Avancer …

 » Avancer.
M’appuyer sur ce que j’ai vécu.
Sur ce que j’ai fait. Bien et mal.
Sur mes forces et mes faiblesses.
Mes joies et mes regrets.
Mes remords.
Avancer….  » Pierre BOTTERO (Écrivain français / Extrait de son livre Les âmes croisées )

Tableau de Renato GUTTUSO

Les « paysages désordonnés » d’ Isabelle MENIN …

Isabelle MENIN

 » Les forces incontrôlées, la complexité des formes, les entrelacs, et la synergie des éléments, ressemblent à miroir de l’esprit humain. Nous ne sommes pas des lignes droites, nous sommes comme la nature, avec un très grand réseau d’interférences qui travaillent ensemble pour produire quelque chose qui semble parfois accompli et qui est ensuite détruit dans le va-et-vient perpétuel, entre ordre et désordre. Travailler la couleur pour obtenir la vibration attendue est extrêmement sensuel. Peut-être que je suis juste plus sensible aux variations de couleurs infinies qu’à la potentialité du noir et du blanc. Peut-être que le noir est le lieu du secret …  » Isabelle MENIN (Photographe belge)

Isabelle Menin est une photographe belge talentueuse, créatrice, spécialisée dans les  » portraits/natures-mortes  » surréalistes de fleurs. Ce sont des imprimés subtiles, magnifiques, très expressifs, riches en couleurs, dans lesquels fleurs fraîches et fanées se miroitent dans l’eau, créant ainsi des jeux de formes, de reflets, d’ombre et de lumière.

Elle qualifie ses œuvres de «  paysages désordonnés complexes et évocateurs » tout simplement parce que de son humble avis le monde de la nature est lui-même très complexe, ce qui lui donne la possibilité de s’éloigner de l’arrogance du monde, de toute figure humaine, des bruits citadins, pour lui apporter la sérénité dont elle a fortement besoin pour travailler.

Elle est née en 1961, travaille et vit à Bruxelles (Belgique) – Quand on regarde ses tableaux photographiques, on comprend qu’elle ait été peintre, graphiste et illustratrice durant une dizaine d’années (diplômée de l’École de recherche graphique de Bruxelles). Une peintre passionnée avant toute chose par la nature et tout particulièrement le monde floral jusqu’au jour où elle a mis de côté ses pinceaux pour se tourner vers la photo numérique.

 » la technologie numérique a été une libération totale. Le clic « annuler » est l’une des plus grandes inventions jamais réalisées. C’était un nouvel appareil, fascinant, qui m’a donné l’impression de me retirer de mon éducation, de mon analyse, de la distance critique. Un outil envoûtant, inquiétant aussi en raison des possibilités illimitées de manipulation qu’il vous offre. C’est rapide et tellement vertigineux que l’on peut parfois à peine garder un chemin étroit et droit. Ce passage au numérique m’a permis aussi de repousser mes limites, de trouver une sphère d’activité plus large où les choses s’enchaînent de manière fluide et étaient irréversibles. »

Elle prend des photos de fleurs et de paysages dans la nature, puis en les scannant elle fait des transformations, des mélanges, s’amuse dans les couleurs, les textures, pour obtenir des formes intenses et lumineuses. Elle avoue qu’outre sa passion pour la nature, c’est aussi son grand intérêt de la vie avec tout ce qu’elle peut représenter de joie, de douleur, de peur, d’enchantement, de colère et de gratitude qui l’accompagne. Tout un tas se sentiments forts présents dans ses réalisations.

Elle a fait l’objet de nombreuses expositions dans son pays bien sur, mais aussi aux Etats Unis, en Chine, au Japon, et en Italie. Elle est représentée dans de très nombreuses galeries dans le monde également.

Les imprimés de ses photos ont été repris par une Maison de couture pour des robes, lors de la Fashion Week de New York en 2020, et ont fait l’objet, également, d’une projection sur les murs d’un hôtel lors du Festival des Lumières de Berlin en 2014.

Festival des Lumières de Berlin en 2014
 » Fashion Week de New York en 2020