Ce bon élixir, le café …

 » Ce bon élixir, le Café
met dans nos cœurs sa flamme noire ;
grâce à lui, fier de sa victoire,
l’esprit subtil a triomphé.

Faux Lignon que chantait d’Urfé,
tu ne nous en fait plus accroire ;
ce bon élixir, le Café
met dans nos cœurs sa flamme noire.

Ne faisons qu’un autodafé
des vieux mensonges de l’Histoire ;
et mêlons, sans peur du grimoire,
à notre vieux sang réchauffé,
ce bon élixir, le Café.  » Théodore DE BANVILLE (Poète, dramaturge et critique français- Extrait de son recueil Rondels )

CAFÉ

Concerto pour Hautbois Op.1 …Alessandro MARCELLO

MARCELLO Alessandro
Alessandro MARCELLO

(Vidéo : Version intégrale avec Marcel PONSEEL à l’hautbois baroque et direction de l’Ensemble IL GARDELLINO )

Alessandro Marcello est issu d’une famille noble de Venise. Doué pour la musique (il jouait de nombreux instruments) mais tout aussi talentueux pour l’écriture, la peinture, le dessin, les mathématiques et la philosophie. C’est un peu un touche-à-tout qui réussissait tout ce qui l’entreprenait.

On ne peut pas dire qu’il ait composé énormément (quelques cantates et concertos), quelquefois même sous un autre nom,  mais si il y a une œuvre qui se détache de toutes les autres c’est celle-ci. Fut un temps, la paternité a été attribuée injustement à son frère Benedetto, puis à Vivaldi, avant de la rendre à celui qui l’avait  réellement écrite.

C’est une page pleine de finesse, souplesse, expressive, dans le style baroque italien, avec un Adagio qui reste un petit trésor d’émotion (3’30 mn de la vidéo ci-dessus) et qui est la clé de son succès depuis le jour où Jean-Sébastien Bach, charmé par la partition, va décidé de donner sa version-clavier en l’arrangeant et l’ornementant superbement bien. Ce sera le Concerto BWV 974 après Alessandro Marcello.

Ce Concerto a été initialement prévu pour le hautbois, mais on peut la trouver en différents autres instruments : piano, violoncelle,flûte, guitare etc…. A noter que c’est généralement la partition revisitée de Bach qui est reprise, notamment l’Adagio, justement en raison des forts belles ornementations qu’il a apportées.

(Vidéo : Glenn GOULD au piano dans l‘Adagio du Concerto BWV 974 de BACH (Transcription de celui de Alessandro MARCELLO)