Brumes d’automne …

 » Déjà sur les coteaux les brumes de l’Automne
étendent chaque soir leurs voiles ténébreux
et les arbres jaunis ont l’aspect monotone
de nos plaisirs passés dans les jours malheureux.

Le ciel est confondu aux couleurs de la terre
un nuage léger arrête nos regards
et le bois assombri semble plus solitaire
quand il a revêtu la robe des brouillards.

Les yeux cherchent en vain les lueurs grandioses
ses crépuscules d’or dans les cieux embrasés
son image s’efface et les brumes moroses
jalouses du soleil nous cachent ses clartés.

Il semble que la mort de son baiser de glace
a touché la nature et ses riants atours
ainsi dans notre cœur tout change et tout s’efface
sous le baiser trompeur des farouches amours.

Il est un âge aussi au déclin de la Vie
où de nos souvenirs les voiles nébuleux
nous cachent les beautés d’une extase ravie
où le regret en deuil sait attrister nos yeux.

Nous pleurons le passé et des larmes amères
expliquent nos chagrins et nos grands désespoirs
nous pleurons et nos cœurs se fermant aux chimères
veulent aimer encor dans le calme des soirs.

L’amour sur nos désirs tel les brumes d’automne
étend comme un linceul ses voiles ténébreux
et tremblante d’émoi notre lèvre fredonne  » Honoré HARMAND (Extrait de son recueil Poésies complètes)

11 Novembre 2020 …

 » Le premier tir d’artillerie ne crépite pas aux frontières d’un pays, mais dans une conscience d’homme ; et chaque paix sur terre commence par se poser dans une main ouverte. » Christiane SINGER (Écrivaine, essayiste et romancière française / Extrait de son livre Histoire d’âme )

Photo de René MALTÊTE