Persée … Jean-Baptiste LULLY

(Vidéo : Ouverture / LE CONCERT SPIRITUEL sous la direction de Hervé NIQUET)

 »  Théâtre, orchestre, haut dais, rien n’y manquait. Un très grand nombre d’orangers, d’une grosseur extraordinaire, très difficiles à remuer, et encore plus à faire monter sur le théâtre, s’y trouvèrent placés. Tout le fond était une feuillée, composée de véritables branches de verdure coupées dans la forêt. Il y avait dans le fond et parmi les orangers quantité de figures de faunes et de divinités, et un fort grand nombre de girandoles. Beaucoup de personnes qui savaient de quelle manière était ce lieu quelques heures auparavant eurent peine à croire ce qu’elles voyaient.  » (Extrait de l’article publié dans Le Mercure galant à propos du décor de Persée en 1682 – Ce périodique avait été fondé en 1672 par Jean Donneau de Visé un journaliste, historien et critique littéraire français )

Une première représentation de Persée fut donnée en Avril 1682 à l’Académie Royale de musique à Paris. Il était prévu, qu’en Juillet de la même année, une deuxième représentation voit le jour dans la Cour de marbre du château de Versailles, mais en raison du mauvais temps ( pluie ) , elle aura lieu dans la Grande Écurie .

Comme il le faisait souvent, Lully affirma qu’il avait vu le roi en Persée. Il alla même jusqu’à prétendre que c’était sa majesté qui lui avait donné l’idée de ce sujet. Curieux lorsque l’on sait que Louis XIV ne fut pas présent le jour de la création ! Beaucoup diront que le héros de cet opéra n’était en fait que le Dauphin.

Une tragédie lyrique tout aussi palpitante qu’éblouissante. Huitième collaboration entre Lully et son célèbre librettiste Jean-Baptiste Quinault. Ce dernier signait là son retour en grâce à la Cour après en avoir été écarté, durant un certain temps,  pour avoir manqué de respect envers le roi et la favorite de l’époque , Madame de Montespan.

C’est un chef-d’œuvre oublié (il ne renaîtra qu’en 1997) où se côtoient amour, colère, combat, jalousie. Les arias sont d’une grande richesse, les récitatifs racés et élégants, la danse fort belle. Le tout est auréolé de le don inné et le talent de Lully pour le drame musical.

(Vidéo : Katherine WATSON (Soprano) – Elle interprète  » Ah je garderai bien mon cœur  » / Accompagnement par LE CONCERT SPIRITUEL sous la direction de Hervé NIQUET)

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