Fantaisie en Fa mineur D.940 … Franz SCHUBERT

(Vidéo : Maria JOAO PIRES (piano) & Ricardo CASTRO (piano)

Schubert a écrit de très nombreuses œuvres pour le piano à quatre mains. Cela a commencé lorsqu’il était adolescent (13/14 ans) et a continué jusqu’à sa mort. Le piano à quatre mains représentait pour lui une sorte de partage, d’amitié, de complicité musicale qu’il appréciait tout particulièrement.

Cette page fait partie d’un groupe de quatre dont elle sera la plus célèbre. Écrite l’année de sa mort, en 1828, jouée par Schubert et son ami, compositeur et chef bavarois Franz Lachner, elle est dédiée à celle qui fut son élève et restera (comme il le disait)  » son immortelle bien-aimée » à savoir Karolyne Esterhazy. Un amour impossible, pour différentes raisons, mais qui ne les empêchera pas d’être des amis très proches.

Cette sublime confidence musicale est poétiquement mélancolique, harmoniquement raffinée, nostalgique, lumineuse, exquise, empreinte de sincérité et densité.

La peinture …

 » La peinture est , avant toute chose, une expression de la vie : pour certains, elle s’exprime par des mouvements expansifs, le jaillissement dans l’espace ; pour d’autres, elle traduit au contraire les forces secrètes et s’ouvre sur l’invisible et son mystère.  » René HUYGHE ( Fut conservateur au musée du Louvre de Paris, historien de l’art, écrivain, psychologue en art , professeur au Collège de France et académicien français.)

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 » Allégorie de la peinture  » – André Charles VAN LOO

Brouillard léger sur la colline …

 » Brouillard léger sur la colline

Et qui ne parle pas d’orages pour demain :

Le jour a pleuré tout son saoul,

Épuisé sa réserve de muet chagrin.

Oh! je suis revenue aux jours de ma jeunesse,

Me voici enfant à nouveau,

Et de sous le toit paternel où je m’abrite,

De la porte du vieux château,

Je regarde le soir lourd de nuées descendre

Après une journée de pluie :

Des brumes bleues d’été, de tendres brumes tendent

Les montagnes de l’horizon.

Une moiteur imprègne la longue herbe verte,

Telles les larmes du matin,

Et des bouffées de senteur passent comme en rêve,

Respirant les jours anciens.  » Emily BRONTË (Poétesse et romancière britannique) – Extrait de son recueil Poèmes de 1836 à 1846 – Traduit par Pierre LEYRIS (Traducteur français de poètes et écrivains anglais)

Les sœurs BRONTË avec à l’extrême droite Emily – Au centre Charlotte et à l’extrême gauche Anne