Danse & Acrobatie …

 » L’acrobatie et la danse classique exigent, dans une égale mesure, une technique que seuls dominent des professionnels hautement entraînés et qui tentent, chacun dans son domaine, de montrer quelque chose d’inhabituel ou d’extraordinaire. Pour le reste, leurs objectifs sont diamétralement opposés. Les acrobaties attirent l’attention par leur caractère difficile et dangereux. L’art, au contraire, cache tous les effets visibles. Son but n’est pas de produire des effets de gymnastique, mais de créer l’illusion d’un corps libre qui n’obéit pas aux lois de la gravitation. » Tamara KARSAVINA (Danseuse Étoile russe)

Photo de Stas LEVSHIN avec Irina PERREN et Marat SHEMIUNOV

Armida abbandonata … Nicolo JOMMELLI

Nicolo JOMMELLI (1714/1774)

 » Cet homme immortel, comme tous les grands esprits, s’est frayé une voie personnelle. Imagination enflammée, fantaisie à l’avenant, grande intelligence harmonique, modulations d’un effet audacieux, accompagnement instrumental incomparable, tel est le caractère dominant de ses opéras. Le staccato de ses basses, qui leur confère presque l’insistance d’une pédale d’orgue, la précision du coloris musical, et particulièrement des effets crescendos et decrescendos, sont sa spécialité.  » Christian SCHUBART (Poète et compositeur allemand – Il avait rencontré Jommelli en 1769, avait apprécié sa musique et avait souhaité rendre hommage à son travail dans son ouvrage Idées pour une esthétique de l’art musical.

( Vidéo : Ouverture/Sinfonia – Christophe ROUSSET à la direction des TALENS LYRIQUES)

Jommelli est né en 1714 à Aversa ( Italie ) – Il a étudié la musique dans le très célèbre et réputé Conservatoire San Onogrio de Naples. Ce fut un compositeur du baroque tardif,  très apprécié sur toute la scène européenne durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, qui a beaucoup œuvré pour l’opéra séria. Ses partitions témoignent de son réel talent de mélodiste. Et pourtant c’est quasiment oublié qu’il décédera à Naples en 1774.

Il fut directeur de l’Ospedale degli incurabili à Venise, où, un peu comme Vivaldi, il a formé des jeunes filles douées pour le chant et la musique. Pour cet hospice il a écrit de nombreuses œuvres religieuses mais également des opéras ; ces derniers étaient non seulement interprétés dans la Sérénissime, mais à Naples, Bologne, Rome et Parme. D’autre part, il occupa ( durant 16 ans )  le poste de maître de chapelle et  compositeur à la Cour du duc de Wurtemberg en Allemagne.

L’Armida abbandonata, avant dernier de ses opéras, est assez fascinant, original, expressif, avec un orchestral d’une grande richesse, et de magnifiques arias . Pourtant, il  n’a pas énormément enthousiasmé l’auditoire lors de sa création au théâtre San Carlo de Naples en 1770 : le public et la critique l’ont trouvé un peu trop élaboré,en comparaison de ceux qu’ils avaient l’habitude d’entendre. De son côté, le jeune Mozart, admirateur de la musique de Jommelli (qui, du reste, influencera la sienne), assista à l’âge de 14 ans, à cet opéra et déclara : «  beau mais trop sérieux et un peu démodé pour le théâtre « .

Le livret est de Francesco Saverio de Rogati d’après le poème épique  La Jérusalem délivrée ( 1581 ) de Torquato Tasso dit Le Tasse.

