La Rosa y el Sauce …

Video : Anna NETREBKO au vocal – Accompagnée par l’ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE PRAGUE dirigé par Emmanuel VUILLAUME

Cette chanson fait partie des airs que l’on entend une fois et que l’on oublie pas. Une page célèbre écrite en 1942, au départ pour voix(généralement lyrique)et piano par le compositeur argentin Carlo Guastavino sur un texte de Fernan Silva y Valdes.

« La rose fleurissait dans les bras d’un saule.

L’arbre passionné l’aimant tant !

Mais une petite fille coquine l’a volée

Le saule la pleure et son cœur est brisé ….  »

Femme jouant de la guitare … VERMEER

 » Avec ses couleurs lumineuses, ses contours nets et ses effets de lumière, Femme jouant de la guitare est un exemple du style plus tardif et plus connu de Vermeer. Moins soucieux de représenter des détails précis, il travailla en touches libres pour insister davantage sur les couleurs que sur les détails, en modelés subtils de tons plutôt qu’en contrastes marqués, et avec une expression plus optimiste, moins sombre que ses tableaux antérieurs.

 » Femme jouant de la guitare  » 167072 env. Jan VERMEER (Kenwood House à Londres)

Si l’on a suggéré que le modèle pouvait être Maria, la fille aînée de Vermeer, il ne s’agit pas pour autant d’un portrait ou d’une représentation de l’environnement domestique du peintre. L’expression de la jeune femme est franche et détendue. Elle paraît sourire à quelqu’un qui se trouve hors tableau. Rien ne trahit sa personnalité ; elle forme davantage un motif qu’une personne : les perles qui brillent autour de son cou, les boucles de ses cheveux qui se découpent contre le mur.

Le tableau que l’on voit sur le mur reprend le style du paysagiste du Siècle d’or hollandais Jan Hackaert. Derrière la jeune femme, le feuillage fait écho à ses boucles, suggérant qu’elle est la femme idéale décrite dans de nombreux poèmes du XVIIe siècle comme chef d’œuvre ou le miracle de la nature.

Vers la fin du XVIIe siècle, il était courant d’accompagner le chant par la guitare, plus sonore que le luth qui produisait un son plus vif. La présente d’une guitare baroque dans le tableau donne à celui-ci une modernité facilement compréhensible pour le spectateur contemporain.

Ce tableau, comme indiqué ci-dessus, est un modèle du style tardif de Vermeer avec des contours fluides, une touche calligraphique et de la peinture diluée. Les accents de couleurs et les touches presque abstraites décrivent les formes et les motifs tout en traduisant vitalité et réalisme. Au départ, Vermeer appliquait un apprêt sur la toile, puis plusieurs couches de fond gris-brun (craie, blanc de plomb, terre d’ombre et fusain dans une émulsion d’huile et de colle). Il posait ensuite une sous-couche de brun et peignait la scène en glacis successifs.

Les couleurs lumineuses utilisées par Vermeer créent une lueur chaude. Il définissait avec précision les contours des plages de couleurs, mais sa palette était plutôt réduite. Il posait avec parcimonie du vermillon sur les joues de la jeune fille et sur la tranche du libre posé derrière elle.

Vermeer soignait les motifs en les associant à des contours et des modelés subtils. Il variait la consistance de ses huiles et posait des couches épaisses qui lui permettaient de jouer sur les textures, comme à l’extrémité du pouce de la jeune fille ou les couleurs diluées pour les modelés plus fins.

Dans sa globalité, ce tableau affiche une collection de motifs finement ouvragés. Ainsi le collier de perles a d’abord été défini par une bande de blanc-vert très pâle, puis des touches blanc rosé et enfin, des points plus épais de même couleur pour les reflets des perles.  » Susie HODGE (Historienne de l’art, journaliste et auteur de différents ouvrages sur la peinture)

Concertos pour flûte … W.Amadeus MOZART

Cette statue de Mozart fait partie d’un monument réalisé par Karl KÖNIG (architecte) et Viktor TILGNER (sculpteur) – Le tout se trouve sur une place à Vienne (Autriche)

 » Vous savez que je me sens mal à l’aise (certaines traductions disent je me sens impuissant ) lorsque je suis obligé d’écrire pour un instrument que je ne peux sentir  » … écrivait Mozart à son père Léopold. On reste franchement étonné de son ressenti vis-à-vis de la flûte, car il écrira des pages merveilleuses pour cet instrument.

