BOLDINI-Les plaisirs et les jours …

« Admirées ou rejetées, les effigies de Boldini étaient encore l’expression parfaite de leur temps. Interprète bien aimé de la société de la Belle Époque, Boldini dépeignait, avec une parfaite acuité, la sophistication, le charme, la coquetterie, le désir inavoué. Silencieux, avec son visage comme un prêtre en colère, chauve et respectueusement mélancolique, l’artiste a conservé et exprimé, de façon surprenante, cette vanité qui fourmille d’élégance. » Arsène ALEXANDRE (Journaliste français, collectionneur, critique d’art et inspecteur général des musées)

Giovanni BOLDINI

Cette très belle exposition a pris du temps pour voir le jour au Petit Palais de Paris. La Covid y a été pour beaucoup puisqu’elle a entraîné des reports de dates. Puis, lorsque l’Institution était prête, il a fallu encore attendre parce que le peintre faisait l’objet de différentes manifestations en Italie et donc les tableaux avaient été prêtés ailleurs.

Finalement, elle est là ! … Merveilleusement là …. Soixante ans après la dernière rétrospective que la France avait réservé à ce peintre. On ne peut que s’en réjouir ! Elle a été organisée en collaboration avec le Musée Boldini de Ferrare et le Ministère de la Culture en Italie, et s’intitule BOLDINI-Les plaisirs et les jours …. jusqu’au 24.7.2022. Au programme : 150 œuvres environ : peintures, dessins, vêtements et accessoires de mode, gravures, prêtés par des grands musées internationaux comme par exemple : le Museo Capodimonte à Naples, le Palais Galliera , le Musée des Arts Décoratifs, le Musée Carnavalet, Musée d’Orsay , le National Portrait Gallery de Londres, le Sterling and Francine Clark Institute, Galleria degli Uffici-Galleria d’arte moderna du Palazzo Pitti, et des collections privées.

Pourquoi ce titre Les plaisirs et les jours ? Il s’agit d’une référence à Marcel Proust, qui fut un grand admirateur du peintre. Ce titre est celui d’un recueil de l’écrivain, paru en 1896 dans lequel il évoque, entre autres, la vie et les mœurs du Paris de son époque. C’est aussi le cas de Boldini en peinture. En effet, lui aussi, au travers de ses tableaux, a « tenu », en quelque sorte, une chronique de cette Haute Société, insouciante, frivole oisive, désinvolte qui lui a beaucoup plu.

« Il sera introduit, grâce à son talent, dans les milieux chers à Marcel Proust. Il fut le peintre de ces élégances précieuses et maladives dont l’écrivain fut le poète Les femmes de Boldini et certains hommes peints par lui , avec toute leur décadence de race, pourraient servir d’illustrations à certaines pages de Proust ….  » Emilia Cardona (son épouse)

Boldini a été un peintre brillant de la Belle Époque, audacieux, très talentueux, virtuose est l’adjectif qui revient souvent lorsque l’on parle de sa technique, un excellent dessinateur et un graveur . Il a utilisé différents supports : peinture à l’huile, dessin, aquarelle, et pointe sèche qu’il pratiquera avec deux autres peintres Leleu (un ami) et Whistler. Il fut un admirateur des grands maîtres du passé : Vermeer, Hals, Velasquez, Botticelli, Tiepolo, mais aussi des contemporains comme Degas, Manet, et Stevens.

Ce qui l’a fait vraiment connaitre ce sont ses merveilleux portraits. Sa plus grande production dans ce genre se fera entre 1880 et 1914. Ils sont apparus comme étant très originaux et révolutionnaires par rapport à ce qui se faisait à l’époque. De façon générale, ses tableaux sont empreints d’une grande fraîcheur, de grâce, de délicatesse, d’élégance, de raffinement, avec des couleurs riches, vives et harmonieuses.

Ceux qui seront réalisés à partir de 1890 env. seront plus intimistes : des natures-mortes, des nus, des vues de Venise et de Rome, des instants dans son atelier … Probablement peints avec plus de plaisir personnel .

