Chaque baiser …

 » Chaque baiser appelle un autre baiser. Ah dans ces premiers temps où l’on aime, les baisers naissent si naturellement ! Ils foisonnent si pressés les uns contre les autres, et on aurait autant de peine à compter les baisers qu’on s’est donnés pendant une heure que les fleurs d’un champ au mois de mai.  » Marcel PROUST (Écrivain français -Extrait de son roman A la recherche du temps perdu )

BAISER Carolus DURAN
Tableau de Carolus DURAN

Ständchen (Sérénade) D.957… Franz SCHUBERT

 

(Vidéo : Ständchen par Barbara HENDRICKS ( vocal ) – Radu LUPU ( piano )

Cette très belle pièce est extraite de son recueil Le chant du cygne  ( nom donné par son éditeur lors de la parution à titre posthume  lequel se compose de quatorze lieder basés sur des textes de différents poètes ou écrivains allemands.

En les écoutant on passe de la joie à la mélancolie, d’un côté sombre à la lumière, de la sérénité à un esprit tourmenté, mais quels qu’ils soient, c’est absolument magnifique.

Celui-ci, plein de profondeur, tendresse et de nostalgie, est le chant d’un amoureux à sa bien-aimée. Le texte est de Ludwig Rellstab ( poète, critique musical et écrivain allemand ) :

 » Doucement mes chants t’implorent
à travers la nuit ;
En bas, dans le calme bosquet,
mignonne, rejoins-moi !
Chuchotant, les cimes élancées chantent
dans la lumière de la lune ;
Le guet malveillant du perfide,
Belle, ne le crains pas.
Entends-tu le battement d’aile des rossignols ?
Ah ! Ils t’implorent,
d’un doux air plaintif,
ils t’implorent pour moi.
Ils comprennent le cœur alangui,
connaissent la peine d’amour,
ils touchent de leurs voix d’argent
celui au cœur tendre.
laisse aussi ton cœur s’attendrir …  »