En 1777 Mozart séjourne à Mannheim. Grâce au flûtiste de l’Orchestre de la ville, Johann Baptist Wendling, avec lequel il s’est lié d’amitié, il obtient une commande d’un commerçant néerlandais assez aisé amoureux de la flûte. Il souhaitait : 2/3 concertos si possible faciles d’exécution et 3 quatuors. Mozart n’en exécutera qu’une petite partie et ne recevra donc pas la belle somme d’argent qui devait lui être rétribuée.

Parmi les concertos il y aura le concerto K.313 et le concerto K.314

Du premier ( K.313) le musicologue Alfred Einstein dira un jour à propos de son final de style galant qu’il est  » une source jaillissante de bonne humeur et de fraîcheur inventive « . C’est une partition virtuose, majestueuse, raffinée, noble, subtile, qui offre un merveilleux dialogue entre la flûte et l’orchestre. On pourrait même dire qu’elle est très lyrique, ce qui pourrait se comprendre par le fait, qu’à cette époque, notreMozart était amoureux d’une cantatrice, Aloysa Weber (il épousera plus tard sa sœur Constance). D’ailleurs, l’un des mouvements de ce concerto, sera utilisé pour son opéra La flûte enchantée.

Vidéo : Ier mouv. Emmanuel PAHUD à la flûte , accompagné par L.ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE BERLIN sous la direction de Claudio ABBADO

Le second (K.314) était à l’origine un concerto pour hautbois créé en 1777 par un hautboïste de la Cour de Salzbourg que Mozart appréciait : Giuseppe Ferlendis. Compte tenu du fait qu’il était pris par le temps pour honorer la commande du commerçant néerlandais, il va tout simplement transcrire pour la flûte ce concerto.

C’est une page tout à fait éloquente, exigeante, virtuose, merveilleusement équilibrée entre l’instrument (hautbois ou flûte) et l’orchestre.

Vidéo : James GALWAY à la flûte accompagné par L.ACADEMY OF ST MARTIN IN THE FIELDS sous la direction de Neville MARRINER

En 1778 Mozart est à Paris. C’est la seconde fois qu’il se rend dans la capitale. La première fois il avait reçu un accueil enthousiaste, la fois suivante les choses ne vont pas se dérouler de la même façon. D’abord il va perdre sa maman et il aura beaucoup de mal à obtenir des commandes et vivra dans la précarité.

Il compose le concerto K.299 pour flûte et harpe pour une demande qui lui avait été faite par Adrien Louis Bonnières de Souastre, duc de Guisnes : lui est flutiste à ses heures perdues et sa fille aînée Marie-Louise, élève d’Amadeus en composition, bien que ce dernier la juge  » assez sotte  » se débrouille assez bien avec une harpe.

Superbe concerto, délicieux, énergique, insouciant, plein de légèreté, séducteur et séduisant, inventif, plein d’esprit, avec des superbes couleurs instrumentales, oeuvre tout à fait charmante, mélancolique, et si joyeux dans sa gavotte finale.

Vidéo : Lily LASKINE à la harpe – Jean-Pierre RAMPAL à la flûte – Tous deux accompagnés par l’ENSEMBLE INSTRUMENTAL JEAN-MARIE LECLAIR dirigé par Jean-François PAILLARD

Jeanne et Louis …

 » Il était roi, elle était roturière. Elle aurait pu n’être qu’une simple liaison, la maîtresse d’une saison. Pourtant, vingt années durant, ils vont former un couple uni malgré la haine de la Cour et de la famille royale.

En cette année 1745, le château de Versailles bruisse de mille festivités données en l’honneur du mariage du dauphin de France Louis avec sa cousine Marie-Thérèse d’Espagne. L’excitation est à sn comble. Il y aura un bal masqué dont la Cour est si friande. Une question est sur toutes les lèvres : en quoi le roi sera t-il déguisé ?

