Araignée grise …

 » Araignée grise,
Araignée d’argent,
Ton échelle exquise
Tremble dans le vent.

Toile d’araignée
– Émerveillement –
Lourde de rosée
Dans le matin blanc!
Ouvrage subtil
Qui frissonne et ploie,
Ô maison de fil,
Escalier de soie !

Araignée grise,
Araignée d’argent,
Ton échelle exquise
Tremble dans le vent.  » Madeleine LEY (Poétesse et Femme de Lettres belge / Extrait de son recueil  Petites Voix en 1930 )

toile d'araignée matin

Joaquin SOROLLA … Lumières espagnoles

SOROLLA Affiche

» Des gamins qui se baignent, ruisselants de la vague et empourprés de grand soleil  ; des portraits de femmes, d’une fringante élégance et d’une harmonie riche et simple ; des marines avec ces fameuses voiles que Mr Sorolla gonfle de vent comme pas un ; des foules qui grouillent sur les plages ; des paysans avec leurs bœufs ; ces célèbres bœufs qui stupéfièrent tant de gens ; des portraits encore, et encore des études où la lumière miroite, où l’eau clapote, où le soleil réchauffe et diapre les objets … enfin, tout ce que peut jeter à pleines mains un talent qui ne connait pas les difficultés et une gaieté de peindre qui ne connait pas les arrière-pensées. Voilà le feu d’artifice de Mr Sorolla. On ne discute pas avec un homme qui vous fait voir, d’un coup de poing dans les yeux, comme on dit, trente six chandelles . On se contente de l’éblouissement que vous cause cette prodigalité de luminaires. Avec Mr Sorolla y Bastida à chaque coup on voit les trente-six au grand complet et souvent même, il y en a quelques-unes de supplémentaires. Oui … Mr Sorolla sait peindre les voiles que le vent gonfle, les êtres ruisselants d’eau et de soleil sur les grèves. Il nous a montré cela cent fois, mais toujours avec tant d’habileté que non seulement il n’a pas encore réussi à nous en fatiguer, mais encore avec ces thèmes rebattus, insignifiants, existant à peine, il continue à provoquer en nous l’étonnement de la chose bien faite, de cette peinture qui se tient sur les confis du trompe-l’œil, mais qui évite la banalité par une joie de peindre essentiellement communicative. » Arsène ALEXANDRE (Journaliste, critique d’art, collectionneur, inspecteur général des musées français)

SOROLLA Joaquin
Joaquin SOROLLA Y BASTIDA ( 1863/1923)

S’il vous reste quelques jours de congés avant la rentrée, ou si durant les deux mois à venir vous êtes de passage dans la région, l’exposition proposée  par l’Hôtel de Caumont d’Aix-en-Provence sur Joaquin Sorolla,  est réellement à ne pas manquer. Je dis cela parce que, malheureusement, c’est assez rare que la France lui rende hommage. Du coup,  il reste un peu méconnu dans notre pays. La dernière fut en 2016 au musée des Impressionnismes de Giverny. Celle-ci s’intitule « Joaquin SOROLLA – Lumières espagnoles  » et dure jusqu’au Ier Novembre 2020.

Elle se déroule en un parcours passionnant sur les temps forts de sa carrière et l’influence que certains maîtres du passé ont pu avoir sur lui et d’autres plus contemporains. C’est aussi un parcours qui traverse sa vie personnelle. Le tout donne un beau voyage en Méditerranée, un ensemble très subtil, émouvant, complètement auréolé de la lumière de ses tableaux, éclaboussé de soleil, baigné par une mer souriante .

C’est un peintre qui a été profondément attaché à sa famille, à sa culture espagnole, à la région de sa ville natale : Valence. Il a, de son vivant, reçu de nombreux prix, connu les honneurs,  et la richesse, le succès en Europe et le triomphe aux Etats Unis, et pourtant la critique n’a vraiment pas été tendre avec lui le reléguant bien souvent à un peintre  folklorique . Il faudra attendre le XIXe siècle pour qu’on le réhabilite de façon tout à fait justifiée. A partir de là, sa peinture a été fortement appréciée.

Joaquin Sorolla c’est pour beaucoup  la peinture sur le motif, en extérieur, proche de l’impressionnisme. C’est le travail d’un grand peintre et illustrateur  espagnol  prolifique, perfectionniste, avec un coup de pinceau lumineux et novateur .Les scènes du bord de mer ont été ses préférées et du reste, ce sont celles qui ont connu le plus de succès. Parmi ses divers sujets on retrouve souvent des pêcheurs, des baigneurs ruisselants d’eau, des femmes se promenant au bord de mer, des bateaux, des moments de repos sous des parasols, des jeux d’enfants sur la plage etc…. sans oublier le jeu des couleurs dans ses vagues, et le vent dans les voiles . S’il a beaucoup favorisé la lumière dans ses tableaux, l’ombre n’en a pas été absente et suscite d’autres sensations picturales.

