Une lettre …

 » Une lettre est une âme, elle est un si fidèle écho de la voix qui parle que les esprits délicats la comptent parmi les plus riches trésors de l’amour … » Honoré de BALZAC (Écrivain français- Extrait de son livre Le Père Goriot / 1834 )

LETTRE Eugène ACCARD
 » Jeune femme lisant une lettre  » Eugène ACCARD

Alcina … Georg Friedrich HAËNDEL

HAENDEL OPERA GARNIER
Sculpture de Georg Friedrich HAËNDEL réalisée par Jean-Jules SALMSON ( celle-ci se trouve à l’Opéra Garnier)

«  Haëndel est le maître infini de tous les maîtres. Allez et apprenez avec lui comment réaliser de grands effets avec de simples moyens. C’est le plus grand compositeur qui ait jamais vécu. Je découvre ma tête et me mets à genoux sur sa tombe. » Ludwig V.BEETHOVEN (Compositeur allemand)

(Vidéo : Ouverture-Prélude – John Eliot GARDINER à la direction de l’Ensemble ENGLISH BAROQUE SOLOISTS )

Parmi les œuvres magnifiques de Haëndel, il y a Alcina, un de ses plus gros succès opératiques, écrit en 1735 et créé la même année au Covent Garden de Londres.

Le livret a différentes sources d’inspiration : Alcina deluso da Ruggiero  écrit par Antonio Marchi en 1725 pour un opéra de Tomaso Albinoni ; livret repris et remanié en 1728 par Antonio Fanzaglia pour l’Isola d’Alcina,  un opéra de Riccardo Broschi en 1728.

C’est une histoire d’amour passion dans un monde enchanté, délicieusement ensorcelant. Une œuvre inventive, expressive, particulièrement bien réussie, avec de sublimes arias.

Cet opéra a connu quelques problèmes lors de sa création : le castrat Giovanni Carestini ne voulait absolument pas interpréter l’aria principale prétextant que sa voix ne s’y prêtait absolument pas ! Quant à l’étoile de la danse , Marie Sallé, elle trouvait que le costume de Cupidon, qu’elle devait porter, ne la mettait absolument pas en valeur lorsqu’elle dansait et préféra apparaître dans une toute autre tenue qui ne sera absolument pas du goût de tout le monde.

Haëndel réussira, malgré tout, à calmer tout ce petit monde capricieux et l’œuvre obtiendra un triomphe. Un jour, elle tombera dans l’oubli ….. et renaîtra de ses cendres en 1928 à Leipzig. Elle ne connaîtra, toutefois, réellement le succès qu’en 1957 lors de la merveilleuse interprétation de la soprano australienne Joan Sutherland.

(Vidéo : Ah mio cor, schernito sei  / Acte II . Joan SUTHERLAND accompagnée par l’Ensemble CAPPELLA COLONIENSIS sous la direction de Ferdinand LEITNER )