Les Impromptus de SCHUBERT …

Schubert est né en 1797 à Himmelpfortgrund près de Vienne, en Autriche. Il a grandi dans une famille qui comptait de nombreux enfants ( 12 ), auprès de ses parents Franz Théodor et Elisabeth.  C’est son père qui lui donnera ses premières leçons de piano, et c’est Michael Holzer, un maître de chapelle, qui continuera son initiation à la musique. Par la suite, il étudiera le contrepoint auprès de Antonio Saliéri.

C’ est un compositeur doté d’une grande sensibilité, un magnifique lyrisme, et un côté intimiste , le tout étant renforcé par son amour pour la poésie. Goethe sera une grande source d’inspiration pour lui, mais aussi Heinrich Heine, Wilhelm Müller, Friedrich Von Schiller, Walter Scott, William Shakespeare, Ludwig Rellstalb … j’en oublie certainement ! 

Bien sur le piano va occuper une place importante dans son œuvre ( Sonates, Fantaisies, Divertissements, et autres pièces diverses)  mais pas que ! Il composera des symphonies, de la musique de Chambre, un oratorio, des opéras, des cycles de lieder,   et une messe également.

De ses magnifiques Impromptus, composés en 1827, Schubert dira que ces pièces  furent le résultat d’une inspiration venue de façon assez soudaine. Improvisée pourrait-on dire !  Si leur durée est assez courte, il serait erroné d’affirmer qu’elles sont petites ou moindres,  car leur qualité musicale est importante. Elles furent accueillies avec enthousiasme par le public à l’époque.

Ce n’est pas Schubert qui a inventé ce genre mais un musicien tchèque : Jan Vaclav Vorisek. Il en a écrit six. Comme l’a rappelé un jour la musicologue Olga Zucherova, il en  fut véritablement le père  . Ses Impromptus, au nombre de six, réunis sous l’Opus 7 furent écrits en 1817 ( donc 10 ans avant Schubert) et publiés en 1821. C’est une forme qui deviendra célèbre par la suite grâce aux compositions de Chopin et Schubert.

Ceux qui font l’objet de ce post, sont rassemblés en deux Opus : l’Op.90 et l’Op.142, portant respectivement les numéros D.899 et D.935. Ils sont un véritable flot d’émotions diverses et se révèlent audacieux, virtuoses, intenses, techniques, expressifs, difficiles, mélancoliques, poétiques, délicats, beaux et brillants  indéniablement !

Il n’est pas toujours facile d’arriver à leur donner, au travers d’une interprétation, toute l’intensité émotionnelle, voire l’âme harmonieuse et mélodieuse que Schubert a probablement souhaité pour elles. Mais il y a de merveilleux pianistes qui s’en rapprochent très certainement ou tout au moins qui ont le talent, la tendresse digitale, la poésie et la profondeur pour y arriver  ! Pour ma part ce sera :

(Vidéo : Alfred BRENDEL au piano – 4 Impromptus Op.90 D.899)

(Vidéo : Maria JOAO PIRES  au piano – 4 Impromptus OP 142. D.935)

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