Combien de masques …

 » Combien de masques et de sous-masques portons-nous
pour voiler l’expression de notre âme ? Et quand,
par jeu, l’âme elle-même tombe le masque
sait-elle si c’est l’ultime et si elle voit la face
indubitable ?


Le vrai masque ne sent pas l’intérieur du masque
mais regarde au-delà avec des yeux masqués.
Quelle que soit la conscience qui amorce le jeu
son exercice condamne à l’insomnie.

Pareilles à l’enfant effrayé de son image en miroir,
nos âmes, qui sont des enfants livrés à la distraction,
attribuent à d’autres leurs propres grimaces,
et créent tout un monde en oubliant qu’ils le suscitent.


Et lorsqu’une pensée tente de faire tomber le
masque de notre âme,c’est encore masquée qu’elle s’efforce de
démasquer. » Fernando PESSOA (Écrivain et poète portugais/ Extrait de son recueil Poèmes anglais)

Mosaïques de Pompéï …. Musée archéologique de Naples

«  La salle 59 du musée est consacrée aux mosaïques retrouvées au XIXe siècle et qui ont eu la chance de n’avoir pas été réutilisées dans les grands palais de l’aristocratie. Le musée les conservait à l’origine dans une sorte de Cabinet de curiosités. La majorité provient de Campanie et en particulier des fouilles d’Herculanum et de Pompeï.

La mosaïque de La Magicienne et celle des Musiciens ambulants sont parmi les plus anciennes de la collection. Elle portent toutes deux la signature de leur auteur : le peintre héllénistique Dioscouridès de Samos. D’autres sont de remarquables chefs-d’oeuvre, ici présentes en ce lieu comme par exemple la mosaïque de l’Académie de Platon et du Mémento Mori évocation des aléas de la fortune et du caractère éphémère de la vie , provenant eux aussi de Pompéi.

La Magicienne / Dioscouridès DE SAMOS – IIIe siècle avant J.C. :

Cette mosaïque, d’une exceptionnelle qualité, retrouvée à Pompéï , montre trois femmes : deux jeunes et une plus âgée, toutes trois assises autour d’une table. Elles sont toutes trois richement vêtues, enveloppée dans des manteaux aux couleurs vives.

La vieille femme conseille les plus jeunes avec une certaine fougue tandis qu’une servante, à moitié cachée, observe la scène à droite. Les vases posés sur la table ronde aux pieds en forme de pattes de lion, ont probablement servi à la vieille magicienne pour préparer des philtres d’amour.

Les trois personnages portent des masques comiques, référence manifeste à la « comédie nouvelle » inspirée du grec Ménandre, qui connaissait un grand succès à l’époque.

L’auteur de cette mosaïque s’est inspiré à restituer l’impression d’espace comme en témoigne les trois marches en bas et les rideaux de différentes couleurs en haut.

Les musiciens ambulants / Dioscouridès de Samos – IIIe siècle avant J.C :

Cette mosaïque provient d’une maison de Pompéï. On y voit une compagnie de musiciens ambulants jouant de la musique dans les rues d’une ville. A droite, l’un des deux hommes joue de la timbale – Au milieu, le joueur de cymbales semble chanter. Une femme les accompagne en soufflant des sa flûte double. Un personnage singulier (un nain ou un jeune garçon aux pieds nus et aux cheveux ébouriffés) les suit de près en tenant une corne dans sa main.

La scène est très vivante, les deux musiciens semblent battre le rythme de la musique avec leurs pieds. L’œuvre a été réalisée par Dioscouridès de Samos dont le nom est écrit en lettres grecques en haut à gauche. Sur le trottoir, où se produisent les quatre personnages, les tesselles sont utilisées de façon magistrale afin de créer le contraste entre l’ombre et la lumière, et restituer les nuances de couleur.

L’Académie de Platon – Début du IIe siècle avant J.C. :

Cette très célèbre mosaïque est entourée d’un superbe feston de feuilles et de fruits dans lequel s’incrustent, par intervalles, des masques comiques. La scène en elle-même montre sept personnages, très probablement un groupe de philosophes, portant élégamment le costume typique des penseurs grecs de l’époque classique. Nos philosophes sont tous vêtus d’un manteau qui laisse leur bras droit découvert, à l’exception du personnage le plus en retrait, lequel est peut-être un simple visiteur de l’Académie. Deux d’entre eux sont debout, les autres sont assis sur un bloc de pierre.

Dans le troisième personnage, en partant de la gauche, on pense reconnaître Platon tenant dans sa main un bâton et dessinant des figures géométriques sur le sol. Au premier plan, on remarque une sphère sur laquelle sont dessinées des méridiens et des parallèles. Au fond, on distingue une vue de l’Acropole d’Athènes. Le choix du thème de cette mosaïque révèle le niveau culturel élevé de ses commanditaires.

Oiseaux au bord d’une coupe / Ier siècle avant J.C. :

Le sujet de cette œuvre provenant de Pompéï, reprend un motif très courant dans les mosaïques romaines : celui des oiseaux s’abreuvant dans une coupe. Une coupe à deux anses reposant sur un piédestal sur un fond clair. Trois oiseaux sont penchés sur le rebord : deux perroquets et une colombes.

Les perroquets se distinguent par la couleur de leur plumage ( l’un bleu et l’autre vert) et par leur bec crochu. A la base du piédestal, un chat à la robe tachetée guette sournoisement les oiseaux. Par terre on aperçoit un fruit coupé en deux, probablement une grenade.

Cette mosaïque, pleine de fraîcheur, séduit surtout par sa variété chromatique qui devient remarquable dans la description de la base et du plumage multicolore des oiseaux.  » Caterina BUCELLI ( Historienne de l’Art, italienne)

Merci et bienvenue !

Un petit message floral pour vous deux raisons : la première étant de vous remercier infiniment pour vos messages concernant ma santé. J’ai vraiment été heureuse de lire chacun de vos petits mots d’encouragement. Je vais un peu mieux. J’ai tendance à ne pas m’écouter, cette fois j’ai dû le faire ….

La deuxième, c’est pour souhaiter la bienvenue celles et ceux qui se sont abonnés(ées) durant mon absence. Merci !

Merveilleuse journée à tous ! Amicales pensées,

Lisa ♥