( Vidéo : «  Fra l’orror di notte oscura  » Aria de Tancrède – Interprété par le ténor Gilles RAGON – accompagnement : Christophe ROUSSET à la direction des TALENS LYRIQUES )

Les bourgeons verts, les bourgeons blancs …

 » Les bourgeons verts, les bourgeons blancs
percent déjà le bout des branches,
et, près des ruisseaux, des étangs
aux bords parsemés de pervenches,
Teintent les arbustes tremblants ;

Les bourgeons blancs, les bourgeons roses,
Sur les buissons, les espaliers,
Vont se changer en fleurs écloses ;
Et les oiseaux, dans les halliers,
Entre eux déjà parlent de roses ;

Les bourgeons verts, les bourgeons gris,
reluisant de gomme et de sève
recouvrent l’écorce qui crève
le long des rameaux amoindris ;
les bourgeons blancs, les bourgeons rouges,
sèment l’éveil universel,
depuis les cours noires des bouges

Jusqu’au pur sommet sur lequel,
Ô neige éclatante, tu bouges ;
bourgeons laiteux des marronniers,
bourgeons de bronze des vieux chênes,
bourgeons mauves des amandiers,
bourgeons glauques des jeunes frênes,
bourgeons cramoisis des pommiers,

Bourgeons d’ambre pâle du saule,
leur frisson se propage et court,
à travers tout, vers le froid pôle,
et grandissant avec le jour
qui lentement sort de sa geôle,
jette sur le bois, le pré.

Le mont, le val, les champs , les sables,
son immense réseau tout prêt
à s’ouvrir en fleurs innombrables
sur le monde transfiguré. » Auguste ANGELLIER ( Poète français – Extrait de son recueil Le chemin des Saisons / 1903 )

Le phénomène J.R. …

 » Je ne suis pas un photographe , mais le collage pour moi c’est l’œuvre. Là où l’aventure se passe. Quand j’arrive dans une ville, la première chose que je regarde, c’est le murs. Si les murs sont anciens, s’il y a des fissures, s’il y a de la matière dans les murs, comment ils ont vieilli, quelle est la couleur des murs, s’il y a des graffitis dessus, s’il y a des inscriptions, s’il y a de la publicité. Tout ça vous donne une idée de la ville, du contexte politique, social. J’aimerai amener l’art dans des endroits improbables, créer des projets tellement grands qu’ils amènent au questionnement qui offre d’autres points de vue moins réducteurs. » J.R. (Artiviste urbain français)

Autant le dire tout de suite on aime ou on aime pas J.R (Jean René) – Personnage facilement reconnaissable avec ses lunettes noires et son chapeau, le monsieur est un phénomène connu dans le monde entier. Certains apprécient beaucoup son travail,, mais il en agace fortement d’autres, notamment dans le monde de l’art, en raison de son côté « photos volées » « collages sans autorisation », et même s’il obtient des autorisations dans l’un ou l’autre cas, eh bien ce rebelle dépasse un peu le cadre des permissions qui lui sont accordées.

Né en 1983 à Montfermeil dans la banlieue de Paris, on ne sait pas grand chose sur sa vie privée. Je serai tentée de dire 1) c’est son droit de ne pas trop s’épancher sur ces questions-là, 2) il ne confirme jamais ce qui est écrit sur lui et laisse « voguer » la légende. Ce fou de réseaux sociaux a dépassé le million d’abonnés sur Instagram.

Il dit ne pas être photographe, ce qui est étrange parce que la photo est la base même de son travail ; ne se définit pas non plus comme un artiste ; n’apprécie pas qu’on lui colle l’étiquette de french Bansky (référence au célèbre graffeur anglais) d’autant qu’en ce qui le concerne, il se sent plus proche du plasticien et précurseur de l’art urbain français Ernst Pignon Ernest . Il préfère dire qu’il est soit un artiviste urbain, non pas engagé mais engageant ce qu’il traduit par un mélange d’art, de liberté, d’identité et d’action, soit un photograffeur.

Travail réalisé pour les trente ans de la Pyramide du Louvre à Paris – Malheureusement, elle a été détruite par le piétinement des visiteurs
 » Unframed  » est un travail qui lui a été demandé par la ville de Marseille. Il est assez particulier dans le sens où JR a utilisé des photos personnelles des habitants d’un quartier de la ville, à savoir La Belle de Mai pour la réalisation de ses fresques murales.
Des visages anonymes d’ hommes, des femmes, des enfants de toutes origines, placés, comme une mosaïque, dans la nef du Panthéon. Cela ne s’est pas arrêté là, puisque d’autres portraits ont été affichés sur l’extérieur et la coupole intérieure.

