Grimper à l’arbre …

 » Sous les mots, sous l’écorce, regardez, venez, touchez !
Ça tient, c’est tendre, c’est fort !
Je peux grimper moi aussi.
Me hisser vraiment
Comme un singe,
Joueur, agile, léger, sûr
Balançant du bout des doigts
Me hisser, moi aussi,
En haut de mon arbre.

J’y serais bien, dans le vent frais,
Ecoutant la mélodie du feuillage libre.
Je répondrais aux oiseaux de passage,
Les nourrirais de quelques larmes, s’il en reste.

Je ne quitterai plus le soleil,
Guettant toute la nuit,
Comme veillant sur un mort.
Chaque matin sera joie,
Renaissance, reine, essence.

Je crois,
Je peux
Moi aussi
Pourquoi pas ?
Pourquoi pas moi ?
A la cime de l’arbre tendre
Qui veille et pourvoit.  » Vers extraits du poème : Grimper à l’arbre tendre de Maëlle RANOUX (Sociologue et poétesse française)

Tableau de Harry WATSON

Chaque livre, chaque volume …

 » Chaque livre, chaque volume que tu vois, a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit et l’âme de ceux qui l’on lu, ont vécu et rêvé avec lui. Chaque fois qu’un livre change de mains, que quelqu’un promène son regard sur ses pages, son esprit grandit et devient plus fort  » Carlos RUIZ-ZAFON (Écrivain espagnol / Extrait de son livre Le cimetière des livres oubliés/Tome 1 : L’ombre du vent)

Carlos RUIZ-ZAFON (1964-2020)

Ier Avril 2021 …

Dictons du mois d’avril :

 » Avril entrant, coucou chantant, sonnailles tintant  »

 » Le vent d’avril n’a pas d’abri, pas plus que le pauvre d’ami  »

 » Pas n’est si gentil mois d’avril, qui n’ait son chapeau de grésil  »

 » Avril le doux, quand il se lâche, est le pire de tous

 » Avril est revenu pour jouer avec nous.
Il porte des corbeilles de fleurs sur ses épaules,
Il les donne aux épines, aux marronniers, aux saules;

Il les sème une à une parmi l’herbe des prés,
Sur le bord des ruisseaux, des mares et des fossés;
Il garde les jonquilles pour l’eau, et les pervenches
Pour les bois, aux endroits où s’allongent les branches;

Il jette les violettes à l’ombre, sous les ronces
Où son pied nu, sans peur, les cache et les enfonce;
A toutes les prairies, il donne les pâquerettes,
Et des primevères qui ont un collier de clochettes;

Il laisse les muguets tomber dans les forêts
Avec les anémones, le long des sentiers frais;
Il plante des iris sur le toit des maisons,
Et dans notre jardin, Simone, où il fait bon,
Il répandra des ancolies et des pensées,
Des jacinthes et la bonne odeur des giroflées.
 » Remy de GOURMOND (Écrivain, romancier, journaliste et critique d’art français)