Histoire d’un ballet : La Troisième Symphonie de Mahler … John NEUMEIER

John NEUMEIER

 » C‘est l’une des cinq créations les plus importantes de ma vie. Je l’ai composée sur l’âme même de cette musique, sans passer par un argument narratif. C’est mon premier ballet symphonique et le premier triomphe en 1975 du Ballet de Hambourg dont j’avais pris la direction deux ans plus tôt. C’est un ballet très pur, mélange de choses minimales et d’autres compliquées qui signent mon écriture particulière, à la frontière du classique et du moderne. » John NEUMEIER

John Neumeier est un éminent et merveilleux chorégraphe allemand, doté d’une grande sensibilité musicale. Il aime Bach, Mozart, Strauss, voue à Chopin une infinie tendresse, et éprouve une véritable fascination pour Gustav Mahler dont il a chorégraphié les symphonies.

L’univers de ce compositeur, et particulièrement celui de ses symphonies, le transporte dans des émotions assez fortes, et le pousse, tout comme lui, à se poser des nombreuses questions sur la condition humaine. La 3e sera abordée avec intensité et profondeur.

Ce ballet fut créé en 1975 à Hambourg. Il fait partie du répertoire de l’Opéra de Paris depuis 2009. Il n’y a pas d’histoire racontée de façon précise. C’est une forme différente de dramaturgie chorégraphique, une osmose entre musique et danse.

Il s’agit juste des étapes de la vie d’un homme, ses ressentis, ses interrogations, ses doutes, sa vie, son parcours, ses pensées, ses amours, sa solitude, les choix qu’il est amené à faire. Un homme qui voit la vie défiler, le temps s’écouler et le fait de façon contemplative. C’est aussi un homme face à la nature.

C’est un ballet vraiment passionnant, bouleversant, étonnant malgré sa complexité. On dit souvent qu’il fait partie des plus beaux de Neumeier et c’est tout à fait exact ! Il y a six tableaux comme il y a six mouvements dans la partition. Une chorégraphie intense, précise, forte, subtile, virtuose, nostalgique, mélancolique, pleine de tendresse et de délicatesse et qui ne manque pas de fraîcheur aussi, voire même de légèreté aussi parfois.

(Vidéo : Isabelle CIARAVOLA & Alexandre RIABKO)

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