Il a neigé la veille …

 » Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle.
Le toit, les ornements de fer et la margelle
du puits, le haut des murs, les balcons, le vieux banc,
sont comme ouatés, et, dans le jardin, tout est blanc.
le grésil a figé la nature, et les branches,
sur un doux ciel perlé, dressent leurs gerbes blanches….  » François COPPÉE (Poète français – Vers Extraits d’un poète extrait de son recueil Promenades et intérieurs / 1872)

Les nus de Degas …

 » Au cours des années 1880, Degas entame une ambitieuse série de nus féminins à la toilette. S’il a déjà travaillé ce genre, notamment dans ses Jeunes Spartiates ( vers 1860/61) il l’a abandonné durant les années 1870 au profit des scènes de la vie modernes dans le milieu parisien. Il s’éloigne peu à peu des scènes de ballet pour se concentrer sur le thème des baigneuses. Sa contribution à la huitième et dernière exposition impressionniste consiste en une série de dix oeuvres présentées sous le titre commun : Suite de nus de femmes se baignant, se lavant, se séchant, s’essuyant, se peignant, se faisant peigner. Seule six ou sept de ces toiles seront exposées, mais son choix de présenter une série de nus féminins traduit une nouvelle orientation de son art. Deux ans plus tard, il reprendra le thème avec la présentation de neuf baigneuses lors d’une exposition à la galerie Boussod & Valandon sur le boulevard Montmartre. Ces nus annoncent l’engagement délibéré du peintre pour les sujets traditionnels. Toutefois, comme toujours chez Degas, ce dernier revisite la tradition avec un traitement moderne : il situe ses figures dans des appartements contemporains ou dans son propre atelier. La Suite de nus souligne également la préférence de Degas pour le travail au pastel, technique plus volontiers associée aux artistes rococo français du XVIIIe siècle et qui connaît alors un regain d’intérêt pour la nouvelle génération de peintres.  » Jon KEAR ( Professeur d’histoire et de théorie de l’art à Londres – Écrivain de nombreux ouvrages sur la peinture