La terre …

 » Quand j’ai tourné pour la première fois autour de la terre dans un vaisseau spécial, j’ai vu combien notre planète était belle. Préservons et augmentons cette beauté sans la détruire !  » Youri GAGARINE (Aviateur, cosmonaute russe – Le premier qui a effectué un vol dans l’espace en 1961 (Mission Vostok)

 » Gaïa «  Une sculpture gonflable, œuvre symbolique, assez monumentale, représentant la terre, réalisée par Luke JERRAM, artiste anglais : sept mètres de diamètre, avec une surface imprimée de photos provenant de la Nasa. Elle fait le tour du monde. Actuellement et jusqu’au 8 novembre 2020 vous pouvez la voir au Centre commercial de Beaugrenelle dans le 15e arr. de Paris (Photo ci-dessus) . Crée comme une interrogation sur l’avenir de notre planète, elle est censée nous montrer toute sa fragilité. » J’espère que les visiteurs de Gaïa pourront voir la terre comme de l’espace, un endroit incroyablement beau et précieux. Un écosystème dont nous devons nous occuper de toute urgence, notre seule maison » Luke JERRAM

Il me semble qu’on ne devrait lire …

« Il me semble qu’on ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ?  » Pour qu’il nous rende heureux, comme tu l’écris. Mon Dieu, nous serions tout aussi heureux si nous n’avions pas de livres, et des livres qui nous rendent heureux, nous pourrions à la rigueur en écrire nous-mêmes. En revanche, nous avons besoin de livres qui agissent sur nous comme un malheur dont nous souffririons beaucoup, comme la mort de quelqu’un que nous aimerions plus que nous-mêmes, comme si nous étions proscrits, condamnés à vivre dans des forêts loin de tous les hommes, comme un suicide : un livre doit être la hache pour la mer gelée en nous … Voilà ce que je crois !  » Franz KAFKA (Écrivain austro-hongrois de langue allemande / Extrait d’une lettre qu’il écrivit à son ami, historien de l’art, Oskar POLLAK en 1904)

Franz KAFKA (1883/1924)

Une main …

 » J’ai vu l’autre jour une main
D’Aspasie ou de Cléopâtre,
Pur fragment d’un chef-d’œuvre humain ;

Sous le baiser neigeux saisie
Comme un lis par l’aube argenté,
Comme une blanche poésie
S’épanouissait sa beauté.

Dans l’éclat de sa pâleur mate
Elle étalait sur le velours
Son élégance délicate
Et ses doigts fins aux anneaux lourds.

Une cambrure florentine,
Avec un bel air de fierté,
Faisait, en ligne serpentine,
Onduler son pouce écarté.

A-t-elle joué dans les boucles
Des cheveux lustrés de don Juan,
Ou sur son caftan d’escarboucles
Peigné la barbe du sultan,

Et tenu, courtisane ou reine,
Entre ses doigts si bien sculptés,
Le sceptre de la souveraine
Ou le sceptre des voluptés ?

Elle a dû, nerveuse et mignonne,
Souvent s’appuyer sur le col
Et sur la croupe de lionne
De sa chimère prise au vol.

Impériales fantaisies,
Amour des somptuosités ;
Voluptueuses frénésies,
Rêves d’impossibilités,

Romans extravagants, poèmes
De haschisch et de vin du Rhin,
Courses folles dans les bohèmes
Sur le dos des coursiers sans frein ;

On voit tout cela dans les lignes
De cette paume, livre blanc
Où Vénus a tracé des signes
Que l’amour ne lit qu’en tremblant  » Théophile GAUTIER (Poète, romancier et critique d’art français)