Ophélie … Sir John Everett MILLAIS

« Millais, membre de la confrérie préraphaélite qu’il a fondée en 1848 avec Hunt et Rossetti en réaction à l’homogénéisation de la culture industrielle, illustre ici le suicide d’Ophélie, personnage célèbre du drame de Shakespeare, Hamlet. Le corps délicat et immobile de la jeune fille flotte dans le ruisseau où elle vient de se noyer. Son beau visage émerge des eaux, arborant une expression de douleur mélangée à de la stupeur. Autour d’elle, une végétation luxuriante vibre et se déploie, comme pour faire contraste à l’intensité dramatique de la scène ; les petites branches de l’arbre, tombé au sol, sur la gauche, bourgeonne de feuilles à peine écloses. Les fleurs du bouquet qu’Ophélie tient à la main sont disséminées à la surface de l’eau. L’artiste représente, avec un soin extrême, les plantes et les fleurs qui entourent la jeune fille, auxquelles il attribue une valeur symbolique précise : le pavot évoque la mort ; les marguerites, l’innocence ; les violettes, l’idée de l’amour vain. Grâce à la richesse de ses détails, cette peinture a été immédiatement considérée comme l’une des études de la nature les plus attentives et élaborées de l’époque. » Carolina ORLANDINI ( Historienne d’art – Le Figaro )

OPHELIE MILLAIS
 » Ophélie  » – 1851/52 – Sir John Everett MILLAIS

 » Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles
la blanche Ophélie flotte comme un grand lys,
flotte très lentement, couchée en ses longs voiles…
On entend dans les bois lointains des hallalis.
Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir.
Voici plus de mille ans que sa douce folie
murmure sa romance à la brise du soir.
Le vent baise ses seins et déploie en corolle
ses grands voiles bercés mollement par les eaux ;
les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
sur son grand front rêveur s’inclinent les roseaux.
Les nénuphars froissés soupirent autour d’elle ;
elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
quelque nid, d’où s’échappe un petit frisson d’aile :
un chant mystérieux tombe des astres d’or….
 » Arthur RIMBAUD ( Poète français)

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