Joyeux Noël …

Cette année encore nos fêtes de Noël seront perturbées par un nouveau virus qui nous obligent à beaucoup de prudence et de responsabilité.

Profitez donc de ces instants de sérénité, de paix, d’amour, auprès de vos proches, tout en prenant grand soin des uns et des autres.

Je vous adresse mes affectueuses pensées ainsi que mes souhaits pour un très JOYEUX NOËL ! ♥

Messe de minuit & In Nativitatem Domini Canticum … Marc-Antoine CHARPENTIER

(Vidéo :  » Credo  » (Messe de minuit) – Marc MINKOWSKI à la direction de son Ensemble LES MUSICIENS DU LOUVRE avec au vocal : Annick MASSIS – Magdalena KOZENA – Eric HUCHET – Patrick HENCKENS – Rusell SMYTHE – Jean-Louis BINDI – )

La période de Noël avait une certaine importance à la Cour de Louis XIV, ce qui amenait les compositeurs a rivalisé dans l’écriture de très belles compositions pour la période de la Nativité. Charpentier fut l’un d’entre eux.

Il a, à son actif, sur ce thème, des très beaux Motets, Oratorios, et une superbe Messe de minuit, le tout ayant été composé aux environs de 1690 lorsqu’il était maître de chapelle en l’église Saint-Louis à Paris.

Sa messe a quelque chose d’assez original en ce sens qu’elle mêle à la foi le profane et les chants traditionnels au sacré. De plus, elle n’a pas ce côté très traditionnellement sérieux et sobre des messes que l’on pouvait entendre durant cette période.

Elle est joyeuse, douce, pleine d’allégresse, de subtilité, d’allégresse.

Quant à la partition nommée In Navitatum Domini Canticum,classée soit comme un Motet, soit comme un Oratorio, traitant de l’adoration des bergers, de la naissance de l’enfant Jésus, elle est réellement d’une grande richesse mélodique.

Vidéo : « O infans, O deus  » (In Nativitatem Domini Canticum ) William CHRISTIE à la direction de son Ensemble LES ARTS FLORISSANTS)

C’était la nuit de Noël …

 » C’était la nuit de Noël, un peu avant minuit,
à l’heure où tout est calme, même les souris.
On avait pendu nos bas devant la cheminée,
pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.

Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,
les enfants sages s’étaient déjà endormis.
Maman et moi, dans nos chemises de nuit,
venions à peine de souffler la bougie,
quand au dehors, un bruit de clochettes,
me fit sortir d’un coup de sous ma couette.

Filant comme une flèche vers la fenêtre,
je scrutais tout là haut le ciel étoilé.
Au dessus de la neige, la lune étincelante,
illuminait la nuit comme si c’était le jour.

Je n’en crus pas mes yeux quand apparut au loin,
un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing,
dirigés par un petit personnage enjoué :
c’était le Père Noël je le savais.

Ses coursiers volaient comme s’ils avaient des ailes.
et lui chantait, afin de les encourager :
 » Allez Tornade !, Allez Danseur ! Allez , Furie et Fringuant !
En avant Comète et Cupidon ! Allez Eclair et Tonnerre !
Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !
Au galop au galop mes amis ! au triple galop !  »

Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent,
qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles ,
les coursiers s’envolèrent, jusqu’au dessus de ma tête,
avec le traîneau, les jouets et même le Père Noël.

Peu après j’entendis résonner sur le toit
le piétinement fougueux de leurs petits sabots.
une fois la fenêtre refermée, je me retournais,
juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.

Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet,
étaient un peu salis par la cendre et la suie.
jeté sur son épaule, un sac plein de jouets,
lui donnait l’air d’un bien curieux marchand.

Il avait des joues roses, des fossettes charmantes,
un nez comme une cerise et des yeux pétillants,
une petite bouche qui souriait tout le temps,
et une très grande barbe d’un blanc vraiment immaculé.

De sa pipe allumée coincée entre ses dents,
montaient en tourbillons des volutes de fumée.
Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond
sautait quand il riait, comme un petit ballon.

Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin,
que je me mis malgré moi à rire derrière ma main.
mais d’un clin d’oeil et d’un signe de la tête,
il me fit comprendre que je ne risquais rien.

Puis sans dire un mot, car il était pressé,
se hâta de remplir les bas, jusqu’au dernier,
et me salua d’un doigt posé sur l’aile du nez,
avant de disparaître dans la cheminée.

Je l’entendis ensuite siffler son bel équipage.
ensemble ils s’envolèrent comme une plume au vent.
avant de disparaître le Père Noël cria :
 » Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit.  » Clément CLARKE MOORE ( Professeur de théologie et de littérature grecque et orientale, poète américain)