Femme à la guitare …

 » Femme à la guitare
Tes doigts courant sur les cordes
Onde musicale
Écume heureuse et de peine
Enveloppant nos passions.
Accords de guitare
Au lointain de la vallée
Désaccords honnis
Espérance qui s’éveille
Pour des amours au printemps.
Femme musicienne
La guitare c’est ton âme
Et ton corps aussi
Nous en sommes chavirés
Mortels folâtres et graves. » Jean-François BLAVIN ( Poète français – Sociétaire des Gens de Lettres, sociétaire de la Société des poètes français / Extrait de son recueil Songe de Soleils et de Traverses/2010)

Auguste RENOIR

La JOCONDE …

 » Elle tourne le dos au paysage qui est très lointain. Ensuite elle est assise dans un fauteuil. Je le sais uniquement parce que le bras gauche de la figure est appuyé, parallèlement au plan de l’image, sur un accoudoir. Mais cet accoudoir est l’unique trace du fauteuil, il n’y a pas de dossier, ce qui est étrange. Et puis le paysage, à l’arrière-plan, est curieux puisqu’il est composé uniquement de rochers, de terre et d’eau.  Il n’y a pas une seule construction humaine, pas un arbre. Il y a seulement, dans ce paysage quasiment pré-humain, un pont, et c’est cela qui m’a posé beaucoup de problèmes d’interprétation.Ce pont enjambe ce qui doit être une rivière, mais qu’on ne distingue pas. Or comment se fait-il que dans ce paysage des origine, il y ait déjà un pont alors que toute présence humaine à disparu ?

Et puis il y a le sourire … En fait, c’est Léonard qui a inventé l’idée de faire un portrait avec un sourire. Il n’y a pas de portrait souriant avant la Joconde, à l’exception du tableau d’Antonello de Messine  » l’homme qui rit « , conservé à Cefalù en Sicile. Antonello est un très grand peintre, mais son sourire, en fait un rictus, n’est pas réussi et produit l’effet d’une grimace.  Léonard, qui connaissait ses oeuvres, s’est dit que puisqu’on voulait un sourire, il en peindrait un. Pourquoi ce choix de sourire ?  …

La Joconde, elle, sourit parce que son mari Francesco del Giocondo a commandé son portrait au plus grand peintre du temps : Léonard de Vinci. Et pourquoi le mari a-t-il commandé son portrait ? Parce qu’elle lui a fait deux beaux enfants, deux héritiers mâles et qu’ils ont dû suite à cela changer de maison dans Florence ….. On sait tout cela : le mystère de la Joconde n’est pas dans ce qu’on invente autour mais dans le tableau lui-même…  » Daniel ARASSE ( Historien et théoricien de l’art, spécialiste de la Renaissance italienne – Extrait de son ouvrage paru en 2004  » La Joconde  » Histoire de peintures.

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 » Portrait de Lisa Gherardini – Épouse de Francesco del Giocondo dite Mona Lisa ou la Joconde  » – Léonard de Vinci ( entre 1503/1506 ) 

L’âge des pointes …

 » Depuis de nombreuses années, la pratique des pointes est un sujet récurrent. Il y a les Pour et il y a les Contre. Leurs arguments ont fait couler beaucoup d’encre, en particulier ceux des Contre. Je voudrais ici ramener ce débat à des considérations raisonnables et logiques !

D’abord pourquoi les pointes ? Tout simplement pour paraitre plus légère, du temps de Marie Taglioni, qui était soulevée par des câbles sur scène durant les ballets. Elle fut vraiment la première lors du ballet La Sylphide à s’affranchir totalement de ce soutien en s’élevant sur l’extrémité de ses orteils, dans des chaussons renforcés. Ensuite, Pavlova créa vraiment un chausson plus adapté. Mais là n’est pas mon propos.

J’ai commencé la danse à l’âge de 6 ans et lorsque j’ai eu 8 ans, mon professeur, Nina Séréni, danseuse Étoile en Italie, m’enseigna les premiers rudiments de la pratique des pointes ! Elle était exigeante et sévère, mais lorsque l’on était passionnée comme je l’étais, on acceptait facilement toutes les contraintes nécessaires à l’apprentissage de cet art magnifique ! Aussi ce fut sans problème que j’enfilai mes premiers chaussons. Nina m’a appris à monter sur pointes en me tenant à la barre. Uniquement des relevés sur les deux pieds en équilibrant la cheville bien droite, dans des chaussons qui maintenaient les orteils aloongés par une empeigne juste assez haute pour permettre l’émergence d’un joli cou-de-pied.

Le première année rien sur un seul pied. Uniquement des échappées et petites menées. Ensuite, et bien ensuite, ni déformation du pied ou de dos. Elle avait fait de moi une première danseuse. Alors, je pratique depuis 64 ans cet enseignement et je n’ai jamais eu le moindre problème.

Et c’est là que j’entend les Contre pour les pointes si tôt. Avant 12 ans ce n’st pas possible. Alors pourquoi 12 ans et pas 15 ou 16. D’après les Contre ce serait une question de croissance. Alors il faudrait donc attendre que la puberté soit passée.

Soyons sérieux. Dans les années 1970 avait lieu à Montpellier un grand stage de danse intitulé Eurodanse. Il invitait les plus grands professeurs du classique, du jazz et du contemporain. J’ai eu le grand bonheur de participer à l’organisation de cet évènement qui accueillait aussi des intervenants extérieurs pour des conférences. Le Professeur de médecine de l’Université de Montpellier : Pierre Rabischong, dont la réputation en matière de réadaptation et orthèses motorisées, fait autorité en la matière, nous avait fait l’honneur de venir nous parler de sa vision de la danse classique.

Il avait étudié le mécanisme du corps lors de la pratique de cette discipline et a affirmé qu’il n’y a pas de meilleur exercice pour le corps humain, si il est bien enseigné. Il a expliqué que la pratique des pointes, même jeune, ne présentait aucun danger car en équilibrant bien la cheville, la pointe, qui ne sollicite pas le tendon d’ Achille, est moins nocive que la demi-pointe qui risque, dans l’excès, d’hypertrophier les muscles. » Une opinion particulièrement intéressante exprimée par un médecin mondialement connu ses travaux sur le mécanisme du corps humain !

J’enseigne depuis 1959 et j’ai formé un grand nombre de danseurs garçons et filles qui ont fait de brillantes carrières, dansent encore et enseignent à leur tour en Europe et au-delà. Je n’ai jamais eu le moindre problème inhérent à la pratique des pointes. Certains enfants ont plus de facilités que d’autres pour danser sur les pointes. Un joli cou-de-pied naturel, bien que cela se travaille aussi, plus de force et le sens du mouvement. Cela s’appelle simplement : le Don !

Il y a en France et dans le monde beaucoup de très bonnes écoles et chaque professeur décide de sa façon d’enseigner. Loin de moi l’idée d’émettre un jugement et la réflexion que je vous soumets n’engage que mon expérience.  » Michèle LUCIBELLO (Danseuse française. Elle enseigna la danse dans son école Nemausa Nimes, maître de ballet à l’Opéra de Nîmes et du Languedoc, créatrice du Concours International méditerranéen du jeune ballet du Languedoc, fondatrice de différents stages de danse- Elle a 84 ans et elle est toujours très active dans le domaine de cet art qui reste pour elle une passion.)