Poète & Paysan … Franz VON SUPPÉ

Il s’agit d’un Ouverture de concert très connue, écrite en 1846 par Francesco Ezechiele Ermenegildo qui germanisera son nom en Franz von Suppé, un compositeur, amoureux de l’opéra italien notamment celui de Donizetti et Rossini, qui a écrit de nombreuses partitions : 30 Opérettes (il est, d’ailleurs, un des pionniers du genre) , près de 200 Vaudevilles, et des Ouvertures.

Celle-ci est extraite d’une opérette qu’il a composé assez jeune, à 27 ans. On ne peut pas dire qu’elle obtiendra beaucoup de succès à l’époque, mais elle intéressera un éditeur qui achètera les droits de la partition. Suppé acceptera : il était jeune, débutait et avait besoin d’argent.

Après quoi, elle deviendra très célèbre, populaire, et fera l’objet de divers arrangements réalisés par de nombreux compositeurs. C’est une page très italienne à la sauce viennoise, mélodieuse, poétiquement brillante, pétillant et impétueuse aussi.

(Vidéo : Herbert V.KARAJAN à la direction de l.ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE BERLIN)

Le monde floral de Carmelo BLANDINO…

 » Je vois les choses pour ce qu’elles sont vraiment et mon esprit capture les nombreuses dimensions de la vérité qui me sont montrées et qui restent insaisissables pour la plupart des gens en raison de la nature de nos réflexions sensorielles externes. Il a fallu beaucoup de temps de pratique externe pour comprendre ce niveau de perception. C’est une des raisons pour lesquelles j’aime tant peindre : l’acte de peindre m’amène à cet espace de peu de mouvement. Le temps s’arrête assez souvent pour moi. J’atteins des moments d’immobilité où il y a peu de mouvement. Après oui, le mouvement est dominant dans mon travail. Je peins le mouvement à partir de ses nombreux niveaux d’expérience. » Carmelo BLANDINO (Artiste peintre italien)

Il y a, en effet, beaucoup de mouvement dans les coups de pinceau de ce peintre incroyable. J’ai choisi de vous montrer ses superbes tableaux de fleurs parce que c’est son thème central, mais il réalise aussi des tableaux de paysages et des portraits. La couleur est subliment intense, lumineuse, exubérante aussi. Visuellement, ce sont des peintures très riches, que beaucoup qualifient de baroque urbain parce qu’elles combinent la peinture à l’huile classique avec le style plus contemporain exécuté à la bombe et au pochoir.

Ce grand amoureux de la nature est un artiste très présent dans de nombreuses galeries, et il a fait également l’objet d’expositions aux Etats-Unis, en Italie, en Suède, et au Québec. Ses expressifs tableaux de fleurs (dont certains ont été acquis par des musées internationaux)ont beaucoup de succès.

Les fleurs peuvent sembler fragiles aux yeux de beaucoup de personnes, mais pour lui elle sont fortes. Et c’est justement cette force qu’il souhaite transmettre dans ses tableaux floraux au travers de couleurs puissantes et énergiques. Les fleurs ne sont pas qu’un simple sujet botanique à ses yeux. Elles ont une valeur spirituelle venue des moines bouddhistes qu’il explique ainsi : «  Mon travail est une continuation de la pratique des moines bouddhistes qui apportaient une seule fleur à leur séance de méditation. Ils demandaient aux étudiants de la regarder en silence pendant une longue période. Finalement, l’étudiant réalisait qu’il regardait sa propre forme : un soi supérieur se matérialisait dans la forme de la fleur, et la fleur transcendait au-delà de son apparence visuelle. Reconnaissant que toute l’énergie provenait d’une source, l’esprit était élevé à une plus grande illumination. L’étudiant et la fleur ne faisaient qu’un. »

Il est né en 1966 à Tübingen (Allemagne). Ses parents sont siciliens. Il a passé une grande partie de sa vie à Montréal où il a fait ses études en art & design. Il a été professeur dans des séminaires sur l’art pictural notamment en Italie, à Naples où, d’ailleurs, il a vécu durant quelques années. Il réside désormais en Floride.

« Peindre une fleur est la partie la plus intéressante dans un tableau car c’est la beauté qui la domine. Elle exerce quasiment un pouvoir surnaturel.  » C.B.

 » L’iris a une présence très puissante en tant que fleur. Il est incroyablement fragile à première vue, mais en y regardant de plus près, il a beaucoup de force. La tige forte, les couleurs puissantes, se tient debout et doit transporter une quantité incroyable d’énergie pour se frayer un chemin de la graine jusqu’à la fleur glorieuse. Il se dresse seul pendant quelques semaines, non relié à d’autres tiges. Puis, lentement, au fur et à mesure que sa force vitale s’en éloigne, il se dessèche et meurt en revenant à la te. Tout comme nous les êtres humains. » Carmelo BLANDINO

 » La nature a eu une forte impression dans ma vie. Elle est tellement ancrée en moi qu’elle a laissé une empreinte indélébile dans ma psyché. Je veux dire c’est là, c’est en moi. On ne peut m’enlever cela. Je ne peux, personnellement, que chercher à l’approfondir. Je peux m’asseoir et décider de dessiner juste des petites feuilles ou des brindilles. C’est vital ! Si l’on passe suffisamment de temps dans la nature, cela ne peut que vous apporter un bienfait. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin de parcs nationaux et d’espaces vert dans nos villes : la connexion des humains avec la nature est très importante. Nous devons lier une amitié sincère avec elle.  » C.B.