Lire n’importe où ….

» Le succès le plus grand rencontré par les livres, ainsi que leur diffusion, firent que tout environnement était devenu plus ou moins propice à la lecture sauf si une grande concentration était nécessaire. Mais où ? N’importe où ! Même dans les gares bruyantes ? Les livres étaient de parfaits compagnons quand on attendait, parfaits quand on voyageait. La lecture allait de pair avec l’idée que la beauté de la nature pouvait nous aider à méditer sur la vie.

Tableau de Léopold EGG

Les personnages silencieux et seuls dans un paysage, profondément absorbés par leur monde livresque, pouvaient parfois, que cela soit ou non l’intention de l’artiste, dégager une impression de gravité. Autrefois, la seule place appropriée pour un livre était l’église, le palais ou l’école.

Au XVIIIe siècle, les élites ont découvert, avec l’intention du roman, la lecture pour le plaisir, puis celle-ci a fait partie de la vie de tous les jours grâce aux créateurs de la modernité : les bourgeois. Leurs artistes préférés regardaient ce qui se passait autour d’eux, comme le font toujours les artistes, et ils découvrirent des lecteurs partout.  » Jamie CAMPLIN (Écrivain, spécialisé en histoire de l’art , ex-directeur éditorial de Thames & Hudson ) et Maria RANAURO ( Écrivain en histoire de l’art au Courthauld Institute of Art, responsable au service iconographique à Thames & Hudson) 

Tableau de Joseph SEYMOUR
Tableau de James JEBUSA SHANNON

A l’automne …

 » A l’automne les feuilles des arbres prennent de riches teintes d’or, de pourpre et de violet. Le soleil pare les nuages de couleurs plus splendides. Les forêts exhalent une odeur enivrante. Les feuilles qui tombent et commencent à joncher les sentiers, avertissent que tout va disparaitre, que tout va mourir, et invitent à contempler, avec plus d’attention et de recueillement, ces splendeurs qui vont s’effacer. Alphonse KARR (Romancier et journaliste français)