Un coin de table du peintre  » 1897 env. Giovanni BOLDINI (Musée Boldini à Ferrare/Italie)
« Le cardinal du Bernin dans la chambre du peintre » 1899 env. Giovanni BOLDINI(Musée Boldini à Ferrare/Italie)
« Marine à Venise » 1909 env. Giovanni BOLDINI (Musée Boldini à Ferrare/Italie)
 » Statue dans le parc de Versailles  » 1895 – Giovanni BOLDINI (Musée d’Orsay/Paris)

En dehors des portraits qui sont les plus nombreux, il a peint des paysages, des décorations murales, des scènes urbaines dans Paris, des personnages de la classe urbaine. la vie des petits métiers. De très beaux tableaux, réalistes, dont une certaine partie a été gardée précieusement dans son atelier et qui ne furent pas exposés. Le Boldini du départ n’a rien à voir avec le portraitiste mondain qu’il deviendra.

« Conversation au café » 1879 – Giovanni BOLDINI (Collection particulière)
« Sur un banc au bois » 1872 env. Giovanni BOLDINI( Collection particulière)
« Jours tranquilles ou jeune femme au crochet  » 1875 Giovanni BOLDINI (The Sterling and Francine Clark Art Institute de Williamstown (Etats-Unis)
 » L’omnibus de la Place Pigalle  » 1882 env. Giovanni BOLDINI (Collection particulière)
 » Le crieur de journaux parisien » 1880 env. Giovanni BOLDINI (Museo Real Bosco de Capodimonte/Italie)
« En traversant la rue » 1873/1875 env. Giovanni BOLDINI (The Sterling and Francine Clark Art Institute de Williamstown/Etats-Unis)

On lui a attribué divers surnoms  : le Paganini du peignoir – Le serpent de Ferrare – mais aussi Le monstre parce qu’il pouvait se montrer odieux, voire même tenir des propos blessants et désobligeants vis-à-vis des femmes dont il ne souhaitait pas faire le portrait et qui venaient le voir en insistant afin d’obtenir une approbation. Le Déshabilleur aussi parce qu’il aimait dégrafer des corsages, descendre un peu les bretelles des robes pour plus de sensualité et d’attirance.

Celui qui revenait souvent c’était le peintre des femmes car ce sont elles les sujets d’un très grand nombre de ses portraits. Non pas qu’il n’ait pas peint des hommes, il l’a fait pour des grandes personnalités (musiciens, compositeurs, écrivains) , mais les femmes non seulement il va aimer les peindre, mais il se rendra très vite compte qu’elles font superbement bien fonctionner le bouche à oreille auprès de leurs amies, lesquelles venaient à leur tour pour demander un portrait. Il faut bien le dire : ce sont les femmes qui lui apporteront le succès et feront sa réputation.

« Autoportrait à 69 ans  » 1911 Giovanni Boldini (Musée Boldini à Ferrare)
« Portrait de Lawrence Alexander Peter Harrison » 1902 Giovanni BOLDINI(Collection particulière)
 » Le peintre John Lewis Brown avec sa femme et sa fille  » 1890 – Giovanni BOLDINI (Musée Calouste Gulbenkian/Lisbonne)
« Le chef d’orchestre Emanuele Muzio sur l’estrade » 1882 Giovanni BOLDINI (Collection particulière)
« Portrait du Comte Robert de Montesquiou » 1897 – Giovanni BOLDINI (Musée d’Orsay/Paris)

Princesses, duchesses, comtesses, riches héritières, comédiennes, danseuses, cocottes. Des coquettes, des frivoles, des distinguées, des sensuelles, des séductrices, des conquérantes, des provocantes, des coquines aussi qui n’ont pas froid aux yeux. Il les a peintes très minces (même si elles ne l’étaient pas vraiment ) , avec des jambes allongées, des bras qui le furent tout autant, vêtues de robes superbes, froufroutantes, dans des coloris très vifs et lumineux, vêtements qu’il choisissait lui-même d’ailleurs en les agrémentant de très beaux accessoires. Il a beaucoup aimé la mode, celle des grands couturiers de l’époque : Worth, Poiret, Doucet etc… Il se rendait souvent chez eux pour voir les dernières tendances .

