Hyacinthe RIGAUD ou le portrait Soleil …

 » La vérité brillait dans tout ce qu’il faisait. Rigaud savait donner à ses portraits une si parfaite ressemblance , que du plus loins qu’on les apercevait, on entrait pour ainsi dire en conversation avec les personnes qu’il représentait. » Antoine DEZALLLIER D.ARGENVILLE (historien d’art)

 » Peindre un portrait c’est un vrai métier ! Cela prend un certain temps : compter deux après-midi de pose pour un modèle standard. C’est long et les modèles s’ennuient. Pour que le temps passe plus vite mieux avoir de la conversation. Cela tombe bien, tous les critiques s’accordent à reconnaître que je suis exceptionnellement aimable. Quand un client arrive dans mon atelier, l’un de mes collaborateurs inscrit son nom dans un registre, puis il lui propose de choisir le format de son tableau et les accessoires avec lesquels il souhaite être représenté. Plus le tableau est grand et original, plus il coûte cher. Certains disent que je pratique les prix les plus élevés de Paris. A ceux-là je réponds qu’il faut bien que je trouve un moyen de sélectionner ma clientèle car jamais je ne pourrai peindre tout le monde !  » Hyacinthe RIGAUD

La fermeture des musées a complètement bouleversé le programme des expositions. Certains d’entre eux ont dû les annuler, d’autres les prolonger, ou les maintenir même pour une très courte durée. C’est le cas de cette superbe rétrospective proposée par le Château de Versailles. Elle a réouvert ses portes le 19.5. mais ne va durer que jusqu’au 13.6.2021. C’est vraiment regrettable car elle est magnifique et si vos promenades vous portent jusqu’à Versailles avant qu’elle ne se termine, je ne peux que vous conseiller d’aller la voir.

Hyacinthe Rigaud ou le portrait Soleil met à l’honneur ce merveilleux peintre, brillant, raffiné, prolifique, un maître du portrait, qui a eu une grande admiration pour la sculpture, qui fut tout aussi talentueux dans les grands formats que ceux plus intimistes. Elle nous permet également de mieux comprendre son processus de création, les formats des tableaux, les dessins, les esquisses, mais vous permettra aussi d’en découvrir d’autres, très talentueux, parmi la très belle collection de portraits que détient ce lieu.

Une exposition chronologique et thématique avec environ 150 œuvres présentées, parmi lesquelles, bien sur, des portraits des rois Louis XIV et Louis XV et de nombreuses autres personnalités de cette époque : personnalités royales françaises et étrangères aussi, de la Cour, des financiers, des contrôleurs généraux, des poètes, des écrivains, des musiciens, des acteurs, des sculpteurs, des évêques, des cardinaux, des ministres, des diplomates, des militaires , mais également d’autres tableaux de sujets divers … On compte environ 1500 portraits réalisés tout au long de sa fabuleuse carrière.

La scénographie a été réalisée par Pier Luigi Pizzi, un architecte italien à la réputation internationale. Ce choix n’est pas anodin puisque Pizzi est un grand admirateur de l’œuvre de ce peintre. En connaissance de quoi, l’expo bénéficie d’une superbe et très riche décoration qui nous ramène un peu au faste que l’on pouvait trouver au temps du roi Soleil avec, par exemple, des superbes tissus tendus tissés de fils d’or tout droit venus de la Sérénissime. Si ce peintre pouvait être présent, il serait très admiratif de ces tissus, lui qui, toute sa vie, a éprouvé pour eux une véritable passion. D’ailleurs, il a su en donner un aspect, un rendu magnifique dans ses différents tableaux.

 » Jean de LA FONTAINE  » 1690 – Hyacinthe RIGAUD (Musée Carnavalet à Paris/France)
 » Portraits de Charles LE BRUN et Pierre MIGNARD « (peintres du roi) 1730 – Hyacinthe RIGAUD (Musée du Louvre/Paris)

« Étude de fleurs » 1720 Hyacinthe RIGAUD (Musée des Beaux Arts à Dijon/France)
 » Buste d’un serviteur noir tenant un arc » 1697 Hyacinthe RIGAUD (Musée des Beaux-Arts de Dunkerque/France)

Jacinto Rigau-Rosa i Serra (qui deviendra Hyacinthe Rigaud) est né en 1659 à Perpignan. A cette époque, sa région natale était catalane et ceux qui y vivaient étaient sujets du roi d’Espagne. Cela changera lorsqu’elle sera annexée à la France par le Traité des Pyrénées. Il est l’ainé. Après lui viendront un frère ( Gaspard ) et une sœur (Marguerite-Elisabeth)

Ce fut un éminent portraitiste, très réaliste, dont on disait souvent que les personnes représentées dans ses tableaux, étaient vraiment très ressemblantes par rapport aux originaux. Il a toujours eu une passion pour son art mais aussi pour la sculpture, la peinture religieuse et flamande. Sa carrière rapide et fulgurante lui a permis de vivre confortablement, notamment grâce aux portraits royaux et ceux de la Cour, sans oublier ceux de toutes les personnalités du monde de l’art de l’époque qu’il soit pictural, sculptural mais aussi poétique et littéraire, sans oublier les archevêques, les évêques qui n’hésiteront à payer très cher ses tableaux.