SOROLLA Sur le sable
 » Sur le sable de la plage à Zarautz  » Joaquin SOROLLA (Musée Sorolla / Madrid ) « 
Sorolla Joaquin-4
 » Nageurs – Xàbia  » Joaquin SOROLLA ( Musée Sorolla / Madrid )
Sorolla no necesita el Mediterráneo para ser Sorolla
« Promenade au bord de mer  » Joaquin SOROLLA ( Musée Sorolla/Madrid)
SOROLLA les trois voiles
 » Les trois voiles  » Joaquin SOROLLA (Collection privée)
SOROLLA retour de la pêche
 » Le retour de la pêche  » Joaquin SOROLLA (Musée d’Orsay / Paris )  » Voici des boeufs qui sont entrés dans la mer pour haler une barque dont la toile s’enfle sous l’effort de la brise. Voici les conducteurs de ses bœufs qui font effort pour la manœuvrer. L’eau bouillonne entre les pattes, les reflets jouent sur les corps massifs et les pelages bruns des bêtes, la mer s’étend plus loin d’un bleu aveuglant....  » Arsène ALEXANDRE dans Le Figaro / Extrait de l’article Les Salons de 1905 
sorolla la sortie du bain musée sorolla
« La sortie du bain » Joaquin SOROLLA ( Musée Sorolla/Madrid )
BRISE LAME SOROLLA
« Le brise-lames de Saint-Sébastien » Joaquin SOROLLA (Musée Sorolla / Madrid)

Il a été également un excellent portraitiste et avant qu’il ne connaisse les honneurs et le triomphe avec ses scènes en bord de mer, le portrait a été pour lui une grande source d’aisance matérielle dont il disait qu’elle compensait la pauvreté de son enfance . Il a débuté dans ce genre  en 1879. Parmi ses différents portraits, il y en a de nombreux de son épouse, de ses enfants et de ses proches.

SOROLLA Maria convalescente au prado collection particulière
 » Maria convalescente au Prado  » Joaquin SOROLLA ( Collection particulière )
SOROLLA elenita au Prado collection particulière
 » Elenita au Prado  » – Joaquin SOROLLA

Tous ces sujets racontent aussi l’histoire des loisirs du peintre et de sa famille qui avaient  l’habitude de se rendre chaque été dans des régions du bord de mer en Espagne, mais aussi jusqu’à Biarritz. Une fois sur place,  il avait à cœur de planter son chevalet   peindre ce qu’il voyait , affirmant  souvent que la lumière y  était  plus belle et plus fine que nulle part ailleurs.

SOROLLA maria sur la plage à Biarritz musée Sorolla
 » Maria sur plage de Biarritz en contre-jour  »  – Joaquin SOROLLA (Musée Sorolla)

Il fut un inconditionnel de la peinture en plein air. D’ailleurs il n’a jamais caché qu’il n’était pas vraiment attiré par celle en atelier, bien qu’il y fut parfois obligé . De cette préférence, il a tiré une merveilleuse spontanéité, de la fraîcheur, des sensations magnifiques. Il a eu beaucoup de talent pour restituer les transparences et les reflets de l’eau. Ce sont des instants de vie très réalistes, des impressions d’instantanéité, des moments suspendus dans le temps, avec une palette de couleurs éclatantes  .  Sorolla fut dans la vie de tous les jours un optimiste et cela se sent dans sa peinture.

Il est né à Valence en 1863. A la suite d’une épidémie de choléra, il perd ses deux parents alors qu’il n’a que deux ans. Il sera recueilli, avec sa sœur, par une tante maternelle  et son époux. Celui-ci aurait bien voulu le pousser à apprendre son métier de serrurier , mais Joaquin avait une passion et un certain talent pour le dessin. A 16 ans il rentre à l’Académie des Beaux Arts de Valence. Deux ans plus tard il s’installe à Madrid, fréquente le musée du Prado, admire l’œuvre de Vélasquez, Zubaran etc… ,  puis les grands maîtres du baroque et  de la Renaissance italienne lors de son voyage à Rome l’année suivante. En 1883, il reçoit la médaille d’or à l’Exposition régionale de Valence.

