Être poète …

« Être poète ce n’est pas seulement écrire des poèmes. C’est une manière de vivre, une façon particulière de traverser le monde : l’œil et l’esprit ouverts, curieux de tout. Le poète est un étonné perpétuel, passionné du nouveau, de l’étrange, de l’autre, de tout ce qui lui enseigne que dans ce qu’il voit, ce qu’il entend et fait chaque jour, il y a mille secrets  cachés, un inconnu qu’il ne finira jamais d’explorer. Qu’il y a un autre monde dans le monde, tout aussi vrai que le premier, mais plus vaste … » Jean-Pierre SIMÉON(Poète et dramaturge français-Extrait de son ouvrage Aïe un poète ! )

SIMEON Jean Pierre poète et dramaturge français
Jean-Pierre SIMÉON

 

Pique-niquer …

PIQUE NIQUE
 » Pour célébrer le pique-nique, il convient de soulever un coin de la célèbre nappe à carreaux. Que se cache t-il dessous ? Que se passe t-il derrière ? Sous ses dehors anodins, le pique-nique appartient à la grande famille des civilités de l’agréable. Il raconte à sa manière  l’hospitalité des lieux et exprime des valeurs fortes : la générosité, le partage, la convivialité. Il porte aussi en lui toute les caractéristiques du manger nomade. Il réjouit l’esprit tout en nourrissant les estomacs. Simple bonheur ordinaire, il imprègne le quotidien. » Francine BARTHE-DELOIZY (Écrivain français)

 » Pour le Littré, vers 1870, l’origine du terme pique-niquer serait anglaise, venant de pick (saisir) et nick ( point ou instant ) – Il aurait été introduit en France au commencement du XVIIIe siècle. A la même époque, le Larousse retient, pour sa part, une signification plus amusante :  » tu me piques, je te fais la nique « .

Selon une source plus proche de nous, c’est au XVIIe siècle que serait apparu le terme de pique-nique. Dans le langage populaire on disait alors «  faire un repas à pique-nique « . Le mot pique viendrait du verbe piquer, dans le sens de picorer, inspiré des poules qui picorent les graines. Et la nique désignerait une petite chose sans valeur. La juxtaposition de ces deux termes permet donc de signifier le fait de picorer des petites choses apportées par chacun pour un repas convivial en extérieur.

Une chose semble certaine cependant : la pratique du pique-nique est plus ancienne que l’apparition du terme lui-même. Il était déjà courant de pique-niquer au Moyen-Âge. Par exemple lorsque les paysans travaillaient dans les champs, ils prenaient le temps de faire un vrai repas, mais champêtre. Au XIXe siècle, le pique nique devient lui-même une référence culturelle dont témoignent les œuvres des impressionnistes comme le Déjeuner sur l’herbe de Manet.

Déjeuner sur l'herbe MANET
 » Déjeuner sur l’herbe  » – Edouard MANET

Il semblerait donc que de longue date, le repas représente un moment sacré, un moment de plaisir et de partage, pendant lequel il faut prendre le temps, que l’on soit dehors ou dedans. C’est d’ailleurs ce qui différencie le pique-nique du casse-croûte, qui consiste lui aussi à manger à l’extérieur, mais sur le pouce. Le terme de casse-croûte est apparu bien plus tard dans notre langage avec l’évolution de nos rythmes citadins effrénés. »  Pascal HOSTACHY (Écrivain, président à la Fondation Voltaire)

TISSOT James Picnic
Tableau de James TISSOT
Déjeuner sur l'herbe MONET
Tableau : Claude MONET