Il a connu une réussite époustouflante qui lui a permis de devenir premier peintre du roi, recteur de l’Académie royale de peinture et de sculpture, et chose importante il a permis au portrait de grimper sur l’échelle hiérarchique des genres.

Il a peint de nombreux sujets masculins, mais des femmes également. Il a été leur peintre favori et pourtant, il avouera que les peindre n’était pas vraiment ce qu’il préférait et pour cause : il disait  » Si je les peints telles qu’elles sont, elles ne se trouveront pas assez belles, et si je les flatte, elles ne se reconnaitront pas. »

« Portrait de Marguerite-Henriette DE LABRILLE  »(fille d’un magistrat-épouse du procureurCARDIN LE BRET) 1712 Hyacinthe RIGAUD (Collection particulière)
« La princesse palatine » 1713 Hyacinthe RIGAUD & atelier ( Collections du château de Versailles/France)

Ce peintre a donné au portrait ses Lettres de Noblesses à une époque ( XVIIIe) où le portrait n’était qu’un genre mineur par rapport à la peinture d’Histoire (ou celle de la mythologie) qui était au sommet de la hiérarchie des genres. Il l’a fait évoluer, en a bouleversé les codes, et lui a donné une grande importance. Il en a peint plus de 1500 !

Son père était tailleur en vêtements. Toutefois, son grand-père et le père de celui-ci étaient tous deux des peintres et doreurs. Bon sang ne saurait donc mentir, c’est de ces deux personnes que Hyacinthe recevra ce don inné qu’il a eu, très tôt, pour la peinture. Impossible pour lui de reprendre la boutique familiale lorsque son père décède. Il souhaite faire de sa passion une profession. Sa mère, Maria Serra, avec laquelle il avait un lien très privilégié et aimant, va soutenir son projet et lui permettre de le réaliser.

Lorsqu’il sera très connu, riche et célèbre, il retournera dans sa ville natale pour partager tout cela avec sa mère qui n’avait jamais cessé de croire en lui. Il fera différents portraits d’elle et c’est d’après l’un d’eux que son ami le sculpteur Coysevox réalisera un buste magnifique, une œuvre qu’il va garder précieusement dans son atelier jusqu’à sa mort. A sa demande elle sera offerte au Dauphin.

Buste de Maria Serra, mère de l’artiste – 1706 Antoine COYSEVOX (Musée du Louvre/Paris)  » J’avais fait le portrait de ma mère Maria Serra en 1695. J’ai un immense respect pour elle. A la mort de mon père, c’est elle qui a permis à notre famille de survivre. Elle vit à Perpignan, ma ville natale, avec ma sœur Clara, tandis que mon petit frère Gaspard, également peintre, vit à mes côtés à Paris; En 1695, j’ai décidé de retourner les voir en Roussillon, malgré la longueur du voyage : trois semaines dans la poussière du chemin pour l’aller comme pour le retour ! Elle n’avait pas changé. Je l’ai peinte avec un turban et son corsage traditionnels, typiques des vêtements des femmes de Perpignan. Mais j’avais une autre idée derrière la tête : commander son buste à mon ami le sculpteur Antoine Coysevox, en marbre, le matériau le plus noble qui soit. C’était encore rare à l’époque pour une femme, et même pour une reine, de surcroît ! Antoine a mis dix ans pour exécuter cette œuvre. Elle ne m’a jamais quitté.  »
« Portrait de Maria Serra en deux attitudes  » 1695 – Hyacinthe RIGAUD (Musée du Louvre/Paris-France)

C’est ainsi qu’il débutera son apprentissage de peintre à l’âge de 12 ans à Carcassonne, puis à Montpellier . C’est là, dans l’atelier d’un peintre qui possédait une fort belle collection de tableaux, qu’il va, grâce aux copies de ses toiles de Maîtres, se perfectionner dans la peinture , à Lyon, et ce avant de partir s’installer à Paris en 1681. C’est son désir de réussite, et son ambition à vouloir se faire un nom, qui le pousse à se rendre dans la capitale..

