La poésie …

 » La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n’être que lue et enfermée dans sa typographie n’est pas finie ; elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l’archet qui le touche. » Léo FERRÉ (Auteur, compositeur et interprète français)

Léo FERRÉ (1916-1993)

A la découverte de …. Margaretha ROOSENBOOM

Peut-être que ce nom ne vous dit pas grand chose, mais vous avez très certainement déjà vu un jour une de ses magnifiques compositions florales. Margaretha Roosenboom est une peintre aquarelliste belge spécialiste des natures-mortes en fleurs et fruits.

Margaretha ROOSENBOOM (1843-1896)

Contrairement à ce qui se faisait traditionnellement dans ce domaine, à son époque, elle s’est montrée quelque peu avant-gardiste en présentant ses compositions non pas disposées de façon très stricte, correctement rangées, mais le plus souvent posées sur une table, avec ou sans vase, accompagnant un objet, voire un instrument de musique. Les fleurs ne sont pas nécessairement dressées bien droites et fraîchement cueillies, mais c’est ce qui leur donne une certaine beauté poétique.

Elle est née en 1843 à Voorburg en Belgique dans une famille où l’art pictural tenait une place importante puisque son père était un peintre-paysagiste très connu (Nicholaas Johannes Roosenboom), lequel d’ailleurs, la formera. Par contre, c’est auprès de son grand-père maternel, peintre lui aussi (Andreas Schelfout) qu’elle apprendra toutes les techniques de l’aquarelle.

Elle a exposé très tôt, dès l’âge de 16 ans non seulement dans son pays natal, mais également en France, Allemagne, Autriche, Angleterre et aux Etats Unis. Son travail, considéré comme un art de salon, a obtenu beaucoup de succès et elle a reçu de très nombreux prix dont deux médailles d’or ( une à Vienne et une autre à Atlanta).

Nombreux furent les collectionneurs et marchands d’art qui ont acquis ses toiles, ainsi que certains musées, jusqu’au jour où elle va tomber dans l’oubli parce que ce type d’art n’était plus à la mode. Elle ne tiendra alors pas compte de tout ce qui pouvait être dit par la critique à ce sujet et continuera fidèlement à peindre ce qu’elle avait toujours aimé. Elle deviendra un éminent professeur, fort apprécié par ses élèves ( en grande partie des jeunes filles ) à la fin de sa vie.

Elle a été mariée à un peintre (Johannes Gijsbertus Vogel). Elle est décédée en 1896 à l’âge de 53 ans.