Le petit joueur de flûteau …

 » Le petit joueur de flûteau
Menait la musique au château
Pour la grâce de ses chansons
Le roi lui offrit un blason
Je ne veux pas être noble
Répondit le croque-note
Avec un blason à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Et mon pauvre petit clocher
Me semblerait trop bas perché
Je ne plierais plus les genoux
Devant le bon Dieu de chez nous
Il faudrait à ma grande âme
Tous les saints de Notre-Dame
Avec un évêque à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Et la chambre où j’ai vu la jour
Me serait un triste séjour
Je quitterai mon lit mesquin
Pour une couche à baldaquin
Je changerais ma chaumière
Pour une gentilhommière
Avec un manoir à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Je serai honteux de mon sang
Des aïeux de qui je descends
On me verrait bouder dessus
La branche dont je suis issu
Je voudrais un magnifique
Arbre généalogique
Avec du sang bleu a la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Je ne voudrais plus épouser
Ma promise, ma fiancée
Je ne donnerais pas mon nom
A une quelconque Ninon
Il me faudrait pour compagne
La fille d’un grand d’Espagne
Avec un’ princesse à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Le petit joueur de flûteau
Fit la révérence au château
Sans armoiries, sans parchemin
Sans gloire il se mit en chemin
Vers son clocher, sa chaumine
Ses parents et sa promise
Nul ne dise dans le pays
Le joueur de flûte a trahi
Et Dieu reconnaisse pour sien
Le brave petit musicien  » Georges BRASSENS (Auteur-compositeur-interprète français)

Sculpture de Richard MCDONALD

Proverbes du matin …

 » On reconnait une belle journée dès le matin « 

 » Qui a bon voisin a bonne nuit et bon matin « 

 » Soleil qui se lève trop tôt le matin aura sûrement mauvaise fin  »

 » Qui tous les matins fait son lit, le long de la journée n’en n’aura plus le souci  »

Photos-collage : AIKEN HOUSE & GARDENS

Histoire d’un ballet : GISELLE et les Willis …

« Giselle condense tout ce qui était cher aux romantiques et au-dessus du bonheur humain. Sur le plan de la danse, cette œuvre cerne toutes les préoccupations des chorégraphes, de la narration, jusqu’à la magnifique abstraction des ensembles du second acte. C’est pourquoi Giselle peut être considéré comme le ballet des ballets » Thierry MALANDIN (Chorégraphe français)

(Vidéo : Dorothée GILBERT & Mathieu GANIO – Étoiles de l’Opéra de Paris)
(Vidéo : Les Willis / Opéra de Paris)

Neuf ans après La Sylphide de Philippe Taglioni, naitra Giselle, un ballet pastoral magnifique, en deux actes, au croisement de l’évolution d’un art : la danse classique, et d’un mouvement littéraire : le romantisme.

Giselle a beaucoup de points communs avec La Sylphide. Il est basé sur la même formule du réel confronté au surnaturel. Toutefois, dramatiquement parlant, on peut dire qu’il fait preuve de beaucoup plus de profondeur.

C’est le ballet de l’émerveillement, de la poésie, de la magie, du fantomatique, le témoignage de l’amour idéalisé et déçu. Giselle est le ballet de l’Arabesque : position en appui sur une jambe, corps bien droit, pendant que l’autre jambe est levée à hauteur. En l’exécutant, cela donnait l’impression d’une sculpture, d’une reproduction statique de l’envol des Willis, et ce fut surtout utilisé à des fins poétiques.

Giselle conte l’histoire d’une jeune paysanne, passionnée de danse, folle d’amour pour un jeune seigneur qu’elle pensera qu’il ne peut être pour elle en raison de sa position sociale. Il va pourtant lui faire croire que cela est possible et la séduira. Lorsqu’elle va mourir, il sera inconsolable et elle reviendra le hanter à chacune de ses nuits.