La réponse vint : Louis XV sera un des huit arbres, un if taillé comme ceux des jardins de Versailles. Le cœur du roi est à prendre depuis le décès de Madame de Châteauroux. Le bal des Ifs est la première manifestation publique de l’idylle royale entre le roi et Madame d’Étiolles. On pense qu’ils se seraient rencontrés deux ans auparavant lors d’une chasse du roi en forêt.

 » Bal masqué des Ifs » par Nicolas Charles COCHIN

Jeanne Antoinette Poisson, la nouvelle élue, appartient à la bourgeoisie d’affaires. Elle a reçu une éducation soignée. Les relations amoureuses de sa mère lui ont permis d’épouser à 20 ans le neveu d’un riche fermier, Charles le Normant d’Etiolles. Jeanne est convaincue d’avoir un destin depuis qu’une voyante lui avait prédit qu’elle serait aimée d’un roi. Elle a donc bâti sa vie sur ce rêve de petite fille.

Si les dix premières années de son mariage ont satisfait les appétits du jeune Louis XV dans le lit de la reine Marie Leszcynska, les onze enfant qui en sont nés ont refroidi les ardeurs de la Polonaise désormais devenue un pilier de la religion. De ce fait, le jeune Louis enchaine les maitresses.

« Portrait de Marie Leszczynska et le Dauphin  » par Alexis Simon BELLE

L’idylle de Jeanne et Louis a commencé de façon assez discrète. Mais petit à petit, elle ébranle toute la Cour. La dame est ravissante : une silhouette élancée, des cheveux châtain clairs, des yeux d’une couleur indéterminée. Elle est, de plus, aimable, cultivée, douce, aime chanter, danser, jouer la comédie, dessiner. Serait-elle la maîtresse parfaite ? Non : c’est une parvenue, une représentante de ce monde nouveau dont la Cour ne saurait s’habituer. Et c’est cela justement qui a séduit le roi. Elle n’est pas comme ses autres maîtresses. Elle est pour lui une bouffée de fraîcheur dans ce Versailles empesé. Il a onze ans de plus qu’elle et se sent rajeunir à ses côtés.

 » La marquise de Pompadour  » Par François BOUCHER (1759)

Au cours de leurs six premiers mois, elle achète, grâce à Louis XV, le marquisat de Pompadour, s’installe dans le bel appartement de Mme de Châteauroux et elle est présentée à la reine. La Cour, de son côté, guette le moindre faux pas. Il n’y en aura pas. La reine est aimable avec elle. Le roi s’adoucit à son contact. Il apprécie toutes les initiatives de sa favorite, accepte qu’elle organise des soupers, qu’elle y convie des gens d’esprit, qu’elle le distrait en jouant dans des pièces de théâtre.

Cinq années sont passées depuis l’ascension fulgurante de Mme de Pompadour. Au grand dam de la Cour, son couple avec le roi tient toujours. On la surnomme la Bestiole, la Poison, on écrit sur elle toutes sortes de poissonnades (pamphlets grinçants). On lui reproche de détenir des qualités que seule la noblesse prétend détenir et qui se transmettent par le sang. C’est pour eux inacceptable ! La Cour guette donc une disgrâce, mais elle ne vient pas.

Certaines autres dames tentent leur chance auprès de Louis XV. En vain … La Pompadour est malgré tout inquiète car elle n’aime pas trop les plaisirs du lit, ce qui va vite devenir un secret de polichinelle. De plus, elle souffre de troubles gynécologiques qui rendent leurs rapports sexuels très douloureux. Elle sait que renoncer au sexe serait renoncé au roi. Alors que faire ? Elle va prendre les devants en fournissant à son royal amant de quoi satisfaire son fougueux appétit, choisissant pour ce faire des jeunes filles de bonne famille ayant assez d’instruction pour soutenir une conversation. Dès qu’il se lasse ou qu’une des jeunes amantes tombe enceinte, elle est aussitôt dotée, mariée et reçoit de l’argent pour élever l’enfant.

