Le mouvement …

 »  Le mouvement est une construction intellectuelle et artistique imaginée par les chorégraphes et les danseurs pour être proposés à un public qu’il faut convaincre, auquel il convient de plaire et donner l’envie de revenir. » Michel ODIN (Rédacteur en chef du magazine Danse)

Photo : Gene SCHIAVONE

Aria :  » L’amour est un oiseau rebelle  » (Acte I Carmen) … Georges BIZET

Vidéo : Anna Caterina ANTONACCI

 » L’amour est enfant de bohème, il n’a jamais, jamais connu de loi. Si tu ne m’aimes pas je t’aime, et si je t’aime prends garde à toi … »

Carmen est née de la plume de l’écrivain français Prosper Mérimée. La passionnante et tragique histoire de Carmen, ce personnage sulfureux, mythe de la petite gitane sauvage, image de la liberté féminine qui trouble l’ordre public, est devenue extrêmement populaire grâce au chef-d’œuvre de Georges Bizet. A partir de là, cette héroïne rebelle, empruntée à l’Espagne des gitans et des toreros, a continuellement exercé une grande fascination dans le monde de l’art.

 » Eh bien cette fois j’ai écrit une œuvre qui est toute clarté et vivacité, pleine de couleurs et de mélodies » écrira Georges Bizet. Il s’adressait aux critiques qui l’avaient souvent accusé, dans le passé, d’être un peu trop sombre et compliqué dans ce qu’il proposait.

Bizet fut un pianiste virtuose, Ier prix de Rome en 1857, grand musicien, génie dramatique, compositeur efficace et original avec une belle subtilité rythmique mélodique, harmonique, et un style orchestral qui reste l’un des plus riches et raffinés de son temps.

Carmen fut son œuvre majeure. Créée en 1875 à l’Opéra comique de Paris. Le livret est de Henri Meilhac et Octave Halévy d’après Prosper Mérimée. Ce sera un véritable fiasco le soir de la première parce que le sujet va choquer un public bien trop conventionnel à l’époque. Certains crieront au scandale et après 48 représentations, on y mettra fin.

Huit ans plus tard, Carmen sera reprise et ovationnée pour son exotisme, son charme sensuel, le côté sauvage de l’héroïne, la force des personnages, la richesse orchestrale de la musique, les arias ( telles celle-ci ) incroyablement superbes notamment celles de ce personnage volage, passionnée qui enflamme la scène, cet  » oiseau rebelle  » qui charmera avec cet sublime aria.

Malheureusement, Bizet n’assistera pas à ce triomphe tardif puisqu’il va mourir tragiquement et brutalement d’une complication cardiaque à Bougival en 1875.

Il est souvent écrit Habanera tout à côté du titre de cette Aria. Tout simplement en référence à une danse cubaine appréciée en Europe au XIXe siècle.

 »