Le ruisseau …

 » Et la voûte ombragée sous la brise s’anime
mêlant son bruissement au murmure des eaux.
son feuillage est le nid de la vie qui s’exprime
quand s’échappe soudain le doux chant des oiseaux.
En suivant lentement la rive sinueuse
laissant guider nos pas au rythme de ces flots
on découvre la paix, la fraîcheur délicieuse
où l’âme se ressource et puise le repos.
Rivages enchanteurs de beauté et de grâce
emportant le regard là-bas vers l’horizon
la splendeur de ces lieux nous étreint, nous enlace
embrassant notre corps d’un étrange frisson.
Sous le fin clapotis qui roule, qui s’élève
embué du parfum des fleurs et des roseaux
le temps devient pour nous un mirage et un rêve
qui se cueillent en flânant tout le long du ruisseau. » Kim AQUILINA ( Poète français )
RUISSEAU EN FORET

Le ruisseau dans la forêt …

( Vidéo : Elena BEKMAN-SHCHERBINA au piano)

Anton Arensky a fait ses études au Conservatoire de musique de Saint Pétersbourg où il reçut, à sa sortie, une médaille d’or en composition. Élève de Rimsky Korsakov, il sera un jour, à son tour, un éminent professeur de contrepoint et harmonie au Conservatoire de Moscou ( On compte Rachmaninov et Scriabine parmi ses élèves).

Il eut, par ailleurs, la réputation d’être un compositeur de pages infiniment mélodieuses. Celle-ci est le bel exemple de son expression mélodique, son élégance, son côté imaginatif. Elle ne manque pas de lyrisme et charme.

Elle fait partie d’un recueil de 26 pièces pour piano qui fut écrit en 1894.