Le poète Théophile Gautier avait une grande passion pour la danse, elle le fascinait, le mouvement surtout. Non pas le mouvement vu en tant que tel, reproduction du réel comme il le disait, mais comme une gestuelle dictée par une grande esthétique. Il voyait la danse comme de la littérature en jambes. Giselle sera son rêve.

Théophile GAUTIER

Par ailleurs, il était très amoureux de celle qu’il considérait comme sa muse, la très grande ballerine de l’époque à savoir : Carlotta Grisi dont on disait qu’elle était dotée d’une incroyable technique sur les pointes, qu’elle savait allier force et grâce, qu’elle était très jolie avec ses superbes yeux bleus … Ils rappellent la couleur de la violette la nuit affirmait Théophile.

« Elle rase le sol sans le toucher. On dirait une feuille de rose que la brise promène …  » T.G

De Carlotta Grisi il disait qu’elle était le  » seul vrai amour de son cœur  » – Ne pouvant espérant qu’elle soit ce qu’il aurait souhaité pour lui, il épousera Ernesta Grisi, la sœur de Carlotta, une cantatrice qui lui donnera deux enfants . La danseuse sera la marraine de leur fille Judith. Leur mariage ne sera pas heureux, il continuera d’avoir des sentiments pour Carlotta et aura diverses maîtresses. Le couple se séparera en 1866. Dès lors, il reprendra contact avec Carlotta, lui fera part des sentiments profonds qu’il éprouvait pour elle et , à partir de là, ils se verront de temps à autre et échangeront une correspondance amico-amoureuse qui va durer très longtemps.

Carlotta GRISI

C’est donc pour elle qu’il va imaginer ce ballet, un cadeau qu’il lui offrira pour ses 22 printemps, en s’inspirant d’une part de Victor Hugo pour son recueil de poèmes Fantômes, mais aussi et surtout de l’histoire de jeunes filles mortes d’amour, parce qu’abandonnées, que Heinrich Heine racontera dans livre De l’Allemagne.

Il rédigera le livret en 1841 avec la collaboration de l’auteur dramatique Henri Vernoy de Saint-George. Le ballet fut d’abord intitulé Les Willis puis rebaptisé Giselle. Il sera créé à l’Académie Royale de musique de Paris (Opéra) qui était situé, à l’époque, rue Le Pelletier.

Jules VERNOY DE SAINT-GEORGE

La chorégraphie fut confiée à Jean Coralli et Jules Perrot ( ce dernier était, à l’époque, le compagnon de Carlotta Grisi.) Tous deux vont construire une incroyable dramaturgie dans leur chorégraphie, que ce soit pour les lumineuses scènes terrestres ou les visions nocturne spectrales, les envols des Willis ou les danses très aériennes de la ballerine. Avec eux, la danse féminine de l’époque va subir de grandes métamorphoses. Ils sauront conserver un partage équitable entre danse de caractère et danse classique pure. Carlotta Grisi triomphera dans les variations sublimes conçues tout spécialement pour elle.

Le musique fut confiée à Adolphe Charles Adam, compositeur français, critique musical, professeur au Conservatoire. Il avait écrit, auparavant, un bon nombre de partitions pour la danse, mais celle-ci lui apportera, sans conteste, la renommée et la consécration. C’est une musique qui abonde en motifs divers et superbes; Elle a un sens aigu de la concision dramatique, à la fois lumineuse, efficace dramatiquement parlant, assez raffinée orchestralement.

Les scènes de pantomime offrent de belles variations rythmiques et le leitmotiv (thème répété) est souvent utilisé pour faire référence notamment à une émotion ou un évènement précis. A noter que pour le Pas de deux des jeunes paysans (qui sera rajouté au ballet) ce n’est pas la musique de Adam que l’on entend, mais celle d’un autre compositeur, allemand : Frederic Burgmüller.

( Vidéo :  » Pas de deux des paysans  » – Miriam OULD BRAHAN & Emmanuel THIBAULT ( Étoiles de l’Opéra de Paris) – Ce Pas de deux a été rajouté à la demande d’un riche mécène qui souhaitait vivement de le rôle de la jeune paysanne soit confié à une ballerine qu’il affectionnait tout particulièrement.