C’est, en tous les cas, un très talentueux autodidacte, créatif, imaginatif, qui, au travers de ses œuvres, veut faire passer, sur les murs des villes dans le monde entier, des messages sur l’identité, le politique, la société . Il veut amener les populations à s’interroger non seulement sur le sens de l’œuvre, mais aller bien au-delà : sur le sens du monde.

Sa particularité ce sont des immense collages photographiques . Pourquoi les vouloir aussi gigantesques ? Tout simplement parce qu’on les voit de loin et retiennent l’attention plus vite.

Tout a commencé en 2001 lorsqu’il trouve un appareil photo dans le métro. A partir de là, il va voyager en Europe, muni du précieux appareil, et part à la rencontre de toutes celles et ceux qui s’expriment sur les murs, mais aussi à la rencontre des personnes qui vivent dans ces villes. Il les photographie et une fois rentré , il en fait des collages qu’il expose sur les murs

En 2004, et jusqu’en 2006 , il se fait remarquer avec son projet Portrait d’une génération en photographiant des jeunes issues de la banlieue, plus précisément de la Cité des Bosquets à Montfermeil. Cette fresque va apparaître de façon illégale sur les murs de la ville. Elle va tellement plaire, qu’il va en faire des affiches en collaboration avec le réalisateur Ladj Ly, lesquelles seront placardées sur de nombreux murs à Paris. Une façon de s’intéresser ou faire entrer la banlieue dans la capitale. Ce qui était illégal au départ, deviendra légal lorsque la mairie de Paris trouve l’idée intéressante et l’affiche sur ses propres murs.

L’histoire continue avec des affichages sur les murs du monde entier et la réalisation de nombreux projets , première expo à Londres en 2008. C’est là véritablement que sa carrière est lancée. En 2011, il reçoit le TED Prize, un honneur car le seul français à l’avoir reçu. Il a également réalisé des longs-métrages et documentaires sur son travail. L’un d’entre eux à savoir Visages Villages, en collaboration avec la photographe, plasticienne et réalisatrice française Agnès Varda, a été nominé aux Oscars en 2017.

La vente de ses œuvres se fait à la Galerie Perrotin de Paris. Elles se vendent très cher. Ce qui lui permet, comme il l’affirme, de financer ses projets et de le faire avec une plus grande liberté. Il est d’ailleurs représenté par cette galerie, en France, à Hong-Kong et à New York , en Chine par la galériste Magda Danysz et en Suise par Simon Studer Art.

Il a fait l’objet d’une très belle exposition en 2018/19 à la Maison européenne de la photographie de Paris. Une autre s’est tenue à la Galerie Perrotin en octobre 2020. Il s’agissait de l’exposition Tehachapi , nom de la prison qui se trouve en Californie, un lieu où sont incarcérés des prisonniers condamnés à perpétuité. Une façon pour lui de les humaniser. J.R. a tenu à réaliser une fresque carcérale dans la cour du pénitencier et pour cela il a collaboré avec la direction, les détenus et les gardiens.

Tehachapi en 2019

Depuis 2019, il a créé une section Art et Image à l’École Kourtrajmé fondée par le réalisateur Ladj Ly en 2018. C’est une école gratuite qui se trouve à Montfermeil et qui permet à des jeunes (ou des moins jeunes) de venir réaliser leurs rêves cinématographiques que ce soit dans la réalisation, la production ou le métier d’acteur.

