David HOCKNEY et son confinement …

 

HOCKNEY à Beuvron
David HOCKNEY  et son chien Ruby dans sa maison de Beuvron

« J’ai continué à dessiner les arbres d’hiver qui ont fini par fleurir. C’est l’étape dans laquelle nous sommes en ce moment. Pendant ce temps, le virus est devenu fou et beaucoup de gens ont dit que mes dessins leur donnaient un instant de répit face à ce qui se passer.  » D.H.

David Hockney est une figure emblématique de la peinture. Artiste contemporain, éclectique, populaire, un érudit assez déconcertant, autrefois qualifié de passéiste et inintéressant, il est désormais reconnu comme un génie.

Confiné dans sa maison de Beuvron en Normandie, le peintre anglais  a voulu laisser un message pictural de cette période difficile,  intitulé Do remember they can’t cancel the spring / Rappelez vous bien qu’ils ne peuvent annuler le printemps. Ce sont des toiles pleines de couleurs, de fraîcheur et de lumière, gaies  comme l’optimiste qu’il n’a jamais cessé d’être.

HOCKNEY Confinement N°144
Confinement Mars 2020 – David HOCKNEY
HOCKNEY oeuvre confinement N°125
Confinement  Mars 2020 – David HOCKNEY
HOCKNEY Confinement 2
Confinement Mars 2020 – David HOCKNEY
HOCKNEY Confinement
Confinement Mars 2020 – David HOCKNEY

Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas vraiment : il est né à Bradford en 1937 dans une famille plutôt modeste. Dessinateur talentueux dès son plus jeune âge, il aime observer pour reproduire ensuite, fait des caricatures qui seront publiées dans le journal de son école, ainsi que des affiches publicitaires. Puis, il entre à la Bradford School of Art et sera admis au Royal College of Art de Londres où il fait des rencontres très intéressantes comme celle notamment de Francis Bacon. Il découvre alors l’expressionnisme anglais, l’art naïf, le graffiti.

A l’image d’un Picasso, il ne s’est pas enfermé dans un style unique et il l’a bien fait savoir dès le départ et durant toute sa carrière. Son but a toujours été de s’ouvrir à toutes les innovations picturales qui pouvaient s’offrir à lui et qui permettaient de reproduire des images, qu’elles soient picturales, photographiques ou un mélange des deux.

Dans les années 60, il part pour Los Angeles en Californie. C’est de là que datent les fameuses toiles représentant des piscines dont la plus célèbre reste A bigger splash. Il étudie alors à fond l’eau , sa transparence, ses reflets, ses éclaboussures.

HOCKNEY Bigger splash série des piscines 1967
 » A bigger splash  » David HOCKNEY

Les Etats Unis verront des transformations sur sa personne : cheveux blonds oxydés qui vont être alors son image de fabrique et le reflet de son profond anticonformisme. Plus tard viendront les grosses lunettes rondes pop.

Les années 70 seront celles de nombreux voyages en Europe, Japon, Asie du sud-est. Il s’installera en 1973 à Paris dans ce qui fut autrefois l’atelier de Balthus. C’est à cette époque qu’il va beaucoup utilisé le polaroïd acheté à Los Angeles pour la réalisation de compositions cubiques.

Les années 80 seront marquées par l’expérimentation de dessins sur ordinateur et l’imprimerie. Dix-sept ans plus tard il retourne en Angleterre dans la région de son enfance.

David Hockney est sourd depuis l’âge de 40 ans :  » ma surdité m’a permis d’appréhender différemment tout ce qui m’entoure. Si vous êtes aveugle vous investissez l’espace avec le son. Si vous êtes sourd, vous vous focalisez sur le regard. Avec ma surdité, mon regard a gagné en acuité « .

 

 

 

 

 

L’importance de l’art …

 » L’importance de l’art dans la vie d’un artiste dépasse l’entendement de la plupart des gens. On comprend la passion chez un savant, chez un révolutionnaire, dans le monde social, mais on l’admet mal chez l’artiste. Vivre et se battre à mort pour la poésie, la peinture, la musique, le théâtre, voilà qui dépasse l’entendement ! Et pourtant je n’ai pas besoin de citer des exemples pour affirmer la réalité de ce combat. Le thème de la gravité de l’art qui ne plaisante pas avec l’artiste, ce qui lui demande sa vie, morale et physique. Ce thème est celui de mes romans.  » Elsa TRIOLET ( Femme de Lettres, française- Extrait de son recueil de Nouvelles Le premier accroc coûte deux cent francs Cet ouvrage  lui a permis de recevoir le prix Goncourt – C’était la première fois qu’il était attribué à une femme )
17 pionnières qui ont changé le monde pour toujours
Elsa TRIOLET 1896/1970