En 1888, il épouse Clotilde Garcia, la fille d’un photographe auprès duquel il avait étudié adolescent les techniques de cadrage et d’instantanéité, et qui fut l’un de ses premiers collectionneurs . Elle  lui donnera trois enfants. Le couple vivra un certain en Italie, avant de se fixer à Madrid tout simplement parce qu’il savait que la consécration en tant que peintre ne pouvait venir que de la capitale. C’est là qu’il avait commencé d’ailleurs à exposer dès 1881.

Pin en trabajo
Joaquin SOROLLA son épouse Clotilde et leurs trois enfants
SOROLLA Antonio Garcia Paris son beau père Musée Sorolla
 » Portrait d’Antonio Garcia Paris « ( beau-père) – Joaquin SOROLLA (Musée Sorolla/Madrid)
SOROLLA Clotilde en robe grise
 » Clotilde en robe grise  »  – Joaquin SOROLLA (Musée Sorolla/Madrid)

Au début, i l  va très  peindre des portraits, notamment de ses proches, mais aussi des scènes de la vie quotidienne et scènes populaires dans le style du Costumbrismo qui était un courant très en vogue en Espagne dans le passé en peinture mais en littérature aussi. Dans la peinture par exemple , Goya et Murillo en étaient des adeptes . Il s’agissait de reprendre des sujets de type folklorique, costumes régionaux, coutumes, mœurs, et scènes pittoresques locales . C’est pour avoir adopté ce courant qu’il fut critiqué à ses débuts. Il s’en éloignera petit à petit pour se lancer dans un mouvement plus réaliste.

SOROLLA la vente des melons Museo Carmen Thyssen Málaga.
 » La vente des pastèques (ou des melons  » Joaquin SOROLLA ( Musée Carmen Thyssen à Malaga)

Son optimiste constant, son bonheur familial et le succès vont l’amener à une peinture pleine de clarté, lumineuse. C’est près des rivages maritimes qu’il va trouver tout cet aspect positif qu’il recherche, en regardant les plaisirs de la plage, le travail des pêcheurs, celui de leurs épouses qui recousent les filets,  les femmes qui se promènent au bord de l’eau etc….Cette peinture luministe, très avant-gardiste à l’époque,  va lui apporter un public, des commandes, et une plus grande popularité. Il sera également chargé d’exécuter des portraits de familles aristocratiques espagnoles, mais surtout du roi Alfonso XIII, de l’infante Isabelle de Bourbon mais aussi du président des Etats Unis William Howard Taft ( il sera convié à la Maison Blanche pour l’exécuter)

SOROLLA Alfonso III palais royal de Madrid
 » Roi Alfonso XIII  » Joaquin SOROLLA ( Palais Royal de Madrid )
A SOROLLA
 » Portrait du président William Howazrd Taft  » Joaquin SOROLLA ( Taft Museum of Art)

Il a beaucoup voyagé pour exposer son travail : Paris, Berlin, Munich, Vienne, Venise, Rome, Buenos Aires etc… jusqu’à ce qu’il reçoive la consécration suprême aux Etats Unis à partir de 1909. Malgré ses très nombreux déplacements, l’Espagne restera chère à son cœur, et il y revient sans cesse. C’est à Madrid qu’il reçoit les marchands d’art, les collectionneurs, mais aussi les peintres de différents pays.

En 1920 un accident vasculaire cérébral le laisse paralysé. Il meurt trois ans plus tard en 1923. Son épouse a légué une grande partie de ses tableaux à l’État espagnol en 1925 respectant ainsi le souhait de son époux qui désirait que ses œuvres ne soient pas dispersées. Elles constituent désormais le fonds du Musée Sorolla qui s’est installé dans sa maison à Madrid. Sorolla l’avait fait construire en 1911. Il y avait un immense atelier et un très beau jardin. C’est là qu’il aimé travailler et ce  jusqu’à sa mort.

Le musée a été fermé durant la guerre civile espagnole. Un grand nombre de tableaux a pu être sauvegardés et mis en réserve. Le fonds comprend 1294 peintures et 4000 dessins.

