficiera d’un appartement et d’un atelier dans le palais des Quatre-Nations. Malheureusement les époux ne profiteront guère de leur nouvelle situation car Adélaïde meurt au printemps 1803.

Les tableaux peints par Adélaïde Labille, dont on peut voir plusieurs exemplaires à Versailles, révèlent une portraitiste talentueuse, ayant su capter la psychologie de ses modèles, mais sachant tout aussi habillement rendre la texture, les couleurs, et les ornements des étoffes les plus variées.  » Catherine CARDINAL (Professeur d’Université, spécialiste de l’histoire de la peinture des XVIIe et XVIIIe siècles. Elle a, durant un certain temps, dirigé le Musée International de l’Horlogerie à Chaux-de-Fonds en Suisse, et créé l’Institut l’Homme et le Temps)

AUGUSTIN PAJOU 2
« Portrait d’Augustin Pajou modelant le buste de son professeur Jean-Baptiste Lemoyne  » – 1782 – Adélaïde LABILLEGUIARD
Adélaïde LABILLE portrait de Victoire de France 1788
 » Portrait de Victoire de France  » 1788 – Adélaïde LABILLEGUIARD (Victoire est l’une des filles de Louis XV et Marie LESZCZYNSKA)
« Étude pour Marie-Gabrielle CAPET » Adélaïde LABILLE-GUIARD (Melle Capet fut une peintre française qui a étudié avec Adélaïde Labille)
 » Portrait de Christine Geneviève Bron épouse Mitoire avec ses deux enfants » Adélaïde LABILLE-GUIARD( Christine Geneviève était mariée à Charles Mitoire du Moncel, Commis à la recette générale des finances du Lyonnais)
 » Portrait de Louise Elisabeth de France et son fils  » Adelaïde LABILLE-GUIARD (Louise Elisabeth était l’une des filles de Louis XV et Marie LESZCZYNSKA)

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