 » Boldini est, par excellence, le peintre de la femme. C’est qu’il était possédé par le démon de l’élégance,. D’un basset il aurait fait un lévrier, d’une barque un yacht, d’un fiacre une calèche. » Sem

« Portrait de Miss Bell » 1903 Giovanni BOLDINI (Villa Grimaldi Fassio-Museo Raccolte Frugone/Musei di Nervi) – Ce tableau sert d’illustration à l’affiche de l’expo.
« Feu d’artifice » 1890/95 – Giovanni BOLDINI (Musée Boldini à Ferrare/Italie)
 » Portrait de la princesse Marthe-Lucille Bibesco » Giovanni BOLDINI ( Collection particulière)
 » Madame Charles Max  » 1896 Giovanni BOLDINI (Musée d’Orsay/Paris)
« Portrait de l’actrice Alice Régnault » 1884env. Giovanni BOLDINI (Collection particulière)
« Portrait de Josefina Virginia De Erraruiz Ortuzar » 1912 – Giovanni BOLDINI (Collection particulière)
« Portrait de la danseuse Cléo de Mérode » 1901 Giovanni BOLDINI(Collection particulière)
 »Portrait de Josephina Alvear de Errazuriz »1893 – Giovanni BOLDINI (Collection particulière)
« La dame en rose  » Olivia Concha de Fonticella – Giovanni BOLDINI ( Musée Boldini à Ferrare)
« Portrait de Pauline Hugo et son fils Jean » 1898 Giovanni BOLDINI (Collection particulière)

Elles furent nombreuses à vouloir un portrait. Le délai était très long, des mois parfois. Il lui arrivait d’en refuser certaines parce qu’elles ne lui plaisaient pas et alors là il avait la réputation de les congédier de façon pas très élégante voire même assez grossière comme je l’ai indiqué plus haut dans mon article. Pourtant le prix à payer était assez élevé puisque l’on parle de 25.000 francs aux environs de 1880 !

Il aurait voulu être grand et beau, mais il était petit , ventru, disgracieux. Lui-même disait qu’il était laid. C’est un mondain, une sorte de Rastignac, qui n’a pas voulu vivre modestement comme le fut son enfance. Il a aimé le luxe, l’élégance, les belles femmes, le superficiel, le sulfureux et le sophistiqué. On a souvent dit de lui qu’il n’était pas un tendre, avait un mauvais caractère, qu’il était difficile, exubérant, assez vaniteux, voire même un peu kitsch, un séducteur avec de nombreuses maitresses qui restera un célibataire endurci jusqu’à l’âge de … 86 ans ! Il épousera alors Emilia Cardona, une jeune journaliste à la Gazzetta del popolo, rencontrée trois ans plus tôt en 1926.

Emilia CARDONA-BOLDINI

Il a aimé profiter de tous les plaisirs de la capitale, sortir souvent le soir, assister à toutes les premières que ce soit à l’Opéra ou au théâtre, dîner au champagne dans les restaurant les plus côtés, être invité dans les plus grands Salons mondains ou littéraires , toujours muni, quel que soit l’endroit, de son carnet et de ses crayons pour dessiner le monde qui gravitait autour de lui. Il a admiré les gens de la Haute Société, et en faire partie. La vie de bohême et les privations d’un artiste débutant : très peu pour lui.

« Nocturne à Montmartre » 1883 env. Giovanni BOLDINI (Musée Boldini à Ferrare)
« La cantatrice mondaine » 1884 env. Giovanni BOLDINI (Musée Boldini à Ferrare)
« Scène au Moulin Rouge » 1889 env. Giovanni BOLDINI(Musée d’Orsay/Paris)

Compte tenu du fait qu’il a connu un grand succès de son vivant, a gagné beaucoup d’argent (ce qui dérangeait parce qu’aux yeux de beaucoup cela était incompatible avec l’art) , on l’a admiré, redouté, mais critiqué aussi, que ce soit pour cette dextérité picturale qui le caractérisait, sur le fait que ses portraits se ressemblaient, mais aussi pour l’image frivole de la société aristocratique que renvoyait certains de ses tableaux . Dans tous les cas de figures, il n’en a eu que faire, n’a jamais voulu être dirigé par ses commanditaires, a suivi la route qu’il avait envie de suivre, que ce soit dans sa vie personnelle ou dans sa carrière de peintre et il l’a fait avec une grande liberté.

