La danse … Hugo MARCHAND

 » La danse ne se réduit pas à la maîtrise de son corps, d’une technique, de l’effort physique. Cette forme de dépassement de soi ne doit pas se percevoir sur scène. Ce que le public vient chercher et retient, c’est l’histoire, le charisme, la présence, la lumière, les émotions que le personnage transmet, distille. Mon envie en tant que danseur Étoile, c’est avant toute d’ouvrir la danse à un public qui d’habitude n’irait pas à l’Opéra, mais aussi de rendre accessible et faire rayonner cet art qui met tant de sens dans ma vie. » Hugo MARCHAND (Danseur Étoile français-Extrait de son livre Danser)

Hugo MARCHAND

La poésie …

 » La poésie fait son nid d’une main à peine ouverte,
elle peut suivre les lignes de la paume
et aussi vivre dans un poing.
Elle est ce souffle inattendu qui patientait en toi,
ce temps posé sur l’instant, mais qui dure.
Si tu veux la dresser, change de livre,
délaisse les gens qui veulent la définir.
Elle aura toujours le coup d’aile d’avance
de l’oiseau quand tu veux l’attraper.

Un poème ne t’attend pas.
Il est là, même où tu l’ignores.
Il ne se veut pas forcément plus brillant
qu’une bruine qui s’amuse ou un soleil qui tombe.
Un poème ne fait pas pousser les fleurs :
c’est une parole entre deux lèvres
qui ne sauvera peut-être pas la Terre,
mais qui s’entendra,
se fendra d’un aveu, d’un amour, d’un combat.
Elle chantera encore quand d’autres s’agenouillent
ou s’enfuient devant la foule des bras tendus.

Aujourd’hui, tu vas écrire, me confies-tu.
Alors, vas-y, jette-toi dans la beauté.
Au bout d’une page, ou de quelques vers,
il y a parfois le début d’un univers.
Je te regarde : ce matin, tu te sens si poème
que tu crois pouvoir toucher,
pour dire le monde,
l’infini d’une seconde.  » Carl NORAC (Poète et écrivain belge de langue française. Ce poème s’intitule Poème pour l’enfant au bord d’une plage)

Carl NORAC