En 1682, il se présente au concours de l’Académie royale. Cette année-là Louis XIV et sa Cour s’installent à Versailles. Trois ans plus tard, Rigaud remporte le prix de Rome instauré par l’Académie royale de peinture et de sculpture. C’est Colbert qui lui remettra cette distinction. Elle aurait normalement dû lui permettre de se rendre à Rome, tous frais payés, afin de parfaire sa connaissance de l’Art antique, mais Charles le Brun, directeur de l’Institution à l’époque, va lui conseiller de rester et se parfaire dans l’art du portrait . Ce fut finalement un précieux conseil quand on sait ce que son talent dans ce domaine va lui apporter en réputation et en commandes.

De nombreux portraitistes masculins de l’époque étaient décédés. Il y avait une place à prendre si je puis dire, et ce qu’il va proposer plaira énormément à l’Académie. Le premier sera un joaillier de la Cour. Après lui Corneille en 1683, puis Charles le Brun, Philippe d’Orléans dit Monsieur, frère du roi, Anne-Marie Louise d’Orléans dite La Grande Mademoiselle etc…De très nombreuses personnalités suivront et à chaque fois c’est un succès assuré. Le bouche à oreille fonctionnera merveilleusement bien et arrivera jusqu’à Louis XIV . Il fera venir le peintre et lui demandera de faire un portrait de son petit fils et de lui également.

 » Portrait de Louis de France, duc de Bourgogne  » 1702/03 – Hyacinthe RIGAUD (Kenwood House à Londres/Angleterre)

Je pense que tout le monde a déjà vu une fois ce magnifique portrait exécuté par Hyacinthe Rigaud pour Louis XIV en costume de sacre. Il est très célèbre. Il date de 1701. C’est à la demande de son petit fils Philippe d’Anjou, devenu Felipe V, que ce portrait a été réalisé. Il voulait avoir un portrait de son grand-père. Du coup, le roi, bien que très fatigué, va faire un effort, acceptant de poser, même longtemps parfois, pour Rigaud. Sa majesté va tellement en être satisfaite, qu’elle ne souhaitera absolument pas le faire parvenir à son petit-fils, préférant garder l’original pour lui et éventuellement lui adresser une copie…. qui n’arrivera jamais !

 » Louis XIV en costume de sacre  » 1701 Hyacinthe RIGAUD ( Collections du château de Versailles/France)

Il faut savoir que ce tableau avait une grande importance parce que le roi se trouvait tellement ressemblant que lorsqu’il quittait Versailles, eh bien il souhaitait que son portrait siège dans la salle du trône à sa place. Du coup il était présent sans l’être physiquement. Il faut dire que sa personne est prédominante dans le tableau.

A L’époque où il a été réalisé, le roi est âgé de 63 ans, ce qui était « vieux » pour l’époque. Rigaud aurait pu effacer ce qui traduisait son âge ( rides, cernes, et plus de dents ) , mais il va préférer se tenir plus proche de la réalité plutôt que donner une image  » idéalement parfaite  » qui n’aurait pas été la bonne. On voit donc que le roi à  » l’âge de ses artères « .

Pour l’aspect corporel, c’est l’apparence royale qui sera représentée, sa puissance, sa grandeur. On peut y voir son manteau en velours bleu, doublé d’hermine avec des fleurs de lys. Tout ce qui est dentelle, soie, et autres passementeries est bien français et provient des ateliers royaux. Tout y est très riche, y compris les petites chaussures qui sont ornées de diamants. On peut dire que le roi a belle allure dans ce tableau.

Les symboles du pouvoir sont auprès de lui : le sceptre, qui lui vient de Charlemagne, la main de la justice qui lui vient de Henri IV, l’épée de la justice qui date du Moyen-Âge, et le collier de l’ Ordre du Saint esprit. C’est un portrait qui se doit d’incarner le pouvoir du roi souverain : pouvoir religieux, militaire, et judiciaire.

Le talent de Rigaud par rapport à d’autres, c’est l’expressivité et le réalisme des visages, son efficacité, la noblesse qu’il a su donner à la personnalité de chacun, la puissance de ses clair-obscur, et son excellence dans le rendu des étoffes. Ses tableaux sont bien équilibrés, subtils, raffinés. Il fut, par ailleurs, soucieux des détails, notamment ceux qui pouvaient appuyer un trait de caractère de la personne qu’il avait en face de lui.

Après Louis XIV dont il fut le grand peintre, il va continuer avec Louis XV. Ce dernier est devenu roi à la mort de son arrière-grand-père Louis XIV. Compte tenu du fait que ceux qui auraient dû prétendre à ce titre étaient morts, à savoir le Grand Dauphin, le Duc de Bourgogne, ou même son frère, on le placera sur le trône à l’âge de 5 ans. Trop jeune pour régner, c’est donc son oncle Philippe d’Orléans qui va assurer la régence jusqu’à la majorité qui lui permettait de régner à savoir 13 ans.