Il a entretenu, durant très longtemps, un lien profond d’amitié et de complicité avec le peintre Paul César Helleu. A ce duo viendra s’ajouter le caricaturiste et dessinateur Georges Goursat dit Sem. Ils avaient tous trois en commun l’attrait pour les mêmes sujets, les représentations de la Haute Société de l’époque. Tous très doués et reconnus très impertinents aussi !

« Portrait de Georges Goursat, dit Sem » 1902 – Giovanni BOLDINI (Musée des Arts Décoratifs/Paris)

Il fut un proche de Edgar Degas (rencontré à Florence, retrouvé à Paris et avec lequel il fera de nombreux voyages) , de Manet, Sisley, Caillebotte, et Corot. La découverte, un jour en Hollande, de Frans Hals va être déterminante parce que sa couleur changera, son coup de pinceau aussi. Il y aura alors plus de subtilité et de gaieté dans ses toiles.

Boldini est né en 1842 dans une famille très modeste de Ferrare en Italie. Huitième dans une fratrie qui comptait 13 enfants. On peut dire qu’il est tombé dans la marmite de la peinture assez jeune puisque son père Antonio était non seulement un peintre spécialité dans les Madones, mais aussi un restaurateur de tableaux. C’est avec lui qu’il étudiera les grands maitres de la renaissance italienne. Personne ne l’a poussé ou forcé à suivre la voie de papa, car la peinture a été très vite et très tôt une évidence , une passion pour lui.

Pour se parfaire dans son domaine, il part en 1861 à Florence, visite tous les musées de la ville, étudie à l’Accademia degli Belle Arte . Sur place il va travailler avec deux peintres spécialistes du portrait : Michele Giordigiani et Cristiano Banti . Puis, au Caffé Michelangiolo, qui se trouvait via Cavour, il rencontrera le groupe novateur et moderne des Macchiaioli (ou tachistes) qui va durer de 1855 à 1870, dont les membres sont des jeunes rebelles qui souhaitaient renouveler l’art pictural en Italie . Le nom du mouvement fut d’abord employé dans un journal, puis il sera repris par le groupe.

Leur technique est la peinture par tâches appliquées par petites touches de couleurs, mais attention une seule pour chaque élément du visage ou des vêtements par exemple, une seule pour le ciel ou la mer etc etc … Pour ces peintres, l’art n’est pas une recherche de la forme, mais dans la façon de peindre tout ce qu’il pouvait ressentir  » en direct  » au contact de la nature.

Ils rejettent l’académisme et le romantisme. Ils aiment la peinture en plein air, le vrai, le réel peint sur le motif, la lumière naturelle, le clair-obscur, . On pourrait dire qu’ils sont un peu les cousins des impressionnistes. Ils sont dirigés par le théoricien, mécène et critique d’art Diego Martelli. L’époque, en Italie, est celle du Risorgimento en Italie et ce sont donc également des peintres engagés politiquement dans l’unification de leur pays. D’ailleurs, ils peignent aussi des scènes militaires auxquelles ils assistent.

 » Portrait de Diego Martelli  » 1865 – Giovanni BOLDINI (Galleria degli Uffici-Galleria d’arte moderna du Palazzo Pitti/ Italie)

Boldini s’en détachera petit à petit parce que plus attiré par le portrait que les paysages, et c’est par eux, très novateurs, qu’il va attirer de nombreuses personnes, notamment le célèbre peintre Telemaco Signorini (proche des Macchiaioli ) qui lui permettra non seulement d’en exposer quelques-uns, mais le mettra en contact avec une riche anglaise, collectionneuse et qui deviendra sa maîtresse et sa mécène : Isabella Falconer. Elle fera jouer ses connaissances non seulement à Florence, mais aussi sur la Côte d’Azur où elle possède une maison, ainsi qu’ à Londres également, afin qu’il y soit bien accueilli lorsqu’il s’y rendra en 1870.

A Florence, il avait commencé a fréquenté le faste, les réceptions de l’aristocratie et des beaux palais florentins. Il va y prendre goût. Précédé par les recommandations d’Isabella et du politicien William Cornwallis-West, il continuera à Londres où il va très vite acquérir une très belle renommée grâce à ses portraits.

