Un chalet …

 »C’est un rêve d’enfance, un lieu de refuge. Il est fait de bois dont on se réchauffe. Il peut avoir un cœur de pierre. Le chalet est le meilleur ami de l’homme quand il aspire à retrouver son innocence ; la cabane à la montagne où il vient se retirer quand la ville se fait trop étouffante. Il l’aide à prendre de la hauteur, à se ressourcer, à revoir le ciel. Il y vient pour éprouver le sentiment d’être éloigné de tout, près de soi-même, des siens. Il y a quelque chose de fraternel dans cette architecture, une simplicité bon enfant, une rondeur apaisante. On écoute le silence, on observe la neige qui tombe au dehors. L’air est pur, tout est feutré. Il y a du feu dans la cheminée. On se laisse aller. Il n’est pas citadin, il n’est pas de la campagne, il est d’ailleurs, solitaire, même quand il est bien entouré. Il donne une impression d’intimité. On s’y enroule comme dans un châle. C’est le cachemire de la résidence secondaire.  » Bertrand de SAINT-VINCENT (Écrivain, journaliste français)

Scènes vénitiennes … par Maurice PRENDERGAST

Maurice PRENDERGAST ( né en 1858 à Terre Neuve -mort d’un cancer en 1924 à New York – Une majorité de ses tableaux se trouve dans les collections du Metropolitan Museum of Art de NY, au Smithsonian American Art Museum de Washington, au Courtauld Institute of Art de Londres et à l’Art Institute de Chicago.)

«  La beauté des peintures de Prendergast est indéniable. Il y a de la délicatesse et une sorte de nonchalance que ce soit dans ses aquarelles ou ses huiles. Il a été indifférent aux visages ou autres marques d’individualité, préférant les ensembles, la communauté. Il a été aussi un très bon coloriste plein de tendresse et un excellent dessinateur.

Venise a beaucoup attiré son attention durant ses voyages. Le premier ce fut de 1898 à 1899 et le second en 1911. Il a fort bien su capter la lumière de la Sérénissime. Ce sont, du reste, ses peintures sur Venise qui l’ont amené à une certaine réputation mondiale et l’ont placé en bonne place parmi les artistes avant-gardistes de New York. Il s’est beaucoup concentré sur les ponts de Venise en donnant un nouveau style à l’architecture énigmatique de la ville.

Ce travail montre ses progrès dans la peinture abstraite et forme les prémices du modernisme pictural américain. L’interprétation de sa peinture sur Venise est un mélange assez unique de capture de l’ancien et du nouveau. » Sébastien SMEE (Critique d’art australien)