Louis XV savoure ces amours clandestines. Mais pourquoi accepte t-il cela au fil des années ? Tout simplement parce que la Pompadour est devenue sa meilleure amie. Dès 1750, ils n’ont plus de rapport charnel mais elle l’écoute, le distrait, le rassure car il est parfait de nature dépressive. Elle reste la seule qui sache l’empêcher de sombrer. Ils ont trouvé tous deux leur équilibre. La Cour et la famille royale ne l’entendent pas ainsi. Tout le monde intrigue pour la faire tomber, l’appellent Mme la Putain, notamment les filles du roi. Dans cet affrontement avec les filles du roi, c’est la marquise qui l’emportera. Elle restera dans son appartement, aura l’oreille de Louis XV, deviendra sa conseillère, placera ses amis à des postes importants. En continuant ainsi, elle s’attire un nombre croissants d’ennemis.

A partir de 1757, le contexte entre Louis XV, sa famille, la Cour et sa maîtresse est de plus en plus tendu. De plus, on a tenté d’assassiner le roi d’un coup de couteau. Même s’il n’est que blessé, l’affaire prend des proportions gigantesques. On interdit à la marquise de le voir. Elle reste recluse dans ses appartements. La Cour l’accuse d’être responsable de tous les malheurs du monde.

Elle ne voit pas d’autre issue que de préparer ses malles. Mais le roi s’éclipse un jour de sa chambre, monte la voir dans son appartement. Il sait qu’elle est la seule à lui redonner le sourire, lui rendre sa place d’homme au lieu de le traiter en roi, à l’écouter. Du coup leur lien se trouve renforcé ainsi que le statut de la Pompadour.

Malheureusement, vis-à-vis du peuple Louis XV le bien-aimé est devenu Lle bien-haï . Des nuages noirs s’amoncellent sur le ciel de France. La défaite à Rossbach contre la Prusse (qui aurait inspiré au roi et à la marquise le célèbre Après nous le déluge), et le traité de Paris qui retire à la France le Canada et les Indes, affaiblissent le royaume. De plus, Louis XV perd sa fille aînée Louise Élisabeth, puis le duc de Bourgogne son petit-fils. Il est accablé.

De son côté la Pompadour est rongée par la maladie, luttant depuis des années contre la tuberculose. Au printemps 1764, à l’âge de 42 ans, elle s’avoue vaincue et meurt. Son corps est transporté dans son hôtel. Louis XV n’assistera pas à la cérémonie, l’étiquette le lui interdisait. Il regardera passer le corbillard qui emmène sa favorite au cimetière des Capucines sous la pluie  » Voilà les seuls devoirs que j’ai pu lui rendre, une amie de vingt ans !  » dira t-il à son valet de chambre. » Sophie DENIS (Journaliste française, historienne)

Mme De Pompadour à son métier à tisser ( 1764 ) par François-Hubert DROUAIS

Ainsi donc tu t’en es allée …

 » Ainsi donc tu t’en es allée ;
Tu suivis, sans te retourner,
La pâle et jaunissante allée
Qu’Octobre allait découronner !

Je vis s’éloigner ta démarche,
Qui vers moi se hâtait jadis ;
Mes yeux, plus tristes à chaque arche
De rameaux déjà déverdis

Dont allait s’accroissant l’espace
Qui nous séparait pour toujours,
Admiraient cependant la grâce
De ton corps souple aux fins contours.

Ô doux corps de lait et de neige,
Toujours languissant et frileux,
Toujours priant qu’on le protège,
Doux corps d’albâtre lumineux,

Ô doux corps, digne du Corrège
Par l’exquise et molle lueur
Qui vêtait, comme un sortilège,
Sa grâce lente et sa blancheur !

Il s’éloignait hors de moi-même,
De mes bras déserts évadé,
Me laissant un front toujours blême
Un cœur toujours dépossédé.

Tu marchais la tête penchée ;
Le regret, peut-être, un instant,
De notre tendresse arrachée,
Ralentit ton pas hésitant ;

Et peut-être même une larme
Tremblait-elle en tes chers yeux bleus,
Au moment où mourait le charme
Dont nous aurions pu vivre heureux !

Ah ! peut-être un regard rapide,
Un seul, t’eût remise en mes bras,
Et rendue à mon cœur avide ;
Mais tu ne te détournas pas !