Et puis un jour de 1871, il décide de quitter l’Angleterre pour se rendre à Paris qui était, à l’époque, une capitale festive et créative pour un artiste. Il s’installe, un an plus tard, dans un atelier près de la place Pigalle, avec Berthe, une jeune femme qui était sa muse, son modèle et sa maîtresse du moment. Si le quartier appelle à une certaine bohème, lui n’en voudra pas. Les privations très peu pour lui.

La Maison Goupil a été fondée en 1829 par Adolphe Goupil. Dans les années 1870, c’est une galerie d’art célèbre, de bonne réputation, qui a l’avantage d’avoir divers espaces d’exposition dans différents quartiers de Paris. De très nombreux peintres italiens sont sous contrat d’exclusivité avec Goupil. Boldini en fera partie. Le problème est qu’on lui impose des sujets tendance qui n’étaient pas trop de son goût (des scènes de genre , des paysages etc… ) mais où il se révèlera très talentueux.

Il va alors faire une rencontre qui lui permettra de s’introduire dans les milieux mondains et aristocratiques de la capitale. Il s’agit de la comtesse de Rasty. A partir de là, il va enfin pouvoir être libre de s’exprimer picturalement comme il le souhaitait, au travers de son genre de prédilection : le portrait. Lorsqu’il commencera à avoir énormément de succès avec ses portraits du Tout Paris de l’époque, il quittera, en 1885, la Maison Goupil et continuera seul. Il s’installera alors dans un atelier Rue Berthier (17e arr. quartier Montceau ) , dans l’atelier qu’occupait avant lui John Sargent. Les commandes affluent dont une du célèbre compositeur italien : Giuseppe Verdi.

Avec celui de Emiliana Concha de Ossa, il obtiendra une Médaille d’or. Emilia était une femme très riche, elle a été son élève (cours de dessin) , l’un des modèles favoris du peintre et une autre de ses muses. Il a réalisé six portraits d’elle.

« Portrait de Emiliana Concha de Ossa  » 1888 – Giovanni BOLDINI (Collection particulière)

Dix ans plus tard, il se rendra aux Etats-Unis, à New York, pour des portraits de personnalités américaines qui le réclamaient.

Il devra faire face, à la fin de sa vie, à de gros problèmes de vue. Il meurt en 1931 dans son appartement à Paris. Sa veuve sera son unique héritière. Elle va léguer tous les biens de son mari à sa ville natale : Ferrare, afin que soit créé un musée qui porterait son nom. Ce sera chose faite en 1935. C’est dans cette ville qu’il a été enterré selon sa volonté. Emilia se remariera par la suite avec un sculpteur.

Boldini n’a pas manqué d’inspirer des créateurs de mode, notamment John Galliano qui lui dédiera certaines de ces collections (ci-dessous celle portée sur le portrait de Elizabeth Wertheimer et datant de 1877). Il fera également réaliser un parfum à l’effigie de Luisa Casati en 2008 en s’inspirant du portrait du peintre.

J’aimerai également rajouter que le samedi 28 mai à 15 H , à l’auditorium du Petit Palais (avenue Wilson Churchill/Paris) se tiendra, en parallèle avec l’exposition, un concert d’œuvres faisant partie du répertoire bel canto de Giuseppe Verdi. Quel rapport avec Boldini me direz-vous ? Tout simplement parce que le peintre avait fait, en 1886, un portrait du compositeur italien. Ce dernier était venu poser dans son atelier à Pigalle. Le tableau sera accroché dans le palais qu’il partageait avec sa compagne Giuseppa Strepponi à Gênes. Toutefois, Boldini ne sera pas content du résultat. Il va en refaire un autre, un pastel, très célèbre, où l’on voit Verdi avec une écharpe blanche et un haut de forme. Boldini l’a gardé dans son atelier, puis il l’a offert à la Galerie Nationale d’art moderne et contemporain de la Villa Borghèse à Rome

4 réflexions sur “BOLDINI-Les plaisirs et les jours …

    1. La Toscane est réellement pleine de beautés surprises … J’avais entendu parler de ces fresques à trempe signées Boldini. Je ne les jamais vues mais je ne manquerai pas de les voir . Merci d’en avoir parler Marisa – Passez un beau week-end ♥

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