Sa dernière œuvre est une fresque en trompe-l’œil intitulée La Ferita (blessure) . Elle a été installée sur la façade du Palais Strozzi de Florence en Italie. Il s’agit de 80 panneaux en aluminium sur lesquels le collage-photos en noir et blanc donne l’impression d’un énorme trou dans le mur. Celui-ci permet à chacun de regarder à l’intérieur du musée et apercevoir certaines pièces sublimes qui se trouvent dans ce lieu. Il explique son travail de la façon suivante : « ils disent que les musées sont fermés, mais c’est à nous de les ouvrir. Ici, dans la ville de Botticelli, Donatello, Machiavel et Dante, nous avons ouvert le Palais Strozzi. Ces derniers mois nous avons été privés de la possibilité d’être ensemble, mais nous avons toujours la liberté de rêver, de créer, d’imaginer le futur. Peut-être que ce n’est pas grand-chose, mais c’est tout ce que nous avons ». Une façon de rendre « accessible » l’entrée des musées dans une période où cela nous est rendu impossible pour cause de Covid.

La Ferita / Palais Strozzi à Florence -Italie-

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« Sakura  » Fleurs de cerisiers de mars à mai … Haïkus

 » Vers les cerisiers en fleurs
on les voit se presser
relevant le bas de leurs robes  » Issa KOBAYASHI (Poète japonais)

 » cerisiers en fleurs –
réchauffés par un brasier
floraison  » Issa KOBAYASHI (Poète japonais)

 » Combien, beaucoup
Ils se rappellent
Ces fleurs de cerisiers » Matsuo BASHO (Poète japonais)

« pétales de fleurs de cerisier
soufflé par la brise de printemps contre
le mur non séché « Masaoka SHIKI (Poète japonais)

« Pétales tombant
incapable de résister
au clair de lune  » Yosa BUSON (Poète japonais)

La fête des fleurs de cerisiers ( hanami : contemplation des fleurs de cerisiers ) a débuté à l’époque du shôgun Tokugawa Hoshimune qui fit planter de nombreux cerisiers tout autour de son temple et invita le peuple à venir les contempler. Une tradition qui se perpétuera dans tout le pays après sa mort . A un tel point que le Japon devint le pays des cerisiers. Cette fête est un évènement social dont on parle beaucoup à la télévision, dans la presse, sur internet etc…

Cela ne dure pas longtemps , environ deux semaines, de mars à mai. Tout dépend de la météo, et de la région où l’on peut les admirer. Celle-ci couvre environ 3.000 kilomètres du nord au sud du Japon. Il y a d’abord l’éclosion des premiers bourgeons (kaika), puis la pleine éclosion des fleurs (mankai).

Le Japon compte plus de 100 espèces de cerisiers. Tous n’offrent pas des fleurs de même couleur . Le plus courant est le somei yoshino qui produit des fleurs en ton blanc/rose pâle. On peut en trouver dans des dégradés de rose foncé, ou bien des jaunes (ukon). La forme diffère aussi. Ceux qui ressemblent à des saules pleureurs s’appellent shidarezakura. Ceux dont le nombre de pétales des fleurs peut atteindre la centaine, sont les ichiyô ou les kikuzakura.

Si cet arbre est tant vénéré là-bas, s’il est philosophiquement symbolique, c’est parce qu’il représente la beauté de la vie, sa durée éphémère, sa fragilité, mais c’est aussi un signe de renouveau et d’espoir . Ce n’est pas pour ses fruits qu’il est apprécié, mais pour le spectacle incroyable offert chaque année au moment de la floraison des fleurs ( sakura : fleurs de cerisiers ) qui attire un nombre important de japonais mais aussi de très nombreux touristes . Tous s’installent sous les arbres, admirent, photographient et font des pique-niques.

Fleurs du Someil Yoshino (variété la plus répandue)

28.3.2021 : Dimanche des Rameaux …

 » Profonde poésie et symbole sublime
De ces rameaux sacrés dont le vert éternel
Évoque, en nos parvis, l’hosanna solennel,
Le triomphe royal des palmes de Solyme !

Palmes qui couronnez l’hiver de nos climats,
Et qui, par la verdeur et par l’efflorescence,
S’apparentent, sans doute, à l’immortelle essence
Des cèdres du Carmel et des pins de Damas ?

En mouvante forêt, en larges théories,
Pour marquer le respect, l’allégresse et l’amour,
Palmes, agitez-vous, et saluez le jour
Que ramène, après deux mille ans, Pâques fleuries !

