Noël n’est pas au magasin …

 » Je voudrais bien faire plaisir
Je voudrais être riche
Pour acheter et pour offrir
Ce qui est sur les affiches
Tout ce que d’autres ont fabriqué
Mais je n’ai que trois sous légers
Comment faire quand même
Cadeau à ceux que j’aime
Noël n’est pas au magasin
Mais dans mon cœur et dans mes mains
Et si j’en prends la peine
Ma tête est toute pleine
De ce que j’offrirai demain
Noël n’est pas au magasin

Avec du papier, des ciseaux
Des crayons, de la colle
Je ferai naître des oiseaux
Qui chantent et qui s’envolent
Avec quatre bouts de tissu
Des rubans, des boutons perdus
Du coton bleu ou rose
J’inventerai des choses
Noël n’est pas au magasin
Mais dans mon cœur et dans mes mains
Et si j’en prends la peine
Ma tête est toute pleine
De ce que j’offrirai demain
Noël n’est pas au magasin

Quand j’aurai fabriqué des fleurs
Des lampions des images
Dans un grand morceau de bonheur
Je ferai l’emballage
Et pour me ficeler tout ça
Un grand sourire suffira
Mon cadeau est à prendre
Voyez comme il est tendre
Noël n’est pas au magasin
Mais dans mon cœur et dans mes mains
Et si j’en prends la peine
Ma tête est toute pleine
De ce que j’offrirai demain
Noël n’est pas au magasin.  » Anne SYLVESTRE (Auteure-compositrice française)

Photo de Natasha RODIONOVA

Castor et Pollux … Jean-Philippe RAMEAU

(Vidéo : Ouverture / Les ARTS FLORISSANTS sous la direction de William CHRISTIE )

Jean-Philippe Rameau (1683-1764) a été éduqué à la musique par son père, organiste . L’enseignement général qu’il a reçu, plus tard, dans un collège de Jésuites, lui a donné le goût du théâtre. Il a beaucoup composé, mais aussi rédigé de nombreux ouvrages théoriques concernant la musique . Bien qu’il fut tombé dans l’oubli durant près de deux siècles , c’est un compositeur qui aura une grande influence sur l’opéra, par la suite.

Il ne fut pas facile pour lui, au début, de se faire un nom à la Cour de France, parce que l’ombre de Lully planait, voire même hantait le monde lyrique. Les partisans de Lully le défendaient becs et ongles, et ceux de Rameau louaient ses compétences en affirmant que ce qu’il proposait était une musique « moderne » et d’avenir. Les deux clans en sont même arrivés aux mains.

Rameau réussira finalement à trouver sa place notamment en raison de son grand talent non seulement dans la composition de musiques lyriques mais aussi celles pour la danse et on sait combien cet art avait d’importance à la Cour.

Castor et Pollux fut écrit en 1737 et créé la même année à l’Académie Royale de Musique. Le livret est de Pierre-Joseph Bernard. Compositeur et librettiste ont fort bien su allier le vocal et le verbal.

Le tout est remarquablement inventif, bien équilibré, enthousiasmant dès l’Ouverture dite à la française, plein de légèreté, harmonieux, scintillant, délicat, émotionnel, subtil j’oserai presque dire parfait tant il est remarquable . La version de 1737 recevra pourtant un accueil mitigé. Poussé par l’Académie royale de Musique, Rameau est contraint à la révision. Cela se fera en 1754. Il retire le Prologue, modifie, corrige Il y aura une autre version en 1754 et là, ce sera un véritable triomphe !

Ce succès d’autrefois qui comptera 324 représentations, va perdurer de nos jours car c’est un opéra très apprécié du public.

(Vidéo : Véronique GENS (Soprano) –  » Tristes apprêts  » Acte III Scène I / Elle est accompagnée par Christophe ROUSSET à la directon de l’Ensemble LES TALENS LYRIQUES)