Après sa création en 1841, ce ballet entrera au répertoire de l’Opéra de Paris où il sera très régulièrement dansé jusqu’en 1868. Puis il tombera dans l’oubli et ressuscitera de ses cendre grâce à Marius Petipa qui le reprendra et y apportera des avancées considérables à l’époque. Tout commencera par l’arrivée à Saint-Pétersbourg de Jules Perrot qui souhaitera remonter Giselle et demandera à Marius d’être son Albrecht.

Ce dernier le dansera très souvent avant de devenir le grand maître de ballet et chorégraphe que l’on connait. Il avait donc une connaissance assez poussée du ballet, des différents rôles, et il avait, par ailleurs, pu bénéficier des conseils de Perrot. Il le montera donc en 1884, puis en 1887, et en 1889, apportant à chaque fois ses propres arrangements et embellissements, des variations diverses, tout le corps de ballet sur les pointes, créera, entre autres, un magnifique Pas de Deux (toujours d’actualité) entre Giselle et Albrecht, réduira la pantomime, s’adaptera aux goûts du public de chaque époque et proposera des danses plus nombreuses entre Myrtha et les Willis. Pour la musique il fit appel à Ludwig Minkus.

(Vidéo :  » Pas de Deux  » -Petipa- : Roberto BOLLE & Sveltana ZACHAROVA )

Giselle peut se vanter d’avoir connu des grandes interprètes. La première, dont on dit qu’elle fut sublime dans le rôle, fut Alicia Alonso. Elle a dansé ce rôle tant et tant de fois dans sa carrière ! – Il y eut la française Yvette Chauviré, celle que l’on nommait la Greta Garbo de la danse , si touchante avec Rudolf Noureev ou Cyril Atanassoff dans ce ballet qui restera à jamais son préféré, celui qu’elle a dansé plus de 300 fois avec toujours une incroyable sensibilité, un grand lyrisme dans le port des bras, et de belles arabesques ! – Puis Carla Fracci, Margot Fonteyn qui seront tout aussi incroyables et laisseront un souvenir impérissable. Parmi les plus jeunes, il y a Svletana Zacharova : Giselle fut un rôle phare dans sa carrière. Elle est pleine de fraicheur, de grâce, romantique, intuitive, avec une espèce de fragilité qui la caractérise et qui convient parfaitement à ce rôle.

(Vidéo : Alicia ALONSO )
(Vidéo : Yvette CHAUVIRÉ avec Rudolf NOUREEV & Cyril ASTANASOFF
(Vidéo : Svletana ZAKHAROVA )

Les oiseaux …

 » Les oiseaux bien sûr savent.

Habitent les saisons.

Soulèvent leurs grandes peurs.

Les oiseaux sont passerelles,

entre visible et invisible.

N’ignorent pas la matière.

Éprouvent les vibrations.

Les oiseaux touchent les arbres

et les oiseaux touchent les vents.

Résistants.

Presque transparents.

Les oiseaux disparaissent.

Petits savants sans prétention.

Envers et contre les forces sombres.

Atomes agiles de lumière.

Supportant sans se plaindre la grande pesanteur.

Les oiseaux savent que vivre est malgré tout possible.

Avec le chant. « Albane GELLÉ (Poétesse et écrivaine française – Poème extrait du recueil de Thierry RENARD & Bruno DOUCEY : L’Éphémère-88 plaisirs fugaces)

Cygnes …

« Cygnes au blanc plumage, au port majestueux,
est-il vrai, dites-moi, qu’un chant harmonieux,
de vos jours écoulés rompant le long silence,
lorsque va se briser votre frêle existence,
comme un cri de bonheur s’élève vers les cieux ?

Quand sous votre aile, un soir, votre long col se ploie
pour le dernier sommeil… d’où vous vient cette joie ?
De vos jours rien ne rompt l’indolente douceur :
lorsque tout va finir, cet hymne de bonheur,
comme à des cœurs brisés, quel penser vous l’envoie ?