SOROLLA MUSEUM in Madrid (Spain).
Musée Sorolla ( Extérieur )
Madrid : le musée Sorolla | 7h09
Musée Sorolla ( intérieur )

 

Edelweiss …

 » Petite étoile veloutée,
Velours laiteux et argenté,
C’est une fleur qui se mérite :
Il faut tout d’abord qu’on acquitte

Un lourd tribut pour la gagner
Car elle adore se nicher
Dans des endroits inaccessibles,
Et sait être presqu’invisible

A l’œil imparfait des humains.
En bordure des hauts chemins,
Sur les rochers des grands sommets,
Au bord des torrents, des pierriers,

L’edelweiss ivoire et feutré
Est néanmoins si protégé
Qu’on a juste le droit d’en faire
Cette photo qu’on est si fier

D’exhiber au fond d’un album.
Car il faut protéger des hommes
La petite étoile des neiges :
Sa survie est un sortilège !  » Vette De FONCLARE (Institutrice et poétesse française)

REVISI) FILOSOFI BUNGA || (FANTASTICOLOGY) - BUNGA EDELWEISS - Wattpad

 

Le temps …

 » Le temps agit sur toute chose. Il façonne les rivières, ride la surface de la terre, met au monde le grain de sable qui provient du rocher de demain, roule les saisons. Le temps file. Pourtant il reste toujours du temps, du temps à rattraper, du temps à effacer, du temps à attendre. On attend que soit arrivé le temps …. Mais le temps n’arrive jamais, il passe.Il est souvent plus sage d’accepter de vivre au présent sans connaître son avenir. Le temps, voyez-vous, est volatil et tributaire du passé ; chercher à l’abolir ne sert qu’à vider le futur des joies encore possibles. » Marie-Claude BUSSIÉRES-TREMBLAY (Écrivain français / Extrait de son livre On ne tue pas le temps qui passe)

Le nuage …

 » Levez les yeux ! C’est moi qui passe sur vos têtes,
Diaphane et léger, libre dans le ciel pur ;
L’aile ouverte, attendant le souffle des tempêtes,
Je plonge et nage en plein azur.

Comme un mirage errant, je flotte et je voyage.
Coloré par l’aurore et le soir tour à tour,
Miroir aérien, je reflète au passage
Les sourires changeants du jour.

Le soleil me rencontre au bout de sa carrière
Couché sur l’horizon dont j’enflamme le bord ;
Dans mes flancs transparents le roi de la lumière
Lance en fuyant ses flèches d’or.

Quand la lune, écartant son cortège d’étoiles,
Jette un regard pensif sur le monde endormi,
Devant son front glacé je fais courir mes voiles,
Ou je les soulève à demi.

On croirait voir au loin une flotte qui sombre,
Quand, d’un bond furieux fendant l’air ébranlé,
L’ouragan sur ma proue inaccessible et sombre
S’assied comme un pilote ailé.

Dans les champs de l’éther je livre des batailles ;
La ruine et la mort ne sont pour moi qu’un jeu.
Je me charge de grêle, et porte en mes entrailles
La foudre et ses hydres de feu.

Sur le sol altéré je m’épanche en ondées.
La terre rit ; je tiens sa vie entre mes mains.
C’est moi qui gonfle, au sein des terres fécondées,
L’épi qui nourrit les humains.

Où j’ai passé, soudain tout verdit, tout pullule ;
Le sillon que j’enivre enfante avec ardeur.
Je suis onde et je cours, je suis sève et circule,
Caché dans la source ou la fleur.

Un fleuve me recueille, il m’emporte, et je coule
Comme une veine au coeur des continents profonds.
Sur les longs pays plats ma nappe se déroule,
Ou s’engouffre à travers les monts.

Rien ne m’arrête plus ; dans mon élan rapide
J’obéis au courant, par le désir poussé,
Et je vole à mon but comme un grand trait liquide
Qu’un bras invisible a lancé.

Océan, ô mon père ! Ouvre ton sein, j’arrive !
Tes flots tumultueux m’ont déjà répondu ;
Ils accourent ; mon onde a reculé, craintive,
Devant leur accueil éperdu.

En ton lit mugissant ton amour nous rassemble.
Autour des noirs écueils ou sur le sable fin
Nous allons, confondus, recommencer ensemble
Nos fureurs et nos jeux sans fin.

Mais le soleil, baissant vers toi son œil splendide,
M’a découvert bientôt dans tes gouffres amers.
Son rayon tout puissant baise mon front limpide :
J’ai repris le chemin des airs !

Ainsi, jamais d’arrêt. L’immortelle matière
Un seul instant encore n’a pu se reposer.
La Nature ne fait, patiente ouvrière,
Que dissoudre et recomposer.