Tu marchais la tête penchée,
Sur le jaune et fauve tapis
Dont l’avenue était jonchée,
Sous les grands ormes assoupis ;

Je t’ai jusqu’au bout regardée
Dans la brume et dans le lointain,
Voyant ta forme dégradée
Flotter dans l’air plus incertain,

Jusqu’à l’âpre minute obscure,
Où, dernier adieu des adieux,
Le point d’or de ta chevelure
Mourut dans les pleurs de mes yeux. « Auguste ANGELLIER (Poète français-Extrait de son recueil Le chemin des saisons)

L’invitation au voyage de Roger SURAUD …

Roger SURAUD (1938-2016)

Roger Suraud est un peintre très talentueux, un maître dans la peinture dite philosophale. Un merveilleux metteur en scène qui offre des œuvres fortes, mystérieuses, insolites, surréalistes, spirituelles, symboliques, résultat de son questionnement méditatif sur la vie, l’homme, la création.

C’est à la fois démesuré mais très harmonieux . On sent qu’il a fait des études d’architecture (premier prix des Beaux Arts à deux reprises dans les années 50) tant ses toiles sont très bien construites niveau de la perspective.

Il est né en 1938 à Saint-Etienne. On peut dire qu’il est tombé dans la marmite de l’art à sa naissance compte tenu du fait que son père et son grand-père étaient tous deux sculpteurs. Lui va choisir, au départ, l’architecture avant de laisser la règle, le compas, le rapporteur et crayon pour se tourner vers le pinceau, la toile, et les tubes de peinture.

Il est décédé en 2016. Ses toiles ont eu (et continuent d’avoir) énormément de succès faisant de lui le chef de file de l’École philosophale de peinture. Ses tableaux aux décors (souvent baroques ) somptueux sont très prisés par les collectionneurs que ce soit en France ou à l’étranger.

Божественный лик Искусства / Роже Сюро. Обсуждение на LiveInternet -  Российский Сервис Онлайн-Дневников

L’homme le plus intelligent …

 » L’homme le plus intelligent, d’après moi, c’est celui qui se traite d’imbécile au moins une fois par mois. Mais personne n’en est plus capable aujourd’hui. Autrefois, tout imbécile se rendait compte, une fois l’an au moins, qu’il était réellement un imbécile. A présent c’est fini. Et l’on a tellement bousculé les cartes qu’il n’est plus possible de distinguer l’homme intelligent de l’imbécile. Ils l’ont fait exprès …  » Fiodor DOSTOÏEVSKI (Écrivain russe – Extrait de son livre Le rêve d’un homme ridicule)

Fiodor DOSTOÏEVSKI (1821/1881) Tableau de Vassily PEROV

Danse à Bougival …

 » Tu descends du tableau, je suis figée d’émoi

Ta jupe balancée empoussière mes yeux

A l’instant tu dansais dans ce cadre de bois

Puis tu t’es envolée d’un petit saut gracieux

Belle de Bougival, captive de Renoir

Ta beauté le troubla en ce soir bienheureux

Il t’immortalisa en gardant la mémoire

De ton corps alangui entre des bras fougueux

Tableau qui m’ensorcelle jusqu’à la déraison

D’une infime musique j’entends encor la voix

Le bal de Bougival me donne l’illusion

D’entrer dans la guinguette où jadis on t’aima

Le temps s’est arrêté. Du bout de son pinceau

Renoir a esquissé l’ébauche d’un roman

D’un léger coup de reins la belle en son tableau

A retrouvé la pose, le rythme et le galant

Et sur ma rêverie tombe comme un rideau

Qu’il était beau le temps des cannes à pommeau !  » Marthe ENGELBERT (Auteure et poétesse belge – Poème extrait de son recueil Le cahier du soir)

 » Danse à Bougival  » Auguste RENOIR

Bienvenue et merci …

Comme j’aime le faire aussi souvent que possible , je remercie infiniment tous les nouveaux abonnés qui se sont inscrits sur mon blog ces deux derniers mois.

A toutes et tous, anciens et nouveaux, sachez que je suis ravie que mes articles puissent vous plaire et soyez assurés(ées) que c’est un plaisir de vous suivre sur vos blogs respectifs.

Passez une excellente semaine et prenez soin de vous

Lisa ♥