Ô cygnes de nos lacs ! votre destin est doux ;
de votre sort heureux chacun serait jaloux.
Vous voguez lentement de l’une à l’autre rive,
vous suivez les détours de l’onde fugitive :
que ne puis-je en ces flots m’élancer avec vous !

Moi, sous l’ardent soleil, je demeure au rivage…
Pour vous, l’onde s’entr’ouvre et vous livre passage ;
votre col gracieux, dans les eaux se plongeant,
fait jaillir sur le lac mille perles d’argent
qui laissent leur rosée à votre blanc plumage ;

Et les saules pleureurs, ondoyants, agités,
alors que vous passez, par le flot emportés,
d’un rameau caressant, doucement vous effleurent
sur votre aile qui fuit quelques feuilles demeurent,
ainsi qu’un souvenir d’amis qu’on a quittés.

Puis le soir, abordant à la rive odorante
où fleurit à l’écart le muguet ou la menthe,
sur un lit de gazon vous reposez, bercés
par la brise des nuits, par les bruits cadencés
des saules, des roseaux , de l’onde murmurante.

Oh ! pourquoi donc chanter un chant mélodieux
quand s’arrête le cours de vos jours trop heureux ?
Pleurez plutôt, pleurez vos nuits au doux silence,
les étoiles, les fleurs, votre fraîche existence ;
pourquoi fêter la mort ?… vous êtes toujours deux !

C’est à nous de chanter quand vient l’heure suprême,
nous, tristes pèlerins, dont la jeunesse même
ne sait pas découvrir un verdoyant sentier,
dont le bonheur s’effeuille ainsi que l’églantier ;
nous, si tôt oubliés de l’ami qui nous aime !

C’est à nous de garder pour un jour à venir,
tristes comme un adieu, doux comme un souvenir,
des trésors d’harmonie inconnus à la terre,
qui ne s’exhaleront qu’à notre heure dernière.
pour qui souffre ici-bas, il est doux de mourir !

Ô cygnes ! laissez donc ce cri de délivrance
à nos cœurs oppressés de muette souffrance ;
la vie est un chemin où l’on cache ses pleurs…
Celui qui les comprend est plus loin, est ailleurs.
À nous les chants !… la mort, n’est-ce pas l’espérance ?  » Sophie D’ARBOUVILLE  (Romancière et poétesse française – Extrait de son recueil Poésies et Nouvelles / 1840 )

CYGNES NATIONAL GEOGRAPHIC.jpg

ANTIGONE …

 » Les grandes figures féminines de l’Antiquité gréco-romaine occupent une place de choix dans la thématique classique de Leighton. Il donna certainement à la peinture occidentale du XIXe siècle, certaines des images les plus fortes de l’héroïne mythologique, traitée avec un extraordinaire sens du volume que l’on peut mettre en parallèle avec ses sculptures qu’il consacra uniquement à la représentation masculine. Antigone, l’image absolue de l’héroïne grecque n’est qu’un visage : celui de Dorothy Dene. Plus de vingt ans après ces portraits de belles romaines, Leighton revint en 1882 à une mise en page coupant au niveau du buste un portrait qui occupe toute la superficie de la toile. Le colori sombre du drapé épais de la palla sur le chiton léger qui suggère la féminité, annonce, en quelque sorte, le tragique destin qu’incarnent le port altier de ce profil de victime offert à la lumière et la discrète mais profonde expression pathétique du visage.

