Le rêve …

 » Se plonger dans les bras de Morphée.
Les paupières fermées
Le rêve est à portée.
Ouvrir alors la porte
A sa singularité propre.
Et pour que le rêve prenne vie
Il lui faut des appuis :
Des souvenirs,
Des envies,
Des joies,
Des peines,
Des soucis.
L’inconscient aussi
Est de la partie.
L’imagination se joint ensuite à la fête,
Et de main de maître
Avec un esprit retors
Fait subir des sorts
Plus ou moins exagérés
A toutes ces pensées.
Le rêve choisit alors sa partition. « Angèle-Marie MORAZZINI (Poétesse et auteure française/Extrait de son livre Il était une fois des poésies et des toiles)

Tableau de Ellen MONTALBA

Le corps d’une danseuse …

 » Le corps d’une danseuse est l’instrument avec lequel elle créé sa musique, le métier avec lequel elle tisse sa magie. Nous menons nos corps en des régions où ils ne vont jamais naturellement. Nous les faisons voler, danser sur la pointe des pieds, tournoyer. Nous nous soumettons à une tension incroyable. Parfois nous trébuchons, où nous nous brisons. … En technique de ballet, il n’existe pas de raccourci. Vous répétez et répétez afin que ce que vous tentez de maîtriser devienne une seconde nature, que cela devienne aussi instinctif que la marche. Ensuite, vous pouvez vous mettre à courir  » Mitsy COPELAND (Danseuse américaine : soliste de l’American Ballet Theatre en 2001 et Première danseuse en 2015- Extrait de son livre Une vie en mouvement )

Misty COPELAND

Rhapsodie sur un thème de Paganini Op.43 … De la musique à la danse

(Vidéo : Mikhaïl PLETNEV au piano – Accompagné par L.ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE BERLIN – Direction Claudio ABBADO)

Rachmaninov ne fut pas le seul à s’être penché et avoir été inspiré un jour les 24 Caprices pour violon de Niccolo Paganini. C’était tellement révolutionnaire, voire même diabolique ! Liszt et Brahms l’ont fait eux aussi. Il va s’attarder plus précisément sur la N°24. La création, de cette magnifique Rhapsodie pour piano et orchestre, aura lieu en 1924 à Baltimore (Etats-Unis). Le compositeur était au piano, accompagné par l’Orchestre de Philadelphie dirigé par Léopold Stokowski. Le succès de l’œuvre a été immédiat.

C’est une partition brillante qui, au travers de ses nombreuses Variations, traverse différentes atmosphères tout aussi superbes les unes que les autres . Elle se révèle étonnante, impétueuse, mystérieuse, inventive, très virtuose (  » offrant aux solistes de piano de nombreuses opportunités de démonstration virtuose, reflétant le talent légendaire de Paganini. » disait Rachmaninov), mais qui manque pas également de tendresse, de lyrisme, de sensibilité et de délicatesse (Andante Cantabile).

Ce merveilleux Andante cantabile/18e variation, est devenu très célèbre, probablement bien plus que l’œuvre dans son intégralité. Il a été repris par le cinéma en tant que thème original pour certains films.

En 1939, avec l’accord du compositeur, le chorégraphe Mikhail Fokine reprendra la partition (quelque peu différente) et la transformera en un ballet intitulé Paganini, présenté en première au Covent Garden de Londres, et qui connaitra le succès lui aussi. Quarante et un an plus tard, en 1980, Frederick Ashton récidivera en créant, toujours à Londres, un ballet en un acte, intitulé Rhapsody, dédié à la Reine Mère pour son anniversaire, un délicieux moment de grâce sur ce mouvement dont j’ai parlé ci-dessus.

(Vidéo : Natalia OSIPOVA & Steven MCRAE pour le ROYAL BALLET DE LONDRES)