 » Portrait de Louis XV  » 1715 – Hyacinthe RIGAUD (Collections du château de Versailles/France)

Un premier portrait officiel de Louis XV fut commandé à Rigaud en 1715 par le régent Philippe d’Orléans . Louis XIV venait de mourir et, comme je viens de le dire, c’était son arrière-petit fils qui lui succédait. Il le terminera en 1717. On le voit apparaître gracieux, royal, assis sur le trône, portant, non pas le manteau du sacre, mais celui des novices de l’Ordre du Saint-Esprit. Il le portraitisera en 1722 et 1727. Le dernier date de 1736 (buste).

Il faut savoir que chaque portrait royal français, que ce soit pour Louis XIV ou Louis XV, a eu pour but d’exprimer le pouvoir, la magnificence et l’autorité de la France. Dans le cas précis de Louis XV, c’était pour montrer qu’il était le digne héritier de son arrière-grand-père.

Comme son aïeul, Louis XV va avoir beaucoup d’affection pour Rigaud. Il lui accordera de nombreuses pensions et des titres comme celui de Chevalier de l’Ordre de Saint-Michel (on peut dire que c’était un honneur parce que ce titre n’était donné qu’aux personnes issues de la noblesse).

Sa réputation va aller crescendo. Elle ne s’arrêtera pas à la France, mais s’élèvera au-delà de nos frontières notamment pour des portraits de Philippe V d’Espagne, du roi de Pologne, le grand duc de Toscane etc…

« Portrait de Philippe V d’Espagne « 1701 Hyacinthe RIGAUD ( Collections du château de Versailles/France)

A l’époque, les portraits c’étaient les commanditaires qui choisissaient la façon dont ils voulaient être représentés : assis, debout, en pieds, juste le buste etc… mais également le format du tableau. Rigaud en fera des petits, des grands, sans réel dessin préparatoire, directement sur la toile en commençant par le visage. C’est lui qui s’occupera également des encadrement et, bien entendu, fixera le prix.

Compte tenu de son succès croissant, il a monté un atelier et s’est entouré de collaborateurs (dont son frère) – C’étaient des peintres triés sur le volet, ayant tous une spécialité et du talent. A partir de là, il s’occupait des visages, et l’atelier des collaborateurs du décor et des accessoires. Il est triste de savoir que l’histoire de la peinture ne se souviendra pas d’eux.

 » Portrait de Gaspard RIGAUD « (son frère) – 1691 – Hyacinthe RIGAUD (Musée Hyacinthe Rigaud à Perpignan/France)

Avec une telle réputation et un tel succès, l’Académie a voulu récompenser son talent et en 1700 il fut appelé à en devenir un académicien à plein temps. Deux ans plus tard il deviendra professeur dans ladite institution en 1710 après avoir été adjoint-professeur durant huit ans, recteur en 1733.

En ce qui concerne le mariage, Rigaud n’y a pensé qu’à l’âge de 44 ans : premier contrat de mariage en 1703 avec Marie-Catherine de Chastillon, un modèle, fille d’un procureur au Parlement. C’était en mai, et en novembre le contrat est rompu, nul ne sait pourquoi, lui même ne s’est jamais épanché sur la question. Sept ans plus tard, il se marie avec Elisabeth de Gouy, une veuve avec enfants. Une union très heureuse. Elle décèdera en 1743 dans leur appartement rue Louis le Grand. Elle était âgée de 75 ans. Il en sera très touché car il lui était très attaché

Hyacinthe RIGAUD peignant son épouse Elisabeth De Gouy 1742 – Gravue de Jean DAULLÉ d’après Hyacinthe RIGAUD (collection particulière)

Quelques mois plus tard, lui aussi souffrira de maux de tête et de fièvre et mourra à son tour à l’âge de 84 ans en son domicile de la rue Louis le Grand à Paris. Il fut enterré à l’église des Jacobins, rue Saint-Honoré. Sa tombe a disparu en même temps que l’édifice.

Perpignan reste très attaché à son illustre artiste. En 1890, une statue le représentant fut élevée sur une des places de la ville qui porte son nom Elle a été réalisée par Gabriel Faraill . Depuis 1959 il existe un musée Hyacinthe Rigaud à Perpignan . C’est là que se trouve un magnifique autoportrait (ci-dessous) ainsi qu’une statue en pied le représentant (tous près de l’escalier d’honneur ) avec sa palette de peintre, en plâtre de fonte, réalisée en 1889 par le même artiste.

«  Rigaud en mourant laisse une galerie de grands personnages avec lesquels notre imagination peuple maintenant la galerie des Glaces. Rigaud fut nécessaire à la gloire de Louis XIV et il a participé au rayonnement d’un règne dont il a fixé la majesté. » Louis HOURTICQ (Historien de l’art, français)

« Autoportrait au turban » 1698 – Hyacinthe RIGAUD (Musée Hyacinthe Rigaud à Perpignan/France)

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