Agitez-vous aux mains de ce peuple de Dieu,
Qui vous vénère encore, et croit, d’une âme franche,
Que, pourvu qu’on l’expose avec foi, l’humble branche
Détourne le tonnerre, et la grêle, et le feu.

Et vous, rameaux anciens dont la feuille se fane,
Au cercueil, que l’ami vous dépose à genoux ;
Entre les doigts des morts, que s’exhale pour nous
Le baume amer et doux, qui de la sève émane !

Que la tombe, selon la légende d’Armor,
Accomplisse un prodige, et que votre poussière,
Ô rameaux, se ranime, et, gardant tout entière
L’âme de vos parfums, se change en rameaux d’or ! Poème  » Le rameau béni «  de Nérée BEAUCHEMIN (Écrivain, poète et médecin québécois/ Extrait de son recueil Patrie Intime)

(Vidéo : Ier mouvement Cantate BWV 182 – Nikolaus HARNONCOURT à la direction du CONCENTUS MUSICUS WIEN

La Cantate BWV 182 de Jean-Sébastien BACH a été créée le dimanche des Rameaux en la chapelle du château de Johann Ernest de Saxe à Weimar en 1714 – Le livret est de Salomon Franck poète et juriste à la Cour de Weimar, il est basé sur le psaume 40. La partition comporte sept mouvements dont le premier (ci-dessus) est instrumental.

Un portrait …

 » Pour un portrait, il faut tâcher de faire la tête ( le masque surtout ) dans trois ou quatre séances d’une heure et demi chaque, deux heures tout au plus car le modèle s’ennuie, s’impatiente ( ce qu’il faut éviter ! ). Son visage change visiblement. C’est pourquoi, il faut le faire reposer et le distraire le plus possible. Cela est d’expérience avec les femmes : il faut les flatter, leur dire qu’elles sont belles, qu’elles ont le teint frais etc… Cela les met de bonne humeur et les fait tenir avec plus de plaisir. Le contraire les changerait visiblement. Il faut donc aussi leur dire qu’elles posent à merveille. Elles se trouvent alors engagées par là à bien se tenir.  » Louise Elisabeth VIGÉE-LEBRUN ( Peintre française)

 » Autoportrait  » 1790 Elisabeth VIGÉE-LEBRUN

Mettez des livres partout …

« Ah ! la lumière ! la lumière toujours ! la lumière partout ! Le besoin de tout c’est la lumière. La lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire. Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout ! … Victor HUGO ( Poète, dramaturge, écrivain, romancier et dessinateur romantique français, Extrait du discours d’ouverture du Congrès littéraire international en juin 1878)

Photo de l’artiste numérique et photographe Nemanja SEKULIC

Quatuor KV 387 N°14 « Printemps » … W.Amadeus MOZART

(Vidéo : Le Quatuor ALBAN BERG)

Ce merveilleux Quatuor fait partie d’un cycle de six pièces qui furent dédiés à Haydn. Celui-ci fut écrit en 1782. Ce sont des pages très techniques, développées, imaginatives, éloquentes. Un bel hommage à un compositeur qui était , de base, l’inventeur du genre.

Mozart avait connu Haydn l’année précédente. Ce dernier avait 24 ans de plus que lui et malgré leurs différences en bien des points, il se sont beaucoup appréciés et admirés réciproquement.

 ‘ Lui seul a le secret de me faire sourire, de me toucher au plus profond de mon âme  » affirmait Mozart

 » Si je pouvais faire en sorte que pénètrent dans l’âme de chaque ami de la musique les travaux incomparables de Mozart, aussi profondément, avec un tel entendement musical et une si grande émotion que je les comprends, alors les nations rivaliseraient pour posséder dans leurs murs un tel trésor !  » disait Haydn .

C’est un très beau Quatuor, noble, expressif, dense, avec un Andante absolument superbe. Il a été joué lors de soirées musicales avec Haydn en 2nd violon et Mozart à l’alto.