Classique de la culture littéraire gréco-romaine britannique, l’Antigone de Sophocle met en scène le terrible sort de la courageuse fille d’Œdipe qui choisit, au nom de la loi divine, de braver l’interdiction donnée par le roi Créon d’enterrer son frère Polynice tué dans un combat fratricide. Rejetant les arguments d’Antigone, Créon la fait emmurer vive. Le moment choisi par Leighton, sans aucun autre support que les traits du visage de Dorothy Dene, est celui où elle apprend le verdict de Créon et l’horrible mort qui l’attend.La pâleur de la peau, légèrement rosie sur les joues, met en valeur le regard lointain de ses yeux bleu-violet. Le talent théâtral que pensait avoir la jeune femme, trouve ici sa meilleure expression. » Veronique GERARD-POWELL ( Maître de conférences en histoire de l’art moderne, agrégée d’histoire, doctorat IIIe cycle en Histoire de l’art)

ANTIGONE FREDERIC LEIGHTON
 » Antigone  » – 1882 – Frederic LEIGHTON

Ma mère l’Oye … Maurice RAVEL

Maurice Ravel est un merveilleux compositeur français qui s’est toujours tenu éloigné des canons académiques et des milieux institutionnels de la musique. Il a nettement préféré se tourner vers une musique beaucoup plus moderne. Il a collaboré, de façon fructueuse, avec les Ballets Russes de Serge Diaghilev, et pour l’opéra. Que ce soit la personnalité de ce compositeur ou sa musique, le qualificatif qui leur va bien est : complexe.

Cet homme élégant , quelque peu dandy est toujours passé pour quelqu’un de pas très social. Ce qui était exact avec les adultes, car en ce qui concernait les enfants,  il s’est toujours montré bienveillant, attendri, abordable et dévoué . Les marionnettes, les jouets de toutes sortes, les bibelots, et autres boites à musique ont peuplé certaines de ses œuvres de façon délicate, légère et émotionnelle.

Il a toujours éprouvé beaucoup de nostalgie par rapport à l’enfance, probablement parce que c’est une période qui fut particulièrement heureuse pour lui, pleinement entourée d’amour et surprotégée par une femme : sa maman, Marie. La nostalgie sera telle qu’il va avoir beaucoup de difficultés à entrer réellement dans sa vie d’adulte. La relation avec sa mère fut si forte qu’elle ne va pas l’aider à développer des relations épanouies avec d’autres femmes et ce même si il affectionnait les personnes du sexe féminin.

Ce monde de l’enfance est présent dans son œuvre Ma mère l’Oye ( inspirée par des contes issus du recueil de Charles Perrault : Histoires ou contes du temps passé ou Contes de ma mère l’Oye, publié en 1697 et dans lequel on trouve Le petit chaperon rouge, le petit Poucet, La belle au bois dormant, Cendrillon, Barbe Bleue, ainsi que celui du  Serpentin Vert de la Femme de Lettres française Marie-Catherine Le Jumel, Baronne d’Aulnoy, datant également de 1697)

La première version de Ma mère l’Oye date de 1910, il s’agissait de quatre  pièces pour piano à quatre mains écrites pour les enfants de ses amis Jean et Mimie Gobeski âgés de 6 et 10 ans. Elles seront interprétées salle Gaveau à Paris. Cela va tellement plaire qu’il les orchestrera en 1911 pour un orchestre symphonique, puis en fera une musique destinée à un ballet en 1912 lequel lui fut requis par le directeur du théâtre des arts Jacques Rouché, sur une chorégraphie de Jeanne Hugard . Il rajoutera, à cette occasion, un Prélude plein de mystère recréant les bruits  animaux de la forêt, un nouvel épisode intitulé  » la danse du rouet « qui reprend l’histoire de la Belle au bois dormant et des interludes.

Quelle que soit la version choisie ( piano ou orchestrale) tout est assez empreint de mystère, subtilité, féerie, intensité, charmant, aérien, délicat, expressif et auréolé de magnifiques couleurs  musicales.

(Version à quatre mains interprétée par Martha ARGERICH & LANG LANG )

(Vidéo : version orchestrale interprétée par le NEW YORK PHILARMONIC dirigé par Pierre BOULEZ (Prélude – Danse du rouet et scène – Pavane de la belle au bois dormant – Les entretiens de la bête et la belle – Petit Poucet – Interlude – Laideronnette impératrice des Pagodes – Le jardin féérique )