Tout se métamorphose entre ses mains actives ;
Partout le mouvement incessant et divers,
Dans le cercle éternel des formes fugitives,
Agitant l’immense univers. » Louise Victorine  ACKERMANN (Poétesse française –  Extrait de son recueil Poésies Philosophiques / 1871 )

Eliseo H. Zubiri Ties Together Digital And Reality Into Stunning ...
Photo : Eliseo H.ZUBIRI

Art et Nuages …

» Depuis que dans le ciel  » les nuages qui passent … Là-bas … Là-bas … Les merveilleux nuages  » , évocation de Baudelaire, s’étirent , se gonflent, se déchirent, s’effilochent, se bousculent, se boursouflent, s’effrangent, s’écartèlent, s’enflent  … Ces nuages n’ont jamais été les mêmes. Entrez dans un musée, et vérifiez : depuis des siècles, les formes inventées par les peintres auront été pareilles à celles des nuages. A une différence près : un peintre ne peut avoir d’autre ambition que d’inventer un nuage qui ne soit ni un cumulus, ni un stratus, ni encore un cirrus ou un altostratus, un stratocumulus, un cirrostratus, un cirrocumulus, un nimbostratus, un altocumulus ou un cumulonimbus. A moins qu’il ne se satisfasse de la piteuse ambition d’appartenir à une école. » Pascal BONNAFOUX ( Écrivain et historien de l’Art, français)

King of the skies by Eugène Boudin (845PA) — Atlas of Places
Eugène BOUDIN
Claude MONET
A NUAGES VAN GOGH
Vincent VAN GOGH
NUAGE John CONSTABLE
John CONSTABLE
NUAGE Ary PLEYSIER
Ary PLEYSIER
NUAGES Almadus NIELSEN
Almadus NIELSEN
Jean-Baptiste Camille Corot, Fontainebleau – Orage sur les plaines, 1822
Jean-Baptiste Camille COROT

 

Une maison …

 » Ce qui affecte de manière plus profonde et permanente une personne et sa façon de vivre, c’est la maison dans laquelle elle habite. La maison détermine au jour le jour, heure par heure, minute par minute, la qualité, la couleur, l’atmosphère, le rythme de  sa vie, la discrétion, la confidentialité, l’intimité. C’est le cadre de ce qu’une personne fait, de ce qu’elle peut faire et de ses relations avec les autres.  » Léonard Sidney WOOLF(Éditeur, journaliste, militant politique et écrivain britannique, fondateur de la Hogarth Press et directeur de plusieurs revues)

maison paul CEZANNE
 » Une maison  » -Paul CEZANNE

Diego CUSANO

«  J’ai commencé à regarder les choses d’un autre point de vue et c’est avec cette nouvelle approche que j’ai commencé à créer des illustrations, des objets qui changeaient de fonction au travers du dessin et qui ont acquis une nouvelle fonction imprévisible. J’aimerai beaucoup faire sourire les gens qui regardent mes œuvres, qu’ils s’évadent, voient les choses sous un autre angle.  J’aime me réveiller le matin, prendre mon petit-déjeuner et m’imaginer que cette petite tasse d’expresso que je tiens dans la main pourrait devenir autre chose. Je me définis comme un chercheur de rêves.  » Diego CUSANO 

CUSANO Diego
Diego CUSANO

J’ai plaisir à vous présenter aujourd’hui un artiste qui allie humour espiègle et poésie dans son travail. Certes, il n’est pas le seul dans ce type d’art détourné, mais je le trouve très talentueux dans cet exercice créatif . D’ailleurs, il a acquis, au fil du temps, une renommée internationale.

Diego Cusano est né en 1986 en  Italie. Deux passions à l’origine : la musique et le dessin. Études secondaires en art et restauration de tableaux, puis formation plus complète à l’Académie des Beaux Arts de Pérouse afin de parfaire la technique du collage associée au dessin au crayon.

Pour se faire connaître, il publie son travail sur son compte Instagram : des œuvres où il fait entrer des objets du quotidien qu’il transforme, sort de leur contexte, et à qui il  donne une nouvelle existence. C’est drôle, surréaliste, éclectique. Les followers s’inscrivent en nombre assez conséquent. Le bouche à oreille fonctionne et l’amène au succès international. Les Maisons Diesel, Chanel, Cartier, et bien d’autres font appel à lui pour des illustrations.

CUSANO Diego 4

CUSANO Diego 1CUSANO Diego 2CUSANO Diego 3CUSANO Diego 5CUSANO Diego 6CUSANO Diego 9

Concerto Italien BWV 971 … Jean-Sébastien BACH

(Vidéo : Glenn GOULD au piano)

Bach disait Concerto au goût italien, se référant à la clarté des œuvres vénitiennes qu’il appréciait beaucoup. Du reste, on retrouve dans cette page l’alternance du vif-lent-vif chère à Vivaldi.

C’est une partition qui fut publiée en 1715, écrite à l’origine pour un clavecin à deux claviers. Elle est tout assez éblouissante, éloquente, d’une grande richesse d’écriture, pleine de contrastes, optimiste et merveilleusement mélodique.